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LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION EN CÔTE D’IVOIRE : NOUVELLEAPPROCHE ET VISION A L’HORIZON 2050 SELON L’ONG TERRE DES JEUNESCÔTE D’IVOIREINTRODUCTION
De la définition de la forêt
La définition du terme de forêt est complexe et sujette à controverses. Elle tient compte de la
surface, de la densité, de la hauteur des arbres et du taux de recouvrement du sol
. Au Sahel,un boisement est considéré comme forêt à partir 
d'un taux de recouvrement de 10 %
alors qu'enEurope (définition CEE-ONU/FAO), on ne parle de forêt qu'à partir 
d'un taux de recouvrementde 20 %.
Les chiffres de surface forestière varient donc selon les sources. Ainsi, tout l'est de la Taïga russe,formé de formations basses de conifères nains, sera, selon les sources, comptabilisé ou non enforêt, ce qui fera varier la surface forestière de plus ou moins 20 %.Du point de vue botanique, une forêt est une formation végétale, caractérisée par l'importance de lastrate arborée, mais qui comporte aussi des arbustes, des plantes basses, des grimpantes et desépiphytes. Plusieurs arbres forestiers vivent en symbiose avec des champignons et d'autres micro-organismes, et beaucoup dépendent d'animaux pour le transport de leur pollen, de leurs graines oude leurs propagules.Du point de vue de l'écologie, la forêt est un écosystème complexe et riche, offrant de nombreuxhabitats à de nombreuses espèces et populations animales, végétales, fongiques et microbiennesentretenant entre elles, pour la plupart, des relations d'interdépendance.Malgré une apparente évidence, définir la forêt reste donc délicat : où arrêter les limites de hauteur de végétation (une plantation de jeunes pousses est-elle une forêt ?), de superficie minimale (à partir de quelle superficie passe-t-on d'un jardin boisé à un bois puis à une forêt ?), de degré de proximité ou de « sociabilité » des arbres (un terrain portant des arbres distants de plusieursdizaines de mètres est-il encore une forêt ?) ou de qualité (un boisement monospécifiqued'eucalyptus ou de peupliers, de pins ou de sapins d'une même classe d'âge, plantés en alignementsstricts est-il une forêt ou une simple culture sylvicole ?).
L’HOMME ET LA FORET (cas de la Côte d’Ivoire)
La population de la Côte d’Ivoire est estimée, pour l’année 1997, à 14.800.000 habitants, soit unedensité de 46 habitants au km² (réf. La Côte d’Ivoire en chiffres, année 1996-1997). Lescaractéristiques majeures de la population sont les suivantes :
une population jeune ; les moins de 15, notamment, représentant 46% de la population.Cette structure démographique résulte de la conjonction du taux de natalité parmi les plusélevés au monde et d’une espérance de vie relativement basse (57 ans) ;
une croissance démographique explosive de 3,8% ; on estime que la population devraittripler au cours des trente cinq prochaines années ; il convient de souligner que lacroissance démographique est, en outre, soutenue par une importante immigration étrangèredont l’effectif constitue 30% de la population ;
la grande diversité ethnique ; ainsi, on dénombre soixante ethnies réparties en quatre grandsgroupes ethnolinguistiques : Akan, Krou, Mandé, Voltaïque ;
l’urbanisation croissante de la population. Si, en 1990, la population était à majorité rurale,les statistiques révèlent aujourd’hui la légère prédominance de la population urbaine ; ainsi,51% de la population habite la ville.Au niveau culturel, deux éléments paraissent fondamentaux à retenir. Il s’agit de la pharmacopée etdes bois sacrés. En effet, la pharmacopée et la spiritualité traditionnelle sont des sources de pressions considérables sur la diversité biologique. A titre indicatif, la quasi-totalité des populations rurales a recours aux produits issus de la pharmacopée traditionnelle, tout comme lamajorité de la population urbaine.
 
Au vu de ces différents points, nous pouvons aisément comprendre l’état de la forêt ivoirienne :elle se meurt.Il n’est pas de jour où elle ne subit de pertes considérables du fait des actions de l’homme. Onreconnaît aujourd’hui la pression importante qu’exercent sur elle les travaux champêtres, larecherche du bois de feu, les feux de brousse, l’exploitation forestière industrielle, la fabrication ducharbon de bois, l’urbanisation et l’utilisation exagérée du bois d’œuvre dans les bâtiments.Les constats sont amers et crèvent les yeux. L’amenuisement sensible des ressources forestièresdevient de plus en plus inquiétant.S’il apparaît clairement que l’arbre est indispensable à la vie, il devient donc pressant de contenir le déboisement dans les limites raisonnables afin d’éviter tout bouleversement irrémédiable dusystème écologique.
De la définition de la déforestationLa déforestation correspond à une récolte ou une destruction des forêts par l'homme d'unefaçon où la vocation du territoire forestier est changée. Une forêt devient alors une ville, uneroute, un champ, un désert...
À l'heure actuelle, ce sont surtout les forêts tropicales qui souffrent de ce phénomène dedéforestation, soit pour des raisons de développement économique (agriculture, urbanisation,infrastructure routiers, etc.) soit par surexploitation des ressources en bois tropicaux ou par les feuxnon contrôlés.De tous temps, les forêts ont été stratégiques du point de vue militaire. Elles ont servi de réserve de bois de marine et charpente, mais surtout d'abri ou de cible à toutes les armées, maquis etrésistances (cas de Bouaké), des millions de réfugiés s'y protégeant encore aujourd'hui dans les pays en conflits. Parfois on les a pillées ou détruites dans le cadre de la stratégie de la « terre brûlée ».Avec une perte estimée à environ 13 millions d’hectares en moyenne par an entre 2000 et 2005 – 7,3 millions d’hectares, en prenant en compte les reboisements, selon la FAO –, la déforestationtropicale constitue une source majeure d’émission de gaz à effet de serre. De l’ordre de 4,4 à 5,5 GtCO2 (ce dernier chiffre incluant la dégradation des tourbières) par an selon les dernièresestimations, ces émissions contribueraient à 12-15 % des émissions annuelles anthropiques de CO2(de 8 à 20 %, en tenant compte des incertitudes qui affectent les estimations de la déforestation etde la dégradation). De plus, la déforestation tropicale a des effets dévastateurs sur la diversité biologique, les forêts tropicales contenant plus des deux tiers des quelque 250 000 plantessupérieures connues des scientifiques.La déforestation est donc un problème qui concerne surtout les pays en développement. Elle estdue en partie par :
1.Une pression démographique importante2.La satisfaction de nos besoins économiques3.L’amélioration de notre condition sociale4.Des aspects culturels tel que expliqués plus haut5.Les feux de brousse répétés
Un
feu de forêt
(
FdF
en jargon pompier) est un incendie qui touche un massif boisé. Il peut êtred'origine naturelle (dû à la foudre ou à une éruption volcanique) ou humaine (intentionnel etcriminel ou involontaire et accidentel à partir de feux agricoles ou allumés pour «
l'entretien
» delayons ou des zones ouvertes pour la chasse).
Concernant les incendies de forêts et de feux de brousse en Côte d’Ivoire, lebilan des dégâts causés de 1983 à 2002 s’établit comme suit :- plus de 110 000 ha de forêts détruites- plus de 33 000 ha de Café Cacao- plus de 13 000 ha d’autres cultures (hévéas, coton, banane)- plus de 10 000 ha de reboisement- 246 villages et campements- 122 pertes en vie humaines
Les feux de forêts sont à l'origine d'une pollution de l'air, de l'eau et des sols.
 
 400 000600 000800 000000 000
Cultures et estimation des superficies utilisées pour touts les cultures (RNA, 2004)
Cultures de renteSuperficie (ha)
%Cacao1 777 55056,1Café602 07519Coton280 1158,84Palmier à huile194 7206,15Anacardier133 2734,21Hévéa116 0503,66Cocotier29 6630,94Banane poyo7 2040,23Autres cultures de rente28 0050,88Total3 168 655100
Cultures vivrières céréalièresSuperficie (ha)
%Riz pluvial248 76246,81Maïs168 35931,68Riz irrigué54 48910,25Mil29 5575,56Sorgho19 9463,75Fonio8 9381,68Autres céréales1 4060,26Total531 457100
Cultures vivrièresSuperficie (ha)%
Igname310 58063,72Manioc71 12414,59Arachide45 2819,29Banane plantain35 7047,32Taro4 4840,92Patate3 9490,81Soja5490,11Autres cultures vivrières15 7663,23Total487 437100
Cultures fruitièressuperficie
%Manguier58 31731,95Fruit de la passion31 41917,21Agrumes à essence31 25517,12Ananas29 77416,31Goyavier9 5765,25Agrumes de bouche7 6944,21Papayer4 0842,24Autres fruits (avocatier...)10 4245,71Total cultures fruitières182 543100

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