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Michel Foucault, Les Mots Et Les Choses.

Michel Foucault, Les Mots Et Les Choses.

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FEB-27-0 
Michel Foucault, Les mots et les choses .Préface
« Qu’est-il donc impossible de penser, et de quelle impossibilités’agit il ? » Les mots trouvent ainsi leur place dans la salived’Eusthène. Le langage est un non-lieu, place de rencontresimprobables entre des créatures réelles et imaginaires parexemple. Le langage est le lieu de « l’hétéroclite ». Le problèmeest de pouvoir trouver un lien d’identité entre ces partieshétéroclites, de pouvoir classer les choses. Comment créer lacohérence ? Sur quoi l’appuyer ? L’ordre se manifeste dans lescases blanches du quadrillage qu’est le langage. Les codes sontdonnés à l’homme d’une manière empirique par la culture.Diamétralement opposé à cet empirisme se trouve l’espace de laréflexion sur ce code, la philosophie par exemple. C’est entre cesdeux pôles que la culture peut conduire une réflexion sur sescodes.L’étude se propose d’analyser « l’expérience nue de l’ordre ».
Ils’agit de trouver à partir de quoi les théories ont étépossibles
. Foucauld veut établir une archéologie,
une étude desconditions de possibilité de la connaissance empirique
.On peut noter
deux discontinuités dans l’Histoireoccidentales, celle du 17° siècle qui ouvre la périodeclassique, puis celle du 19° siècle qui inaugure la modernité
.Ces ruptures montrent que la continuité que nous croyons voirentre les idées de cette époque et les notre est illusoires. Nous neraisonnons pas sur le même fond d’ordre. « L’archéologie définitdes modèles de simultanéité ».Au 19° siècle l’ordre change, il n’y a plus de rapport entre lathéorie de la représentation et celle du langage par exemple. « Unehistoricité profonde pénètre au coeur des choses ». Peu à peul’homme entre ensuite dans le champ du savoir occidental.Foucault remarque que
nous ne sommes toujours pas sortis dela modernité.
Il s’agit d’observer la manière dont une cultureéprouve la proximité des choses. Le seuil de la modernité a permisl’éclosion d’une nouvelle figure, l’homme et la mise en oeuvre dessciences humaines.Première partie.
Chapitre I : Les suivantes.
ILe chapitre s’ouvre sur un échange de regards entre un peintre etun public qui l’observe devant sa toile. En fait, la première partiedu chapitre est la description d’un tableau sur lequel on voit unpeintre, son tableau de dos et un miroir. La réflexion sur le tableau
 
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tourne autour du regard, de ce que nous ne pouvons pas voir (letableau) et sur le miroir qui ne renvoie pas l’image du tableau nicelle du peintre de dos, mais l’image du spectateur, de ceux quicontemplent le peintre à l’oeuvre. Le chapitre s’achève sur cettedescription sans que nous ne sachions ni quel est le tableau queFoucault décrit, ni qui sont les personnages représentés sur letableau. Ceci provoque un trouble chez le lecteur car lesdescriptions spatiales, bien que très précises, ne permettent pasd’identifier le tableau décrit ou de se représenter parfaitement lascène.IILa seconde partie du chapitre prend précisément le contre-pied deces « désignations flottantes ». Foucault va nommer le peintre,Vélasquez, et les personnages. Le langage apparaît ainsi limité parle tableau par son imprécision. Le visible est incommensurable aulangage. « Le rapport du langage à la peinture est un rapport infini», « ils sont irréductibles l’un à l’autre ». Le nom propre n’estqu’un artifice, une façon de faire passer de l’espace où on parle àl’espace où on voit. Mais sans lui il y a une incompatibilité dulangage et du visible. Puis Foucault réfléchit sur la signification dela construction du tableau, le miroir, qui lie le visible et l’invisible,la place de l’infante, au centre du tableau, qui en fait lepersonnage principal. Tout semble ainsi avoir une signification, letableau recèle deux centres, le miroir et la princesse, qui créent unpoint virtuel, celui d’où nous voyons, ce point est le lieu derencontre de toutes les lignes de la composition. La tableauregarde en fait une scène pourlaquelle il est lui-même une scène. Le centre a de plus une triplefonction car il est le point d’où nous regardons, mais aussi celuid’où le roi et la reine, extérieurs au tableau, regardent. Enfin, il estle point où aboutit le regard du modèle. Le tableau de Vélasquezest en fait pris comme exemple de la représentation classique quiexhibe un vide, la place de ce qui la fonde (ici le roi et la reine) estvide.
Chapitre II : La prose du monde.
I. Les quatre similitudes. Jusqu’au XVI° siècle M. Foucault remarque une prépondérance de laressemblance dans la vie occidentale. Le théâtre, par exemple, estainsi dominé par le « theatrum mundi ». Le monde semble ainsi «s’enrouler sur lui-même ». L’enjeu est ainsi de savoir comment lasimilitude était pensée à cette époque et mise ne oeuvre. Commentdeux choses pouvaient elles être semblables ? Michel Foucault vamettre en exergue quatre figures de cette ressemblance. Il s’agitainsi pour l’auteur de mettre au jour les « cadres mentaux » quiguident les représentations du XVI° siècle.La
« convenientia »
. Ce terme désigne le voisinage, qui associeles choses et crée des ressemblances. Ainsi l’âme et le corpshumain sont ils « convenants », tout comme l’homme et son
 
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environnement. C’est ainsi une ressemblance liée à l’espace etpropagée de proche en proche. « Le monde, c’est la « convenance» universelle des choses ». Le monde forme ainsi « chaîne avec lui-même ». Tout ceci forme une « corde de la convenance ». Cetteexpression provient de la
Magie naturelle
de Porta et permet de sereprésenter un monde ou le mouvement d’un élément se répercutesur les autres éléments.L«
aemulatio »
, une « convenance jouant dans la distance ». Parl’émulation, les choses dispersées se répondent. Par exemple,l’intellect humain reflète la sagesse divine. Les choses peuventainsi s’imiter sans contact d’un bout à l’autre de l’univers.Cependant, cette distance, franchit par la réflexion d’une chosedans l’autre, n’est pas affranchie, mais « ouverte pour la visibilité».L
analogie
qui superpose les deux formes antérieures puisqu’ellepermet une certaine abolition de la différence mais entraîne aussile contact. Cette forme est héritée de la pensée grecque maisacquiert un usage « probablement différent ». L’analogie estcependant plus puissante puisqu’elle se fonde sur desressemblances beaucoup plus ténues et peut par suite avoir uneextension beaucoup plus importante. « Par elle, toutes les figuresdu monde peuvent se rapprocher ». L’homme apparaît cependantêtre le p oint de convergence de l’analogie puisqu’il rassemble leciel et la terre, il est proportionné à ces deux ensembles.Le «
 jeu des sympathies
» représente la quatrième forme deressemblance. Ce jeu est libre, rapproche les choses les pluséloignées et meut ces mêmes choses. Par un mouvement extérieur,elle suscite de plus un mouvement intérieur, mouvement desqualités. La sympathie transforme, fait se ressembler les choses etles rend ainsi étrangères à ce qu’elles étaient. Il faut ainsi qu’ellesoit compensée, ce qui est possible par le jeu de l’
antipathie
. Leschoses et les bêtes, demeurent ce qu’elles sont par l’antipathie quiles pousse à combattre. C’est le balancement entre sympathie etantipathie qui permet le pérennité de l’identité et que tout ne semêle pas dans une indistinction néfaste.II. Les signatures.Mais ces quatre éléments de ressemblances ne font qu’exprimerdes rapports, rapports que l’on pourrait ne pas voir s’ils n’étaientpas signifiés. Par conséquent « il n’y a pas de ressemblance sanssignature ». Dieu a mis à notre portée des signes, il faut lire lanature, déchiffrer ses « hiéroglyphes » (Turner). Les motsredoublent les « reflets muets ».Mais que peuvent être ces signes ? Ce sont précisément lesanalogies, c’est ainsi que la noix soigne les maux de têtes par sonanalogie avec la forme du cerveau. De plus, ce sont les sympathiesqui dessinent les analogies, c’est ainsi que l’on peut lire dans leslignes de la main, parce que la main est analogue au livre dudestin. L’émulation s’exprime aussi par l’analogie, c’est ainsi que

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