L
’un de ses nombreux essais,
Système de labande dessinée
, vient d’être traduit au Japonet est aussi, aux Etats-Unis, l’unique référenceeuropéenne. Thierry Groensteen, critique, théoricien,éditeur, enseignant, conférencier, évoque son obstina-tion – heureuse – à traiter de bande dessinée depuistrente ans. Son parcours, illustratif de la situationd’un art, fait l’objet d’une exposition à la médiathèqueFrançois-Mitterrand de Poitiers.
L’Actualité. – Quelle est l’origine de votre intérêtpour le 9
e
art ?Thierry Groensteen. –
Le fait d’être belge signie
déjà qu’on est tombé, petit, dans la bande dessinée. J’aiappris à lire en pleine heure de gloire des hebdoma-daires
Tintin
et
Spirou
. Ensuite il y a des inclinationspersonnelles. J’ai toujours aimé écrire et dessiner, j’aitoujours été un grand lecteur de livres pas seulementde bande dessinée. Mais je n’ai jamais eu le desseinde dédier ma vie à la bande dessinée. En Belgique, j’aiétudié le journalisme et c’est plus tard, en France, où jeme suis installé en 1989, que j’ai passé un DEA et undoctorat en lettres modernes sur la bande dessinée.Journaliste free-lance, je n’écrivais pas de façon exclu-sive sur la bande dessinée. Puis j’ai fait un premier livre,en 1980, consacré à Tardi. Il a été remarqué, m’a ouvertles portes du magazine
A Suivre
... Petit à petit, je me suisfait une douce violence et je me suis spécialisé.
L’observateur
de la bande dessinée
La médiathèque de Poitiers offre une carte blancheà Thierry Groensteen jusqu’au 27 février, manifestationqui retrace le parcours étonnant d’une«vie pour la bande dessinée».
Entretien
Astrid Deroost
Photo
Claude Pauquet
portrait
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L’ActuALité Poitou-chArentes
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n° 87
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