la possibilité donnée à l’utilisateur de publier librement du contenusur Internet aboutit à un développement exponentiel d’informationsen temps réel
l’engouement des internautes pour ce type de services montre qu’ilscorrespondent aux attentes des utilisateurs
ces outils permettent à l’utilisateur d’avoir un rapport direct avec ledocument et limite les intermédiaires pour la recherche,l’organisation, la diffusion et le partage du document primaire
les bibliothèques ont perdu le monopole du savoir
L’impact d’Internet sur la fréquentation des bibliothèques
Ces évolutions technologiques amènent-elles le public à bouder lesbibliothèques ? Il semblerait que non. Le CREDOC
affirme que lafréquentation des bibliothèques publiques a plus que doublé entre 1989 et2007. Cependant, diverses sources s’accordent à dire que ledéveloppement des pratiques d’Internet a des incidences sur l’utilisationdes bibliothèques. En effet, l’utilisateur semble surtout attiré par leservice de consultation gratuite d’Internet dans les bibliothèquespubliques et par l’emprunt de supports numériques (CD, DVD …). Ainsi, lelivre n’est plus un support suffisamment attractif pour les bibliothèques.L’évolution de la fréquentation des bibliothèques serait conditionnée par :
L’accès à l’emprunt de nouveaux médias (DVD, CD, magasines) ;
De nouveau services : expositions, débats … ;
L’accès libre à Internet ;
La visibilité et la qualité de services de la médiathèque sur Internet
Internet et les documentalistes
La profusion d’informations publiées sur Internet devrait permettred’assurer l’avenir des documentalistes. Cependant, les moteurs derecherches et les technologies permettent à l’utilisateur d’être plusautonome dans la recherche d’information. Le documentaliste va doncsûrement devoir être plus performant dans l’utilisation des technologies etle métier risque de devenir plus technique. D’après une enquête réaliséepar IDP pour le magazine Archimag en 2006
, on devrait donc assister à unfractionnement du métier en plusieurs spécialités dans les grandesstructures (web manager, knowledge manager, veilleur ...) et à unedemande de polyvalence des documentalistes dans les PME et lesadministrations locales.Ces scénarios montrent que l’avenir des sciences de l’information nepourra être que numérique. Ainsi, on pourrait résumer les mutations dessciences de l’information à l’avenir par le syllogisme suivant : « ladocumentation est la science du document. Or le document à l’avenir seranumérique. Donc l’avenir de la documentation sera le numérique. »
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La fréquentation des bibliothèques publiques a doublé depuis 1989.- Consommation et Modes devie, n°193, Mai 2006 : www.credoc.fr/pdf/4p/193.pdf
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Julien Cammas – Mai 2007
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