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Axe 1 : Economie
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4) Renforcer l’égalité des chances en matière d’accès à l’emploides personnes issues de l’immigration
L'accès à l’emploi des personnes issues de l’immigration est également beaucoup plus faible quecelle du reste de la population. Les résultats de la dernière étude réalisée par le Centre pourl'Egalité des Chances et la Lutte Contre le Racisme confirment encore une fois que la xénophobie etle racisme à l'égard des minorités culturelles restent un problème à combattre urgemment etmassivement. Il est par ailleurs évident que ce public-cible subira encore plus durement que lesautres les effets de la crise économique que nous travesons.Cela exige que nous fassions montre d’une réelle intransigeance en matière de lutte contre lesdiscriminations sur le marché du travail. L'accès à l'emploi (et au logement) étant la clé de voûted’une vraie justice sociale et d’une société de l'égalité des chances et des droits.
Le cdH propose de :
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encourager l’usage de Curriculum Vitae (CV) anonyme et le rendre obligatoire dans la fonctionpublique afin d'éviter qu'un premier écrémage s'opère par les directions de ressourceshumaines sur la seule base du nom et du prénom ;
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élargir, comme l’a fait la Région de Bruxelles-Capitale, les conditions de nationalité pour l’accèsà la fonction publique régionale aux étrangers hors Union Européenne ;
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organiser des campagnes de sensibilisation des entreprises et du grand public pour mettre enlumière l’apport des personnes issues de l’immigration au développement économique de laWallonie et de Bruxelles, les richesses du métissage culturel et l’intérêt pour notre société detisser du lien entre tous les citoyens ;
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amplifier les programmes d'aides aux entreprises qui s'engagent dans une démarche dediversité (Charte de la Diversité, Plans de diversité, managers de la diversité) et octroyer unlabel spécifique à celles respectant ce principe de diversité dans leur politique de recrutementet de promotion interne,
l’obtention de ce label conditionnant l’accès aux marchéspublics
;
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renforcer les services de consultants de la diversité : ces consultants sont à la disposition desemployeurs pour les sensibiliser aux enjeux de la diversité et les guider vers l'utilisation deméthodes d'évaluation et d'implémentation qui tiennent compte des besoins de l'entreprise ;
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développer une information spécifique à destination des populations d'origine étrangère. Lescanaux classiques d'information sur les offres d'emploi ont plus de mal à pénétrer dans certainsquartiers et certaines couches de la population bruxelloise. Comme l'a fait le Ministre bruxelloisde l'Emploi lors des campagnes de recrutement de sapeurs-pompiers, il est impératif, enparticulier pour les pouvoirs publics, de développer des outils de communication qui s'adressentspécifiquement à ces quartiers et ces couches de la population ;
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implémenter des incitants fiscaux en faveur des entreprises qui engagent des demandeursd’emploi issus de quartiers très touchés par le sous-emploi ;
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doter les Régions d'outils performants pour mesurer la diversité et quantifier la discrimination àl'embauche. A cet égard, il convient d’adopter le mécanismede
monitoring ethnique
, qui doiveviser aussi bien l’embauche que le parcours professionnel. Les données ainsi récoltées, doiventêtre sécurisées et traitées par des organismes universitaires, conformément à la législation surla protection de la vie privée. Au-delà des nécessaires études longitudinales, il faut nous doterd'une analyse annuelle selon le pays d'origine (et non plus seulement sur base de lanationalité).
 
Axe 4 : Conclure un nouveau contratsocial
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5. Garantir la protection des droits et libertésfondamentaux, notamment la liberté deconscience, en particulier en matière de port designes religieux distinctifs
Le cdH s'engage à fournir un cadre juridique clair permettant de garantir le respect du principe deneutralité tant dans la fonction publique que dans le milieu scolaire en rapport avec le port de signesreligieux distinctifs.Tout positionnement prohibitionniste ne peut qu’aboutir à une situation d’exclusion et au repli sur soialors que l’école doit être le lieu d’émancipation des jeunes et que l’émancipation des femmes passeau premier chef par leur inclusion au marché de l’emploi, notamment dans la fonction publique.
A. Port du foulard à l’école
La position défendue par le cdH s’inspire et est en parfaite conformité avec les décrets « neutralité »du 31 mars 1994 et du 17 décembre 2003, les articles 19 et 24 de la Constitution et l’article 9.1 de laConvention européenne des droits de l’Homme.Comme cela a été rappelé en 2002 par le Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre leRacisme, il n’existe aucune base juridique pour empêcher une personne d’exprimer un signed’appartenance religieuse, pour peu que cela soit dépourvu de prosélytisme, que cela n'empêche pasla participation à tous les cours et que cela ne remette pas en question la mixité scolaire.Dans une société intelligemment pluraliste, il n’est pas question d’imposer à tout le monde uneuniformité qui nierait ces signes d'appartenance.
Le cdH propose de :
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réaffirmer la neutralité de l'enseignement officiel et de lever toutes les formes de discriminations,notamment celles liées aux convictions philosophiques et religieuses ;
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d'autoriser le port du foulard dans l'ensemble des établissements du réseau de la Communautéfrançaise, cette autorisation étant assortie de conditions, notamment : le respect par l’élèvedu projet pédagogique de l’école (notamment l’obligation de suivre tous les cours), l’interdictiondu prosélytisme au sein de l’établissement scolaire, le respect du principe général de mixitéscolaire et l’interdiction d’arborer un quelconque vêtement couvrant visage et mains, ne serait-ceque pour d’évidentes raisons de reconnaissance et de sécurité publique ;
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ne prévoir l’interdiction (individuelle et exceptionnelle, toujours), en cas de non-respect duRèglement d’ordre intérieur, que comme recours ultime d'un processus de dialogue avec l’élèveconcernée, ses parents, les équipes pédagogiques ainsi que les structures de concertation ausein de l’établissement scolaire ;
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étendre l’autorisation du port du foulard, pour les élèves inscrites dans une année d'études dont leprogramme comporte des stages, aux entreprises, bureaux, agences, administrations,
 
associations et autres établissements, la seule dérogation à cette extension ne pouvant trouver sasource que dans des impératifs de sécurité dûment motivés.
B. Port du foulard dans la fonctionpublique
La mise en œuvre d’une politique souple et non-prohibitionniste en matière de port du foulard dans lafonction publique contribuera au respect des convictions de chacun et au pluralisme d’affirmation,seule manière d’envisager une société réellement tolérante et multiculturelle.De surcroît, l’interdiction du port du foulard dans la fonction publique constituerait une discriminationsupplémentaire à destination des femmes, accentuant leur précarisation et leur exclusion, encontradiction flagrante avec l’objectif poursuivi : l’émancipation.Le cdH défend une fonction publique neutre et objective, pluraliste, sans appartenance politique.
Le cdH propose de :
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lever toutes les formes de restrictions liées aux convictions philosophiques ou religieuses pour l'accès à la fonction publique, à l'exception des fonctions incarnant l'autorité et la puissancepublique (magistrature et police) pour lesquelles certaines garanties (ne pouvant toutefoiséquivaloir de fait à une interdiction) peuvent être envisagées ;
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réaffirmer la distinction claire entre la neutralité et l’apparence de neutralité : le port d’un signereligieux ou philosophique, ici le foulard, n’est pas plus une menace pour la qualité du servicerendu à la population que l’absence de port est un gage de neutralité à l’égard du public.
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A. S’engager sur la voie desaccommodements raisonnables
Cette notion juridique, ayant fait ses preuves au Québec, est issue de la jurisprudence associée aumonde du travail. Elle désigne une forme d’assouplissement visant à combattre la discriminationcausée par l’application stricte d’une norme qui, dans certains de ses effets, porte atteinte au droit àl’égalité d’un citoyen.Les accommodements raisonnables permettent de renforcer les mécanismes de médiation pour untraitement plus efficace des conflits.Les demandes sont toujours analysées en tenant compte de trois conditions : le coût del’accommodement doit être raisonnable, l’accommodement ne doit pas entraver le fonctionnement del’entreprise ou du service, il ne doit pas non plus atteindre les droits d’autrui.
Le cdH propose de :
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raliser etinstitutionnaliser les pratiques d’harmonisation coulant du principed’accommodement raisonnables. 
C. Promouvoir la diversité culturelledans l’enseignement
Copmleter avec la proposition :

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