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Mme Nouard et Petit-Poulet

Mme Nouard et Petit-Poulet

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Published by Daniel Macouin
Roman en français, qui se passe dans le Bordeaux des années 1970, avec un sujet vaguement policier.
Ecrit en 2002
Roman en français, qui se passe dans le Bordeaux des années 1970, avec un sujet vaguement policier.
Ecrit en 2002

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Published by: Daniel Macouin on Apr 30, 2008
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Daniel MACOUIN 
 Mme Nouard & Petit-Poulet 
****
romanédition dMc
Mme Nouard & Petit-Poulet DM,2002 
1
 
Glossaire Bordelais
Cavaillons
: levée de terre autour des ceps de vignes quand on les chausse, qu’il faut étaler quand on les déchausse. Opération autrefois faite à la main : « tirer les cavaillons ».
Chartron
: négociant en vin, du nom du quai des Chartrons où ce sont installés anciennementles chais des exportateurs.
Cruchade
: galette de maïs, un peu fade, qu’on fait revenir dans une poêle.
Gardale
: grand récipient de cuisine.
Gonze
: garçon.
Gueille
: serpillière ; au pluriel désigne les habits avec un sens péjoratif.
 Place des Quinconces
: immense place de Bordeaux donnant sur la Garonne, sur laquelle setrouve le monument aux Girondins.***
Mme Nouard & Petit-Poulet © daniel Macouin; 2002 
2
 
PRÉAMBULE
Cela pourra vous paraître difficile à croire, Mesdames, mais je n'ai pas toujours été cethonorable (mais élégant) quinquagénaire aux tempes argentées dont vous goûtez les manièresexquises. Même, et je puis m'offrir la coquetterie de l'avouer aujourd'hui, je fus — dirais-jenaguère? — un grand benêt poussé en graine, gauche dans ses manières et si emprunté de soncorps qu'on aurait cru qu'il se prenait les pieds dedans. Ce n'est point sans quelques hontesrétrospectives que je me remémore parfois cette période où mon adolescence s'éternisait, maisl'évocation de mes ridicules d'alors est compensée par le souvenir d'une femme qui futdéterminante pour l'avenir qui m'est advenu et je ne saurais sans quelque injustice l'effacer dema mémoire, bien qu'elle me mêlât à des évènements auxquels j'étais si peu préparé que jefaillis en perdre, outre ma vertu, mon honnêteté, mon honneur et ma vie.Ceci se passait dans le Bordeaux du début des années soixante-dix, quand l'horizon del'an 2000 semblait si loin qu'on le peignait à l'image d'un Eldorado. J'avais eu seize ans en1968, et les évènements m'étaient passés au-dessus de la tête sans que j'en visse l'importancemalgré l'agitation et les discussions que mes parents, d'ordinaires si peu « engagés », tenaiententre eux au cours de ces mois-là. Ayant grandi d'une bonne quinzaine de centimètres dansl'année qui avait suivi, j'avais atteint la taille d'un mètre quatre-vingt-deux qui à l'époquerestait peu courante. Mais comme je n'étais pas, loin s'en faut, un athlète, je ne savais que fairede ces bras soudain trop longs, de ces jambes qui s'emmêlaient, de cette colonne vertébralequi faisait l'esse, et de cette gaucherie qu'une timidité exagérée accentuait aux pires moments.Après un baccalauréat moyen obtenu avec un an de retard pour conclure des étudesmoyennes dans un lycée d'Angoulême, j'avais opté pour des études comptables car je ne brillais en rien et que le droit paraissait s'adresser à des couches sociales plus aisées que celledont j'étais issu. C'est pourquoi je me retrouvais alors à Bordeaux où à l'ombre de lacathédrale, place Pey-Berlan, je suivais sans bruit des cours à l'Institut d'études supérieurescomptables. Je logeais non loin de là dans un affreux bâtiment datant de Mathusalem (lesMeublés Thomas) du côté de l'église Saint-Pierre, où je disposais, une fois franchi un escalier en colimaçon suintant l'humidité salpêtreuse et sentant tout à la fois le graillon, l'urine et ledésinfectant (une fois par semaine), de l'intimité de 13 mètres carrés, d'un réchaud decamping, d'une table, d'un lit de 70 cm de large, et d'un trou dans le mur fermé par un rideau àfleurs faisant office de lavabo, ainsi que – Ô richesse – d'une armoire rescapée des termites.Mais comme je goûtais l'éloignement de mes parents et le plaisir de découvrir une villeimportante, je ne me plaignais pas du sort qui m'était fait. Cependant les difficuls pécuniaires qui commençaient tôt dans le trimestre, la bourse allouée par l'État obéissant à cerythme, m'entraînaient à compléter mes revenus par des petits boulots qui m'amenèrent un jour dans les locaux d'une officine de détective privé.L'annonce proposait à ceux qui voulaient arrondir leurs fins de mois de s'adresser àl'agence Nouard, place Gambetta. Excité par l'aspect romantique de Marlowe, je me présentaiau deuxième étage d'un immeuble de bureaux promettant plus en façade qu'il ne comptaittenir en son for intérieur. Aussi trompeur, le travail se révéla de la distribution publicitaire
Mme Nouard & Petit-Poulet DM,2002 
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