Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Save to My Library
Look up keyword
Like this
5Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
L'eau, entre abondance et rareté

L'eau, entre abondance et rareté

Ratings: (0)|Views: 1,658 |Likes:
Published by Soushie

More info:

Published by: Soushie on May 02, 2010
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

10/30/2012

pdf

text

original

 
 
Auteur : Thomas André
 
Web histoire-géo http://www.histoire-geo.org
 
Ch.3 : L’eau entre abondance et rareté
 Problématique générale :
Quels sont les besoins et les ressources des sociétés humaines en eau ? Quels aménagements et quelles tensions enrésultent ?
I – L’eau : une ressource inégalement disponible.
A – D’où vient l’eau ?
Réponses des élèves… Distinguer eau salée / eau douce ; eau potable ; eau pure.L’eau est tout d’abord présente dans les océans qui couvrent
71 % de la surface terrestre
. C’est de l’eau salée ;c’est-à-dire 97% de l’eau disponible sur Terre. Les procédés de dessalement de l’eau de mer existent, mais restenttrès coûteux, trop pour la plupart des pays. (On le verra + tard)On ne compte donc que
3% d’eau douce
sur Terre. Où ?-
 
75% de l’eau douce est présente sous forme de glace
(inlandsis et glaciers) difficilementutilisable pour l’homme-
 
le quart restant est présent dans l’atmosphère est sur les continents. Combien cela représente-t-il don en pourcentage ? – 25% de 3%
 
environ 0.75% de l’eau totale présente surTerre
.L’eau « utilisable » est contenue
dans les lacs, les fleuves, les rivières et les nappes
.
 L’eau est-elle une ressource renouvelable ?
Oui pour la majorité des ressources en eau du fait du
cycle de l’eau
:
doc.1 p.128.
 L’eau contenue dans les océans s’évapore
formation de nuages de vapeur d’eau dans l’atmosphère
 précipitations sur les océans et les continents à la suite de la condensation de la vapeur d’eau
une part s’évaporedans l’atmosphère pour reprendre le cycle ; le reste s’écoule (cours d’eau) ou s’infiltre (nappes), pour finalementrejoindre à nouveau l’océan.
 L’eau est-elle donc renouvelable ?
- Oui à condition de
ne pas l’altérer
à un moment ou à un autre de son cycle.Et elle n’est pas renouvelable pour certaines de ses formes. Dans les zones les + arides, il y a peu de cours d’eau,donc peu de nappes à part des
nappes fossiles
de 800 m de profondeur) qui ont mis des siècles à de former. Cesnappes ne peuvent donc pas être considérées comme renouvelables étant donné l’intensité du pompage qui en estfait.Autrement dit, l’eau est une
ressource renouvelable mais pas illimitée
: l’eau douce ne compte que pour 0.7%des eaux sur terre, et reste une ressource assez fragile, en partie non renouvelable à l’échelle humaine.
B – Capter l’eau.
B – 1 : Les techniques de captation.
L’eau est une ressource limitée… Il convient donc de savoir la capter dans de bonnes conditions. L’eau a toujoursété un
facteur décisif dans l’organisation des sociétés humaines
. Fleuves, lacs et rivages lacustres regroupentsouvent les hommes depuis des temps très anciens (ex : vallée de la Vézère où habitait Cro-Magnon) jusqu’àaujourd’hui (ex : autour du Rhin, vallées de la Loire, de la Seine…).
 
C’est particulièrement vrai dans les zones les + arides où les sociétés ont dès l’origine concentré leurs activités prèsdes rares points d’eau. Le meilleur exemple en est évidemment la société de l’Egypte ancienne qui a aménagé la
vallée du Nil
(qui reste une constante dans le peuplement de l’Egypte actuelle).
Quelles sont donc les techniques de captation utilisées par les hommes depuis les origines ? Les + anciennes techniques ?
-
 
le puits : il s’agit d’aller chercher l’eau dans des nappes peu profondes avec un système depoulies ou de balancier
 
docs. 2 p.115 ; 3 p.133
. Dans les zones arides, on puise grâce auxtechnologies minières dans des nappes pas toujours renouvelables, ce qui conduit à terme àleur épuisement. Ces techniques traditionnelles sont toujours utilisées dans les civilisationsagricoles des zones arides.Aujourd’hui ces puits utilisent souvent une force motrice : les motopompes (
doc.8 p.125
 
).-
 
pour amener l’eau d’un point qui en reçoit à un autre qui en manque : on creuse des
canaux
 et on bâtit des
barrages de dérivation
(technique déjà utilisée en Mésopotamie ancienne).Certains pays ont ainsi pu développer une agriculture très compétitive depuis longtemps (ex :la Hollande :
doc.2 p.16 
 
) ou + récemment (en Californie :
doc.3 p.119
 
).
Quelles sont les différences entre les barrages de dérivation comme en Mésopotamie et les barrages modernes
?-
 
les barrages modernes de beaucoup plus grande ampleur offrent plusieurs intérêts : stockerl’eau, la dériver (comme auparavant), mais aussi
recueillir l’énergie hydraulique
,
stabiliser le débit
d’un cours d’eau…Il ne s’agit donc plus seulement de recueillir et de répartir l’eau…Enfin aujourd’hui des techniques modernes de captation ont vu le jour :
les usines de dessalement
 
 
doc.2 p.147 Particularité de l’Arabie Saoudite ?
climat aride mais pays très riche en raison de sesréserves de pétrole. Le problème de ces usines de dessalement est que leur coût en énergie est beaucoup trop lourdpour la plupart des pays qui manquent d’eau, et que ses rendements sont assez faibles par rapport à l’investissementnécessité. Néanmoins ce type de captation est assez idéal puisqu’il permet d’exploiter une ressource à 100%renouvelable : l’eau de mer.Mais que faut-il pour rendre cette eau consommable ?
B – 2 : L’assainissement de l’eau.
 Document à joindre : document 1 (4 p.111 Bréal 2
 nde
 ) :
Que nécessite l’assainissement des eaux pour une grande ville ?
– des
usines d’épuration sophistiquées, chères
;
des procédés techniques performants
.Cela est possible grâce à de grandes compagnies qui traitent l’eau. La France compte des compagnies quitravaillent dans le secteur de l’eau dans le monde entier (
Vivendi et Ondeo
).Exemple : Ondeo (ex- Lyonnaise des eaux).
 
doc.6 p.137 
:
question 6 p.137 
. : puce à ADN pour contrôler la qualité microbiologique de l’eau ; décantationlamellaire ; traitement des eaux usées par exposition aux UV…
Ces innovations sont-elles à la portée de tous ?
– non
domination des compagnies du Nord, carce secteur requiert beaucoup de fonds et de chercheurs. D’où un prix de + en + élevé de l’eau.
Conséquence ?
 
 
doc.1 p.136 
: que remarque-t-on ? – Ondeo a surtout des usines de traitement des eaux dans leNord, car ce sont les seuls pays capables de payer le prix de l’eau ainsi transformée. Mais cela est aussi dû à lademande en eau qui est particulièrement forte dans les pays du nord (voir le cas du Sud-Ouest des USA).
Les sociétés humaines rejettent de + en + des eaux usées et impropres à la consommation. Ces eaux doiventdonc être traitées dans des usines d’épuration utilisant des techniques performantes.
 
La question de l’assainissement de l’eau montre clairement une inégalité Nord/Sud au niveau du traitementde l’eau.
C – Un accès inégal à l’eau.
C – 1 : Des inégalités dans l’espace.
Comment mesurer l’accès à l’eau ? Quels indicateurs vous paraissent pertinents ?
-
 
humidité du climat 
précipitations
-
 
 présence ou nom de nappes
-
 
densité de populationCes cartes se trouvent p.130-131 :
-
 
doc.3 p.131 : quelles sont les grandes différences zonales ?
On remarque qu’il y a des
régions très arrosées autour de l’équateur
( Convergence InterTropicale), et le longdes littoraux.Les zones de la
région tempérée
sont dans l’ensemble
bien arrosées
également.On remarque en revanche de nombreuses zones arides le long des tropiques et dans les régions polaires.Mais les précipitations doivent être corrigées par le facteur de l’
évaporation
; autrement dit, les zones les +chaudes perdent une bonne partie des eaux reçues par précipitations.
Qui est concerné ?
– les zones intertropicales, et particulièrement les déserts tropicaux (ex ?).-
 
doc.2 p.130
: Cette
carte correspond-elle à la précédente ? Pourquoi ?
 En partie : les fleuves sont alimentés par les pluies : c’est ainsi
dans
 
les régions équatoriales que naissent les +grands fleuves du monde
(Amazone, Orénoque, Nil, Congo…). Mais un autre facteur explique la naissance de cesgrands fleuves :
le relief 
(les glaciers qui sont la source des fleuves des régions tempérées (Alpes, Andes, Himalaya,Rocheuses…)). Par exemple, l’Amazone rejette à lui seul 16% de l’écoulement terrestre annuel
Trouve-t-on de grands fleuves dans les régions peu arrosées ?
– Non, à l’exception du Nil dans le désertégyptien (2.5 % de l’écoulement terrestre dans l’ensemble des zones arides ou semi-arides, soit 40 % de la surfaceterrestre).Cette carte ne correspond en revanche pas à celle des précipitations en ce qui concerne la répartition des nappesd’eau fossiles.
 La répartition de ces nappes obéit-elle à une logique ?
 Non : elle correspond à l’ancien emplacement de mers et d’océans submergés par la dérive des continents (on levoit nettement pour la nappe fossile au Nord de l’Inde.
 La répartition des nappes corrige-t-elle l’aridité de certaines zones
? – oui (Sahara), mais pas partout. Et surtout leproblème de ces nappes est qu’elles ne sont pas renouvelables, ou alors à l’échelle des temps géologiques, pas àcelle des humains…
Les ressources naturelles en eau sont donc inégalement réparties, selon une répartition zonale. Laprésence de nappes fossiles non renouvelables ne permet pas de rééquilibrer cette répartition.

Activity (5)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 hundred reads
1 thousand reads
hemeraude liked this
hioo liked this
ajawaheer liked this

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->