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Entreprises en difficultés

Entreprises en difficultés

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Droit des entreprises en difficulté
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Introduction
Procédure collective est une procédure dans laquelle le règlement desdettes et la liquidation éventuelle des biens dun débiteur qui serait mis enredressement judiciaire ne sont pas abandonnés à linitiative individuelle dechaque créancier. La procédure est collective car elle est organisée demanière à ce que tous les créanciers puissent faire valoir leur droit.Les procédures collectives intéressant donc les commerçantssopposaient ainsi aux procédures civiles dans lesquelles le débiteur étaitsoumis aux poursuites individuelles de ses créanciers. Depuis une quarantainedannées le droit des procédures collectives a cédé la place au droit desentreprises en difficulté car lidée nest plus exclusivement dorganiser larépartition de lactif entre les différents créanciers dun commerçant, cestdésormais lidée de prévenir et danticiper les difficultés que pourraitrencontrer une entreprise.Le dispositif légal qui repose en dernier lieu sur la loi du 26 juillet 2005réformé par lordonnance du 18 décembre 2008 cest alors progressivementenrichi de plusieurs processus dalerte (commissaire au compte) et demécanismes destinés à favoriser la prévention des difficultés (le mandat
a
hoc
et la procédure de conciliation).Dans ce prolongement on constate que la notion dentreprise estdésormais au cur de la matière. Lentreprise désigne une unité économiquecréée par plusieurs personnes en vue de proposer des biens ou desprestations de service à des clients. A la différence de la notion de société quiest un habillage juridique, la notion dentreprise reste une notion purementéconomique en conséquence de quoi elle na aucune consistance juridique etna donc pas, à la différence dune société, la PM.En réalité, le droit des entreprises en difficultés qui trouve son originedans le droit commercial sest peu à peu étendu à de nouveaux secteurs : lesartisans sont désormais concernés tout comme les PM de droit privé, les
 
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agriculteurs (certaines particularités) et depuis la réforme du 26 juillet 2005les professions libérales. Dès lors, tous les secteurs dactivité économiquequils soient commerciaux, artisanaux, libéraux ou agricoles rentrent dans lechamp dapplication de la loi. Malgré tout, ce sont toujours les entreprises quirestent visées par les textes (réforme de 2005 : sur la sauvegarde desentreprises).En réalité, derrière lentreprise (qui ne se voit pas appliqué la loipuisquelle na pas la PM) cest bien le débiteur lui-même quel quil soit quiest visé par la loi. Dailleurs dans certains textes, la notion dentreprise laissela place à la notion de débiteur. Ex : L620-1 C.COM relatif à la procédure desauvegarde et L611-7 C.COM relatif à la procédure de conciliation.Cette matière est réputée technique mais a un prolongement pratiqueévident car derrière la législation étudiée, cette matière est révélatrice delévolution du contexte économique. La crise économique et la crise delemploi ont en effet modifié la vision première du droit des entreprises endifficulté. Si la disparition dune entreprise à des conséquences sur lescréanciers impayés, le droit des entreprises en difficultés apparait au de là decette vision comme soutien de lactivité économique. La sauvegarde et leredressement des entreprises sont devenus un objectif prioritaire pourmaintenir lactivité économique du pays. On est donc passé dun droit delexécution à un droit de la prévention. Ceci justifie lintervention desautorités publiques notamment par loctroi daides publiques aux entreprisesen difficultés. Le droit des entreprises en difficultés doit toutefois tenircompte de la liberté de la concurrence tant sur le plan national que sur le plancommunautaire.Concrètement 93% des entreprises françaises emploient moins de 10salariés, elles concentrent seulement 20% des emplois. On en déduit que lesentreprises relevant de la loi du 26 juillet 2005 modifiée par lordonnance de2008 sont en réalité des petites structures (PME ou PMI) employant 10 à 50salariés. On peut relever que la moitié de ces entreprises disparaissent après 5ans dactivité doù la progression constante du nombre de procéduresouvertes et doù la volonté clairement affichée à travers la législation de
 
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détecter le plus rapidement possible les difficultés juridiques et financièresque lentreprise est susceptible de rencontrer.Durant la première année dapplication de la loi du 26 juillet 2005 auplan national, 500 procédures de sauvegarde ont été ouverte. La sauvegarde,contrairement au redressement judiciaire, nimplique pas pour son ouverturela cessation des paiements du débiteur, cest une procédure éminemmentpréventive. Cependant, cette première année dapplication a montré leslimites de cette procédure car le nombre douverture est de suite apparu trèsfaible comparé aux 45 000 procédures collectives c'est-à-dire redressementou liquidation ouvertes la même année.Lordonnance du 18 décembre 2008 a donc une nouvelle fois réformé ledroit des entreprises en difficulté pour rendre la procédure de sauvegardeplus attractive en assouplissant notamment ses conditions douverture.Malgré tout, le nombre de procédure collective augmente : à Bordeaux en2009, 1399 procédures collectives ont été ouvertes (1299 en 2008 et 1070 en2007), la plupart débouche sur des liquidations judiciaires ; la sauvegarde aconnu un peu plus de succès mais aucune de ces procédures na débouché surun plan dhomologation dapurement du passif. Le principal secteur concernéreste toujours celui de lindustrie et du commerce et se sont les entreprises demoins de 50 salariés qui ont sollicité, à Bordeaux, louverture à leur profitdune procédure de sauvegarde.La sauvegarde apparait comme une procédure originale qui marquelaboutissement dune évolution qui a cherché au fil des années à dissocier lesort de lentreprise de celui de ses dirigeants.
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§1 : Avant le code 1807Le droit français avait consacré un droit répressif spécifique auxcommerçants mis en faillite. Ce terme de faillite désignait les commerçantsqui avaient trompé la confiance de leurs créanciers et qui ne pouvait payer

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