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El Aborto como método de explotación capitalista

El Aborto como método de explotación capitalista

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Published by Pierre Gabarra
"Une étude réalisée il y a quelques années, par Ermenegildo Spaziante, membre de la Société italienne de bioéthique, et publiée par l'Università Cattolica del Sacro Cuore à Rome, a fixé à 38.896.000 le nombre annuel d'avortements dans le monde (près de 110.000 par jour) . Or, ces chiffres ont augmenté de manière significative. Si peu que l'on soit sensibilisé à cette question, on ne peut nier qu'il s'agisse là d'un fait sans égal dans l'histoire de l'espèce humaine et qui prend les allures d'un génocide universel. C'est pourquoi il faut éviter de s'en tenir à des vues partielles, réductionnistes, qui laissent certains aspects de cette question dans l'ombre (...) L'avortement, au niveau mondial, est, par dessus tout, un acte d'impérialisme brutal des pays riches sur les pays pauvres. Cette affirmation, qui pourrait paraître de prime abord démagogique, ne l'est absolument pas."
"Une étude réalisée il y a quelques années, par Ermenegildo Spaziante, membre de la Société italienne de bioéthique, et publiée par l'Università Cattolica del Sacro Cuore à Rome, a fixé à 38.896.000 le nombre annuel d'avortements dans le monde (près de 110.000 par jour) . Or, ces chiffres ont augmenté de manière significative. Si peu que l'on soit sensibilisé à cette question, on ne peut nier qu'il s'agisse là d'un fait sans égal dans l'histoire de l'espèce humaine et qui prend les allures d'un génocide universel. C'est pourquoi il faut éviter de s'en tenir à des vues partielles, réductionnistes, qui laissent certains aspects de cette question dans l'ombre (...) L'avortement, au niveau mondial, est, par dessus tout, un acte d'impérialisme brutal des pays riches sur les pays pauvres. Cette affirmation, qui pourrait paraître de prime abord démagogique, ne l'est absolument pas."

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Published by: Pierre Gabarra on Mar 05, 2010
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1
L'avortement comme méthode d'exploitation capitaliste
1
Miguel ARGAYA ROCA
« Nous sommes en réalité face à ce qui est objectivement un“complot contre la vie”, dans lequel on voit aussi impliquéesdes Institutions internationales ».
Jean-Paul II
Une étude réalisée il y a quelques années, par Ermenegildo Spaziante, membrede la Société italienne de bioéthique, et publiée par l'Università Cattolica del SacroCuore à Rome, a fixé à 38.896.000 le nombre annuel d'avortements dans le monde (prèsde 110.000 par jour)
2
. Or, ces chiffres ont augmenté de manière significative. Si peu quel'on soit sensibilisé à cette question, on ne peut nier qu'il s'agisse là d'un fait sans égaldans l'histoire de l'espèce humaine et qui prend les allures d'un génocide universel. C'estpourquoi il faut éviter de s'en tenir à des vues partielles, réductionnistes, qui laissentcertains aspects de cette question dans l'ombre. Le problème de l'avortement dans lemonde, quelle que soit la façon dont il nous est présenté par ses défenseurs, dépasse trèslargement celui de la libération de la femme : les f 
tus rejetés appartiennent aux deuxsexes - bien plus, le plus souvent, en ce qui concerne en tout cas les pays du tiersmonde, ils appartiennent majoritairement au genre féminin. De même, il serait illogiquede situer un massacre d'une telle ampleur sur le terrain de la révolution sexuelle, car ceserait un coût à payer disproportionné par rapport aux avantages escomptés, passés ou àvenir. C'est pourquoi, conscient de la difficulté de lier l'avortement à une dynamiquepurement idéologique, tout le discours pro-avortement orchestré tend à le présenter d'unpoint de vue purement individuel, au cas par cas, en cherchant à convaincre le citoyenqu'il ne s'agirait que d'un “problème de conscience”, regardant exclusivement la seulefemme concernée. Cependant, il n'en est pas ainsi. Et je n'entre pas ici dans le débat desavoir si le f 
tus est déjà un être humain ou non, ou si l'homme, l'Eglise ou la sociétéont un droit à y intervenir. L'avortement, au niveau mondial, est, par dessus tout, un acted'impérialisme brutal des pays riches sur les pays pauvres. Cette affirmation, quipourrait paraître de prime abord démagogique, ne l'est absolument pas.
1
Cette étude, écrite à la fin des années 90, a été publiée sur le site de la Red de Asociaciones Grupos deEstudio de Actualidad,agea.net. Traduction en langue française, pour le blogueHermas.info, par Pierre Gabarra.
2
NdT
: Certains donnent des chiffres aujourd'hui beaucoup plus importants : « On estime à
50 millions
chaque année le nombre d'avortements dans le monde, et à
plus d'un milliard
le nombre totald'avortements légaux réalisés dans le monde depuis les légalisations diverses depuis la fin de la deuxièmeguerre mondiale. Ce sont d'abord les régimes soviétiques qui ont légalisé l'avortement, dès les annéessoixante, atteignant des taux d'avortement records, de l'ordre de deux avortements pour une naissance.C'est ensuite la majorité des pays dits développés qui ont décriminalisé l'avortement dans les années 70.Aujourd'hui, de nombreuses pressions sont exercées sur les pays développés récalcitrants, comme laPologne ou l'Irlande en Europe, et sur les pays en voie de développement, tant en Afrique qu'en Amériquecentrale et en Amérique du sud » [avortementivg.com]. Le site de l'OMS indique que sur les quelque 211millions de grossesses qui surviennent chaque année, 46 millions se terminent par un avortementprovoqué [OMS]. Près de 20 % !
 
2La politique antinataliste du monde développé sur le monde sous-développé atoute entière son origine dans le problème de la concurrence pour la main-d'
uvre bonmarché et dans le phénomène de l'immigration. Arrêtons-nous à ce second point. C'estun fait que chaque année depuis trente ans un million d'immigrants du Sud s'installentdans le Nord. C'est également un fait que le Nord ne sait plus comment convaincre leSud que la cause de sa pauvreté est sa croissance démographique surdimensionnée.Cette difficulté, en effet, paraît logique : n'est-il pas vrai que la densité, par exemple, duJapon [325 hab. par km
2
et 23.000 dollars annuels de rente/habitant], dépasse de loincelle de la majorité des pays qui se considèrent comme pauvres [ainsi de la Tanzanie :25 hab. par km
2
, et 130 dollars de rente/hab.]. Toute personne moyennement informée –les pays du tiers monde sont pauvres, mais ne sont pas sots – sait qu'une révolutiondémographique adéquate est un facteur essentiel à tout processus de promotion etd'expansion industrielle de première phase. Plus de population, c'est aussi plus de main-d'
uvre – ce qui la rend moins chère – et plus de marché intérieur, ces deux élémentsétant essentiels pour consolider une infrastructure industrielle minimale capable des'ouvrir ultérieurement à la concurrence extérieure. L'Europe, naturellement, a eu sapropre révolution démographique, de l'Angleterre, au début du XIXème siècle, àl'Espagne des années soixante.Il faut se souvenir qu'aux XVIIème et XVIIIème siècles, ceux qui se réclamaientdes Lumières surent voir dans le dépeuplement qui était alors celui de l'Espagne l'unedes causes de la décadence nationale. Il est également aisé de constater – et même devérifier historiquement – que les bienfaits d'une expansion démographique s'achèvent, etmême prennent une tournure négative, lorsqu'elle atteint un point de saturation, quandcette expansion ne s'accompagne pas d'une poussée technologique significative.L'Europe a résolu ce problème par l'émigration : pendant un siècle et demi, des flotsd'européens ont envahi les continents relativement proches (Afrique, Amérique) ou pluslointains (Océanie, Extrême-Orient) pour soulager leurs populations respectives, quitte àse substituer aux populations indigènes dans les lieux qui étaient ainsi atteints. En 1895,Sir Cecil Rhodes a déclaré au Parlement britannique que
« pour sauver les quarantemillions d'habitants du Royaume-Uni d'une guerre civile funeste, nous, politicienscoloniaux, devons prendre possession de nouveaux territoires et y placer le trop-pleinde population, afin de créer de nouveaux marchés où vendre les produits de nos usineset de nos mines ».
Au regard de ces éléments, nous pouvons dire, sans craindre de nous tromper,qu'une partie du Tiers-Monde a payé par l'extinction le progrès de l'homme blanc. Orvoici vingt ans que le monde en voie de développement a besoin, de la même manière,et avec la même urgence, d'une décongestion démographique qui l'arrache de la misèreet l'écarte du danger – déjà dangereusement constatable – de la guerre civile. Leproblème est que, sur cette voie, il n'a fait que se heurter au premier monde, qui ne luipropose que des correctifs, mais pas de solution efficace.Lors de la Conférence du Caire sur la population, en 1994, par exemple, les paysdéveloppés ont à plusieurs reprises refusé d'augmenter les contingents d'immigration etd’ouvrir les barrières douanières aux importations de produits du Sud, comme ledemandaient les pays pauvres. En revanche, ils ont su, oui, leur apporter des aides trèsimportantes en vue du “planning familial” et, très spécialement, de l’avortement. Il esttrès significatif que le Président Bill Clinton, qui n’a pas hésité à refuser à l'avortement,dans son propre pays, la qualification de “méthode de planification familiale”,
 
3empêchant ainsi qu’il soit subventionné par des fonds fédéraux, l’a proposé en revanchecomme tel pour le Tiers-Monde. Déjà, lors de la Conférence sur la population deMexico (1984), le monde riche avait tenté d’inclure l’avortement dans les pays en voiede développement comme une “méthode de planification familiale”. Cette propositionavait alors été refusée. Au Caire, la même prétention a été avancée, allant même jusqu’àfixer une limite de 7.270 millions à la population de la planète. Le promoteur de cette“lumineuse” idée n’était autre que le “Fonds pour la population des Nations-Unies”(FPNU), fondation qui a été créé à l’initiative des Etats-Unis pour dissimuler leursintérêts dans les campagnes antinatalistes pour le Tiers-Monde.Ainsi que je le disais plus haut, ce n’est pas de la démagogie que de mentionnerles intérêts du géant capitaliste à freiner aujourd’hui l’expansion démographique despays en voie de développement. Jean-Paul II l’a lui-même affirmé en 1995 dans sonencyclique, exhaustive et révélatrice,
 Evangelium Vitae
, lorsqu’il disait que
« noussommes en réalité face à ce qui est objectivement un “complot contre la vie”, danslequel on voit aussi impliquées des Institutions internationales
3
»
. Ainsi, commeexemple significatif : le 16 mars 1994, peu avant le Conférence du Caire, leDépartement d’Etat américain a ordonné à ses ambassades d’insister auprès desgouvernements des pays dans lesquels ils exerçaient leur représentation sur le fait queles Etats-Unis considéraient l’accès à l’avortement volontaire comme un droitfondamental de toutes les femmes, et, au commencement du second mandat de Clinton,en février 1997, le Congrès des Etats-Unis a approuvé une loi budgétaire de 385millions de dollars pour la planification familiale et l'avortement dans le Tiers-Monde.Simultanément était rejetée une motion du congressiste pro-vie Chris Smith qui, faisantallusion à ce qu'il appelait
« l'impérialisme démographique »
, proposait d’élever lacontribution à la somme de 713 millions de dollars, à condition que soit explicitementexclue du programme antinataliste la promotion de l'avortement.
3
NdT
: « (…) nous sommes en réalité face à ce qui est objectivement un “
complot contre la vie
”, danslequel on voit aussi impliquées des Institutions internationales, attachées à encourager et à programmer devéritables campagnes pour diffuser la contraception, la stérilisation et l'avortement » (
 Evangelium Vitae
,25 mars 1995, n° 17).Le Pape a réitéré plusieurs fois, et fortement, cette affirmation dans ce même document, confirmant ainsil'analyse présentée supra : « On ne peut enfin sous-estimer le
réseau de complicités
qui se développe, jusqu'à associer des institutions internationales, des fondations et des associations qui luttentsystématiquement pour la légalisation et pour la diffusion de l'avortement dans le monde. Dans ce sens,l'avortement dépasse la responsabilité des individus et le dommage qui leur est causé, et il prend unedimension fortement sociale : c'est une blessure très grave portée à la société et à sa culture de la part deceux qui devraient en être les constructeurs et les défenseurs » n° 59).Le Pape écrivait aussi : « (…) dans certaines régions du monde les campagnes se poursuivent pourintroduire des lois favorables à l'avortement, soutenues bien souvent par de puissantes organisationsinternationales » (n° 73).« Si l'on élargit le regard à un horizon planétaire, comment ne pas penser que la proclamation même desdroits des personnes et des peuples, telle qu'elle est faite dans de hautes assemblées internationales, n'estqu'un exercice rhétorique stérile tant que n'est pas démasqué l'égoïsme des pays riches qui refusent auxpays pauvres l'accès au développement ou le subordonnent à des interdictions insensées de procréer,opposant ainsi le développement à l'homme ? » (n° 18). « Ne faut-il pas remettre en cause les modèleséconomiques adoptés fréquemment par les Etats, notamment conditionnés par des pressions de caractèreinternational qui provoquent et entretiennent des situations d'injustice et de violence dans lesquelles la viehumaine de populations entières est avilie et opprimée ? » (n° 18).

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