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STIKEMAN ELLIOTT
S.E.N.C.R.L.
,s.r.l. AVOCATS
MENTOR2009/2010
 VOUS VOYEZ-VOUSCHEZ NOUS?
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Michèle Denis
Directrice des programmes étudiants
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Marie-Pier D.Dallaire
mdufr057@uottawa.ca
« Voici deux postes d'assistanat de recherche. Si vous êtes intéressés,veuillez envoyer votre CV et le for- mulaire à Martine Saint-Louis au FTX-211 ».
Des messages commeceux-ci, les étudiants inscrits à laFaculté de droit civil en reçoivent àprofusion. Mais quʼen est-il vraimentde cette course pour obtenir un deces prestigieux assistanats? Con-cours de circonstances, question decontact, programme dʼexcellence?Chaque ane, plusieurs pro-fesseurs reçoivent des fonds derecherche immenses qui laissentplace à lʼouverture de nombreuxpostes dʼassistants de recherche.Malgré les offres dʼemplois con-stantes de la part du Centre dedéveloppement professionnel (com-munément appelé LAWJOB), lenombre de réponses positives auxdépôts de candidatures est maigre.« Il est certain que lʼon recherche detrès bons étudiants. On incitedʼailleurs les meilleurs à poser leurcandidature afin dʼoccuper la fonc-tion dʼassistant de recherche auprèsdes professeurs qui ont tous des be-soins très spécifiques », avoue ledoyen de la Faculté M. Grammond.Plusieurs étudiants ne savent peut-être pas que les jeux sont déjà faits.Bon nombre dʼétudiants soutiennentquʼils ont appliqué à un grand nom-bre dʼoffres dʼemploi sans jamais re-cevoir appel ni accusés deréception.En effet, cʼest lʼarticle 18 de la Con-vention collective du Syndicat desétudiants et étudiantes employés àlʼUniversité dʼOttawa (SCFP) quiforce lʼaffichage de ces postes. Cʼestplus précisément à lʼalinéa 18.3 quecette obligation est stipulée, les em-plois doivent « toujours » être af-fichés sur le site web ainsi que surle babillard de la Faculté concernée.Une étudiante de deuxième année,qui en est présentement à sontroisième mandat en tant quʼassis-tante de recherche, nous a expliquéquʼà chaque fois, son poste seretrouvait affiché sur le babillard etquʼun message électronique étaitenvoyé à tous les étudiants tout sim-plement pour respecter les règle-ments syndicaux.« Jʼavais lʼemploi, cʼétait seulementun renouvellement de contrat, mais je devais tout de même passer parle processus administratif. Lʼadmin-istration affichait lʼoffre dʼemploi pen-dant dix jours et après on me faisaitsigner mon contrat », continue cetteétudiante.
Système de sélection biaisé?
Lʼadjointe administrative de la Fac-ulté, Lucie Gravelle, a expliqué au
Flagrant 
que lʼadministration nʼavaitaucune idée du processus de sélec-tion et que leur seul rôle était deremettre les candidatures aux pro-fesseurs. Ceux-ci remettent ensuitele nom de lʼétudiant qui est sélec-tionpour que lʼadministrationsʼoccupe de faire le contrat. Là sʼar-rête sa connaissance du systèmequi mène à la nomination dʼun étu-diant au poste assistant derecherche.
Aucun comité de sélection, dis-crétion entière du professeur
Lʼancien vice-doyen aux études etprofesseur à la Faculté, Me Nadeau,avoue que les professeurs vont ma- joritairement opter pour un étudiantavec lequel ils ont déjà eu la chancede discuter.« Il faut bien comprendre que cenʼest pas un travail de bureau ordi-naire. Cʼest un travail qui impliqueune connexité et une très belle rela-tion entre le pro-fesseur etétudiant »,plaide M.Nadeau. « Cetterelation de tra-vail repose en-tièrement sur laconfiance, car,au bout ducompte, cʼestnotre crédibilitéà nous, les pro-fesseurs, qui esten jeu! »S t é p h a n i eMorin, finissanteet représentanteinterne et ex-terne pour leComité socialde AEEDCOse dit fâchée de cette mentalité.« Jʼai souvent appliqué pour des as-sistanats et je nʼai jamais eu deréponse, lance-t-elle. Ce nʼest pasparce que je ne participe pas active-ment en classe et que je ne vais pastoujours voir les professeurs que jene ferais pas une bonne candidate.Cʼest vraiment injuste », souligneStéphanie.Le professeur Nadeau défend lecorps professoral en ajoutant quʼilnʼa jamais garanti un emploi à unétudiant.
Assistanats de rechercheou programme dʼexcellence?
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Nouvees
Il explique que lorsque certains étu-diants font preuve dʼun très fort in-térêt à travailler avec lui, il suggère àces étudiants dʼappliquer pour leposte dʼassistant de recherche. Iltient cependant à justifier que cettesuggestion nʼa, et ne tiendra jamaislieu de promesse dʼembauche.Pour sa part, le doyen Grammondaffirme quʼil accorde beaucoup dʼat-tention à lʼaspect personnel danslʼembauche de ses assistants. Ildonne tout de même une certainevaleur au processus de sélectionpar affichage car, selon ses dires, ilpeut parfois y avoir de très bellessurprises à travers les candidatures.La marge entre les règles énoncéespar la Convention collective et laréalité est bien évidente. Une étudi-ante de la Faculté raconte son ex-périence. Elle occupe présentementun poste à titre dʼassistante derecherche sans jamais avoir ap-pliqué formellement pour celui-ci.Cʼest dʼailleurs par recommandationde la part dʼun professeur de la sec-tion de Common law quʼelle a ren-contré son employeur. Elle a donccommencé à exercer ses fonctionsalors même que le poste était af-fiché sur le fameux babillard du Fau-teux. Cʼest lorsque lʼaffichagerèglementaire est arrià termequʼon lui a fait signer son contrat of-ficiel dʼembauche.Cet exemple nʼen est quʼun parmitant dʼautres, plusieurs étudiantssʼavouent extrêmement frustrés parcette situation. Désillusionnés,plusieurs laissent tomber.« Ça ne sert à rien dʼappliquer à cesaffichages, on sait que lʼon ne re-cevra aucune réponse, ditStéphanie Morin. Je connais un étu-diant, très actif en classe, à qui unprofesseur a proposé un assistanat.Il y a bel et bien eu affichage, maisest ce dernier qui a été em-bauché ».Il ne faut pas se le cacher, malgrélʼintérêt démontré aux professeurs,est avant tout les sultatsacadémiques qui pèsent dans labalance. Le doyen admet que lʼex-cellence est recherchée. Dans uncontexte où le professeur regardechaque dossier un à la fois, seulesles candidatures aux meilleuresmoyennes, appuyées par un cur-riculum vitae bien rempli, seront rap-pelées en entrevue.Le professeur Panaccio expliqueque cʼest lʼessence du système dʼaf-fichage de créer une sélection descandidats les plus compétents. Decette façon, les professeurs, qui onttous des domaines dʼexpertises dif-férents et qui cherchent tous desprofils dʼétudiants différents, pour-ront sélectionner le meilleur candi-dat possible. Pour ce faire, il estimportant dʼavoir de très bons résul-tats scolaires.Injustice? «Aucunement » répond leprofesseur Nadeau. Il compare cettesituation au contrat intuitu personaeoù la personne est embauchée pources capacités personnelles. Dansce cas-ci, lʼexcellence scolaire estlʼune des caractéristiques recher-chées. Le curriculum vitae seconde.Lʼobtention dʼun assistanat derecherche ressemble étrangement àcette infâme « course au stage »,mais à petite échelle et à lʼinterne.Tout commence par une session decharme auprès des professeurs, enpassant par une sélection basée surles résultats académiques pour seterminer par lʼembauche du candi-dat étant le plus compatible avec leprofesseur. Le professeur Nadeauvoit ce concours comme un reflet dela réalité qui attend les étudiants endroit.« On est toujours en compétitiontout au long de notre vie profession-nelle. Il faut sʼhabituer à être com-paré à des normes et aux autres,affirme-t-il. En droit, la norme cʼestla compétence. Il faut le reconnaîtreet sʼenlever les sacs que nousavons sur la tête et faire face à cettecompétition. Le droit cʼest extrême-ment intéressant, mais cʼest un mi-lieu tout aussi difficile! »Par contre, M. Nadeau affirme com-prendre la frustration des étudiantspar rapport aux faux affichages. Oui,plusieurs étudiants postulent dans levide, oui il y a plusieurs contrats« pré-organisés », mais selon lui, laConvention collective nʼa pas prévude recours pour ces étudiants quisʼestiment biaisés par ce processus.De plus, on ne peut, selon lui,blâmer les professeurs de vouloirles meilleurs candidats pour tra-vailler à leurs côtés.Au contraire, le Doyen Grammondencourage les étudiants à per-sévérer tout en démontrant de lʼin-térêt aux professeurs puisque lemythe que tous les postes sont déjàattribués est faux. Il y a plusieurspostes qui sont réellement ouverts.« Continuez à postuler, mais le con-seil le plus utile que je peux vousdonner est de manifester de lʼintérêtauprès des professeurs concernés,laisse tomber M. Grammond. Nouscherchons des profils spécifiquespour chaque poste, vous devez dé-montrer au professeur que vous en-trez dans ce profil ».Pour terminer, il y a le programmedʼassistanat de recherche dʼété oùun comité de sélection est formépour sélectionner les cinq à septétudiants qui obtiendront un emploidʼété à la Faculté de droit. Encoreune fois, cʼest la qualité du dossieracadémique qui entre en ligne decompte.Une fois sélectionnés, ces étudiantsse partageront tous les postes ou-verts durant été. StéphanieBélanger, finissante en droit civil, aété lʼassistante de trois professeursà lʼété 2009. Une des professeureslui a dʼailleurs suggéré de renou-veler son mandat pour lʼautomne2009.
Suite de la Une
Simon Grant
sgrand036@uottawa.caLa Saint-Valentin vient de se ter-miner et certains amoureux ontpeut-être profité de lʼoccasion pourfiancer leur partenaire. Évidemment,les fiançailles mènent souvent aumariage, mais en cas de rupture, quipeut garder la bague de fiançailles?Différentes coutumes et traditionsdictent le comportement appropriéqui peut varier selon lʼendroit etlʼépoque. Selon la spécialiste desbonnes manières américaines EmilyPost, la bague devrait toujours êtrerestituée à lʼacheteur, monsieur,sauf si elle a été sertie de pierresprécieuses appartenant à la famillede mademoiselle.En droit français, les fiançailles sontconsidérées comme une promessede contrat synallagmatique, mais labague peut être gardée par la fi-ancée en cas de rupture, car la do-nation nʼest pas conditionnelle aumariage. Exceptionnellement, cettedonation peut être considérée con-ditionnelle au mariage si le contextepermet de le prouver. Par exemple,si la bague est un bien de la famillede monsieur, transmis de générationen génération, cela suffit pour établirque la donation est conditionnelle aumariage. La bague doit alors êtrerestituée si la condition de la dona-tion nʼest pas remplie.Au Québec, les fiançailles sont con-sidérées comme des promesses bi-latérales de mariage, mais neconstituent pas un contrat. Selon MeMarie Pratte, si les époux étaientobligés de sʼépouser à la suite deleurs fiançailles, ce serait reporter leconsentement du mariage à unedate antérieure.Or, union dumariage doit êtrelibre. On ne peutdonc pas sʼobligerà contractermariage à la suitedʼune promesse.Ce serait contrelʼordre public.Au Québec, la do-nation de labague de fi-ançailles est inconditionnelle aumariage. Mademoiselle peut donc laconserver en cas de rupture. Sur leplan de la bonne étiquette, il estcependant recommandé que la per-sonne qui résille les fiançaillesremette la bague à lʼautre partie.Certains traités de bonnes manièresmentionnent aussi que tous lescadeaux devraient être restitués àleur donateur en cas de rupture. Cedernier peut alors offrir à lʼautre par-tie de conserver certains dʼentreeux.Bonne chance à tous et à toutes!***Le modèle homme-femme estutilisé à titre exemple pourreprésenter lʼensemble des possibil-ités légales.
Bague au doigt et droit, un bon mariage
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Nouvees
Lorsque le sang fait couler de lʼencre
Aminata Touré
atour056@uottawa.ca
Sabine Uwitonze
suwit095@uottawa.caHistory was made on February 6thwhen the University of Ottawahosted its very first Black HistoryMonth Gala. The idea came toGwennaelle Moubouyi, a masterstudent in sociology about a yearago. Unsure about the success ofsuch a project, she had discussedthe idea with His Excellency Jean-Daniel Lafond who showed greatsupport from the very start and con-vinced her to go ahead with her proj-ect this year.With the help of the SFUO, Gwen-naelle created a committee thatwould bring the project to life. Mem-bers from various clubs on campuscame together to form the commit-tee. Indeed, even before the motionwas passed, there had always beenmany different activities organizedby various clubs during the month ofFebruary. For the first time, thanksto the Gala Committee, all theseclubs were able to combine their ef-forts to make the Gala possible.Their goal was to celebrate thestrength, commitment and successof members of the community, uni-versity students and older genera-tions, who worked intensively at thebetterment, empowerment and upliftof Black people in Canada andabroad.The committee emphasizedthe importance of including every-one in the event because, as Gwen-naelle points out, “yes, it is calledBlack History Month, but the keyword is ʻHistoryʼ. It is the history ofthe Black people so it obviously con-cerns the black community but otherpeople were also part of that historyand helped our ancestors on theroad to freedom”.The committee succeeded in re-minding their guests that there aremany different ways to strengthenthe community. Many volunteerabroad, some help the newcomershere in Canada, others inspireyoung adults with their teachings,while some move us with their art.To decide on the recipients ofawards for community involvement,the committee asked students tonominate individuals, clubs or or-ganizations through a Facebookgroup or by filling in a form at theSFUO office. Regarding the amountof nominations they received,Gwennaelle says that “what is re-grettable, and itʼs probably due tothe fact that it was the first gala, isthat we only received about twentynominations. We decided to honourthem all. Itʼs very disappointing thatwe didnʼt receive more but, as I said,itʼs only our first gala. We will defi-nitely make it bigger for the years tocome”.What also makes this yearʼs Galadifferent from the ones to come isthe fact that it also acted as afundraiser for the victims of theearthquake in Haiti. To remindeveryone of the fighting spirit of theHaitian people, songs, choreogra-phies and poems were performedby Haitian students from the Univer-sity of Ottawa. The performanceswere so poignant that they evenbrought tears to eyes of the Gover-nor Generalʼs security staff. Thenight ended with a dance party tothe sound of Haitian, African andAmerican music, reflecting the mul-ticulturalism of the nationʼs capital. Itis refreshing to see that we can haveBlack History Month activities aimedat making the Black communityproud of its members, as it shouldbe.
Black History Month Gala
By the way, the G G was there
Anne-Marie Côté
acote025@uottawa.caLe jour du 26 juin 2009 représenteune victoire morale sur le plan duconsentement aux soins pour le Té-moin de Jéhovah mineur. La Coursuprême du Canada, dans un ver-dict de six contre un, a jugé quʼunepersonne mineure doit avoir lʼoppor-tunité de prendre des décisions enmatière médicale. Les tribunaux dupays doivent, depuis cette affaire,prendre en considération la capac-ité de jugement de l'enfant pourdéterminer s'il est apte à prendre lui-même une décision.Selon la professeure de droit de lamédecine et biologie, Me Giroux,lʼobligation de la prise en considéra-tion plus systématique du niveau dematurité de lʼenfant par le médecin,lors dʼun refus de traitement, est laplus grande conséquence de lʼaf-faire A.C. Me Giroux précise quecette affaire ne déconsidère au-cunement lʼimportance de lʼintérêtde lʼenfant dans le cadre de déci-sions médicales. Néanmoins, celaconstitue tout de même une minceavancée pour les Témoins de Jého-vah mineurs.Une grande controverse sʼest pro-duite la première fois quʼune per-sonne a refusé une transfusionsanguine. Celle-ci,Témoin de Jého-vah, a choisi la mort en respect desa religion plutôt quʼune vie en in-fidèle. Pourquoi quelquʼun favoris-erait la mort plutôt que la vie? Laréponse à cette motivation reposesur lʼinterprétation de versets spéci-fiques de la Bible. Pour cette com-munauté religieuse, le sang est plusquʼun simple liquide biologique con-stitué de plasma, globules rouges,blancs et de plaquettes. Pour lacommunauté, ce liquide est sacré. Ilest le prolongement de lʼâme de toutêtre vivant. Voilà pourquoi celui-cisʼoppose à la transfusion de sanghumain ou de lʼun de ses com-posants majeurs. Il faut spécifierque la Société Watchtower, consti-tuant l'instrument juridique des Té-moins de Jéhovah, laisse à laconscience de ses fidèles la déci-sion d'accepter ou de refuser unetransfusion : « Des arguments sci-entifiques sont fournis en faveur dela transfusion. En conséquence,vous vous devez de vous informer,afin de pouvoir opérer un choix enconnaissance de cause. » Donc, lerefus nʼest pas motivé par une reli-gion contraignante et extrémiste,mais par une croyance personnelleet sincère en cette interprétationainsi quʼune ferveur à observer sonrespect.Le refus de transfusion sanguine estun sujet omniprésent devant les tri-bunaux canadiens. Cʼest lʼaffronte-ment de la loi contre la foi. En effet,à maintes reprises les tribunauxcanadiens ont dû opposer lʼarticle 7de la Charte à lʼarticle 2a) dans lecadre dʼun refus de traitement. Parle passé, cette tension se soldaittrès souvent par une victoire du droità la vie. Néanmoins, le 3 mars 1990a entraîné un vent de changementsur le plan du consentement auxsoins. La Cour dʼappel de lʼOntarioa alors tranché lʼaffaire Malette. Lacarte précisant le refus de transfu-sion sanguine est un consentementcontemporain. Cette cartereprésente un consentement chez lepatient majeur dans lʼincapacité deconsentir lors dʼune urgence, peuimporte que celle-ci ait été signée ily a 30 ans ou une semaine.Malgré cette victoire du droit à la re-ligion pour le patient majeur, ledébat sur le consentement du pa-tient mineur reste à vif. Les tri-bunaux doivent-ils rester silencieuxenvers un refus de traitement, chezun mineur, en conformité avec la re-ligion du titulaire de autoritéparentale? Les nombreuses ju-risprudences sur ce sujet nousguident vers une réponse négative.À ce jour, aucun jugement nʼa per-mis le refus de transfusion chez unmineur.Aujourdʼhui le désir du mineur estdésormais pris en considération.Cependant, celui-ci nʼest en aucuncas contraignant pour la Cour. Ef-fectivement, cette dernière réitèrequʼelle possède toujours le pouvoirdʼagir lorsquʼune vie humaine est endanger dans son jugement du 26 juin 2009. Cet arrêt représente doncune petite victoire religieuse. Unemince avancée encore loin de réglerla question. Le choix entre la vie etla religion sera toujours un sujet ju-ridique et sociétaire extrêmementdélicat. Incontestablement, le refusde transfusion sanguine chez lemineur est un débat qui continueraà faire couler beaucoup dʼencre.
 
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