Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
15Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
chapitre solidarité 2009-2010

chapitre solidarité 2009-2010

Ratings: (0)|Views: 531 |Likes:
Published by Mme et Mr Lafon

More info:

Published by: Mme et Mr Lafon on Apr 26, 2010
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as ODT, PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

09/14/2010

pdf

text

original

 
En première a été étudié ce que les sociologues appellent les instances de socialisation, c’est-à-dire les institutions ou groupes quitransmettent la culture d’une société, ses normes et ses valeurs. Nous allons reprendre l’étude de ces instances, mais sous un angleun peu différent, pour voir non pas tant comment elles construisent l’individu en le socialisant, mais comment cette construction produit de la solidarité entre les individus d’une même société. Il y a bien sûr une multitude d’instances d’intégration, mais nousallons nous concentrer sur les principales : le travail, la famille, l’école et la citoyenneté.
Pour voir les critères de classification des groupes :ici
 
un diaporama de J.Dornbush: 
Deux articles de Sciences humaines: 
Partie 1- Le travail , parce qu’il donne une identité professionnelle, un revenu et desdroits sociaux, est le pilier essentiel de l’intégratio
n
 
Le travail comme activité centrale dans la société, comme activité donnant statut et rôle à l’individu, n’apparaît en tant que tel qu’au18è siècle, selon certains philosophes comme D.Méda. Sa place sociale s’est considérablement accrue depuis cette époque et letravail est « le » moyen pour l’individu de se construire une identité professionnelle et sociale, de s’assurer un revenu, et d’obtenir des droits sociaux.
I.Le travail crée une complémentarité entre les individus : l’analyse de Durkheim
Le rejet de l’analyse libérale de la division du travail
Postulat expliquant selon les libéraux l’apparition de la division du travail : Selon les économistes, ladivision du travail peut être analysée comme la réponse à un problème auquel sont confrontés lesindividus. La division du travail doit donc être vue comme un construit humain : les individus ayantintérêt à se partager les tâches afin d’accroître le rendement de la collectivité, ou plus exactement d’êtreplus productif que leurs concurrents et de gagner des parts de marché ( les deux visions n’étant pascontradictoires mais complémentaires, vu les bienfaits de la concurrence ) . Les économistes libérauxbasent donc leur analyse sur l’utilitarisme et l’individualisme méthodologique. Ils partent d’un individureprésentatif, l’homo oeconomicus qui est égoïste et rationnel (comportement naturel à l’homme ). Ilsétudient les actions de cet individu : en recherchant son intérêt personnel, il a intérêt à diviser le travail.Puis ils agrègent ces comportements individuels afin de faire apparaître la société qui en est le résultat.
Durkheim s’oppose à cette conception en la réfutant sur plusieurs points
:ici
Un article de Sciences humaines:
 
Chapitre changement etsolidarités socialesNotions du référentiel : lien social, socialisation, solidaritémécanique/organique, risques sociaux, Etat-Providence, assistance,redistributionFiche1 – Les instances d’intégration et de socialisation(repris en partie du manuel en ligne Brises)
 
A.Les deux formes de solidarité ( 7 et 8 p 388)
Durkheim, comme de nombreux sociologues de son temps, va être frappé par la disparition de l’ordresocial traditionnel qui s’opère sous ses yeux et va se demander par quoi le remplacer.Il va pour cela s’appuyer sur une analyse développée par F Tonnies qui oppose deux types de solidaritéqui se succèdent : la communauté ou gemeinschaft et la société ou gesellsachft.
Pour l’analyse de Tonnies :ici 
Durkheim va reprendre et développer l’analyse de Tonnies , en insistant plus particulièrement sur lesprogrès de la division de travail qui témoigne du passage des sociétés à solidarité mécanique auxsociétés à solidarité organique , dont on peut résumer les caractéristiques par le tableau suivant .SOLIDARITE MECANIQUEOU PAR SIMILITUDESOLIDARITE ORGANIQUE TYPE DE SOCIETESociétés primitives ou archaïquessociétés modernes TAILLE DE LA COMMUNAUTErestreinte densité fortePLACE ET ROLE DEL’INDIVIDUl’individualisme est totalementinconnu,-l’individu est soumis à lacommunauté-les individus sont semblablesLa conscience collective estlargement dépassée par lesconsciences individuelles- les individus se sont émancipésdes contraintes impos par lacollectivi:les individus sontlibres- les individus sont différents etcompmentaires il doiventprendre conscience de cela pourconcourir au bon fonctionnementde la société.PLACE ET ROLE DE LACOMMUNAUTEla communauté préexiste àl’individu, en fonction de latradition, la communauté établitdes valeurs, des règles , un sacréauxquels lindividu doit seconformerLindividu préexiste à lacommunauté, le consensus qui vagénérer la communauté résultede la différence delhétérogénéité de lacomplémentarité des individus TYPE DE DROITsubordination des individus à laconscience collectif, le droit estrépressif en cas de violation desrègles édictées par lacommunau, car elle se sentattaquée dans ce qu’elle a deplus fondamental : droit pénal;le droit perd son caractèrerépressif, devient un droitrestitutif qui ne recoure plusessentiellement à la punition maisà la réparation: droit commercial,droit civilLa question est alors de savoir quelles sont les raisons qui expliquent le passage de la solidaritémécanique à la solidarité organique.
Pour l’origine de la division du travail (10 à 13 p 389-390):iciPour l’analyse de Durkheim des défauts d’intégration : ici  Sur Sciences humaines:
 
II.Le travail permet de se construire une identité professionnelle
 Nous avons vu au chapitre précédent que la division du travail permet à chacun de se rattacher à un collectif intermédiaire entre lasociété et l’individu : le « métier », la profession, la catégorie sociale. Par le travail on peut d’une part se reconnaître des semblables,qui partagent notre profession ou notre situation économique et sociale, et d’autre part se distinguer d’autres personnes, qui exercentun métier différent, et ont donc d’autres valeurs, d’autres référence, avec qui on peut même être en conflit. Cela peut paraître paradoxal, mais un individu a besoin de ce double mouvement de différenciation et d’assimilation pour s’intégrer. L’identification àautrui nous rattache à la société, fait exister le collectif, et la différenciation nous donne une place dans ce collectif. Dans le travail,cette « place » va se caractériser par un statut social – en quelque sorte le rang du travailleur dans les différentes hiérarchies sociales(prestige, pouvoir, mais aussi richesse) – et un rôle social – c’est-à-dire l’utilité du travailleur dans l’entreprise et au-delà dans lasociété, ce à quoi « il sert ».
 
III.
Le travail assure un revenu et la participation à la société de consommation. 
Travailler, plus précisément être actif, s’est s’assurer un revenu, qui est déjà une reconnaissance de l’utilité sociale de ce que l’onfait. En ce premier sens, déjà, le travail est intégrateur. Mais le revenu permet aussi à l’individu de consommer les biens valorisés par la société, et donc de s’y faire reconnaître. Si nous consommons tous à peu près les mêmes choses (voitures, logement, loisirs,vêtements, etc.) ce n’est pas seulement parce que ces biens sont objectivement utiles ou nécessaires, mais aussi parce qu’ils nousdonnent un certain statut social. Pensez à ce que cela peut représenter en termes d’autonomie et d’identité personnelle d’acheter sa première voiture.
IV.
Le travail assure des droits sociaux. 
Les droits sociaux sont les prestations sociales constitutives de l’Etat providence dont on reparlera à la deuxième section de cechapitre. C’est, par exemple, la possibilité d’une indemnisation pour les salariés qui se retrouvent au chômage. Ces droits sociauxmatérialisent la solidarité entre les individus, et plus encore l’appartenance à la société : c’est bien parce qu’on travaille en Franceque l’on bénéficie d’une panoplie de droits et de prestations, qui diffèrent d’un pays à l’autre, chaque société organisant sa sphère desolidarité.
Conclusion :
Le travail, parce qu’il permet à l’individu d’acquérir un statut social, de disposer de revenus et d’accéder à des droits et des garantiessociales, est donc devenu un pilier de l’intégration sociale. La nécessité impérieuse (pas seulement matériellement mais aussisocialement) d’avoir un emploi, la volonté très marquée dans les enquêtes d’opinion de s’épanouir dans son travail, montrent bienque le travail n’est pas seulement une activité parmi d’autres. Le travail est plus que cela, il est fortement chargé symboliquement,autrement dit il fait partie du registre des valeurs.
Pour plus de développement :ici
S
 
u
 
r Sciences humaines:
 
Sur le site de l'ENS
L'entretien avec Michel Lallement et la présentation générale de son ouvrage sur le Travail.
Ecouter l'intégralité de entretien.Le podcast. L'audio. Question 1 : Sur le choix des chapitres : di-vision / individuation / intégration / régulation.Ecouter. Question 2: La di-vision engendre des divisions. Illustration par le genre et le sexe.Ecouter. Question 3: De la logique de compétence...Ecouter. Question 4: Les apports de la sociologie contemporaine pour penser la pluralité des modèles d'organisation du travail.Ecouter.Question 5: Conséquences et contradictions de l'individuation dans le procès de travail.Ecouter. Question 6: De l'aliénation à l'identité au travail.Ecouter. Question 7:L'influence de l'environnement institutionnel sur les conceptions du rapport salarial. Une approche comparéeentre la France et l'Allemagne.Ecouter.Question 8: Des spécificités des relations de travail françaises.Ecouter. Question 9: Les conséquences de la mondialisation et de la construction européennes sur les relations de travail.Ecouter. Question 10:La conclusion: le travail a plus que jamais un statut d'institution.Ecouter. 
Partie 2 – La famille a un rôle fondateur dans l’intégration
C’est dans la famille que se passe une bonne partie de la socialisation primaire des individus. C’est là d’abord que sont transmisesles normes et les valeurs en vigueur dans la société. Mais la famille est aussi un réseau d’entraide et de solidarité qui contribue à lacohésion sociale.
I.
La famille transmet les normes et les valeurs en vigueur dans la société. 
Ce mécanisme de la socialisation familiale a été abordé en classe de première : la famille transmet le langage, les mœurs, les rôlessociaux (à commencer par ceux de parents et d’enfants !). Nous n’allons pas analyser ce processus ici, mais simplement rappeler sonimportance pour bien s’intégrer à la société L’exemple de la langue est le plus parlant (si on peut dire !) : comment ne pas se sentir étranger dans une société si on n'en parle pas la langue ? Comment interagir avec les autres si on ne peut se comprendre ?

Activity (15)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 hundred reads
1 thousand reads
epaillet liked this
engelspach liked this
seb777777 liked this
safi1961 liked this
julie11100 liked this
l0vedreaming liked this
liloube liked this

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->