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Sujet : Ce qui « crève les yeux » est-il toujours vrai ?On vous demande de rédiger une introduction et une conclusion et d
’
élaborer un plan.Rappel de méthode pour commencer :
L
’
introduction
comprend généralement
trois étapes
:
(1)
L
’
énoncé d
’
une opinion commune
: cette opinion correspond à ce qui vient à l
’
espritlorsqu
’
il est confronté à la question posée par le sujet ; en ce sens, elle représente unepremière réponse à cette question. Cette réponse est toutefois insuffisamment réfléchie etargumentée même si elle constitue un point de départ indispensable pour la réflexion ;
(2)
La problématisation de l
’
opinion de départ
: en mettant en évidence un
paradoxe
ouune
contradiction
, cette seconde étape montre la nécessité de
dépasser l
’
affirmationpremière
et d
’
apporter une réponse plus instruite. Prenant appui sur une culturephilosophique, cette partie justifie un examen argumenté et l
’
obligation pour la pensée deproblématiser sa première lecture du sujet
. Le développement de la dissertation apparaîtalors nécessaire ;
(3)
La présentation de l
’
enjeu du sujet
: cette partie, plus difficile, vient fixer l
’
intérêt de ladissertation
. Celui-ci est à la fois d
’
ordre théorique et pratique. Il s
’
agit tout autant decomprendre la complexité d
’
un problème que d
’
en montrer les implications pourl
’
existence de chacun.La
conclusion
comprend deux étapes :
(1) Le bilan de la dissertation et la réponse à la question
: alors que l
’
introduction dessineles étapes d
’
un cheminement, la conclusion assure qu
’
elles ont été parcourues.
Elle clôt leraisonnement par une réponse précise et si besoin grâce à un bilan rapide
;
(2) Un éventuel élargissement du sujet
: la conclusion peut proposer un élargissementlorsque le sujet comporte des liens manifestes avec d
’
autres sujets de réflexion.
L
’
introduction rédigée sur ce sujet :
Le sens commun dit volontiers d
’
une vérité manifeste qu
’
elle « crève les yeux » ensoulignant par là qu
’
il n
’
est pas possible de la récuser. La reconnaissance d
’
une erreur, lasolution d
’
un problème, l
’
existence d
’
un fait, etc., autant de vérités qui ne laissent pas lamoindre place au doute [
énoncé d
’
une opinion commune
].
Cependant
, ce qui « crève les yeux » est-il toujours vrai ? Un regard fasciné par desévidences est rarement clairvoyant [
contradiction
]. Si l
’
expression souligne ce qu
’
on nepeut pas ne pas percevoir, elle indique aussi ce qui interdit de voir. Pourtant, s
’
il n
’
est paspossible d
’
avoir une confiance aveugle en nos certitudes, tant sensibles qu
’
intellectuelles, iln
’
est pas non plus souhaitable de n
’
en tenir aucun compte.
Il s
’
agit en conséquence de savoir
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