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CSe / cse / Info-1541-1.00 / 11.Février 05. CRUSH SYNDROME1 / 2Dernier enreg. le : 2005-05-11
Hôpital de La Chaux-de-Fonds Service des Urgences
11 Février 05 Auteurs : C. Sénéchaud Responsable :Dr C.Sénéchaud
SYNDROME DECOMPRESSION :
« CRUSH SYNDROME»
Le crush syndrome est une manifestationsystémique, consécutive à la lésion des cellulesmusculaires, par pression/écrasement.
Le Crush syndrome a été essentiellement décrit chez desvictimes des bombardements, à Londres durant la seconde guerremondiale. Libérées, après plusieurs heures passées, compriméespar des décombres, parfois sans lésions majeures apparentes, lesvictimes décédaient dans un tableau d’insuffisance rénale aigüe.Si le Crush syndrome reste essentiellement connu des sauveteurstravaillant sur des personnes ensevelies (tremblement de terre…) ;on peut le rencontrer également (bien que dans une moindremesure !) dans nos conditions de travail. Son risque de survenuedépendant de la masse musculaire concernée (une main écraséedonnera lors de la décompression, un probable syndrome de logelocal, mais en aucun cas un crush syndrome !Par contre l’individu dont les deux cuisses ont été écrasées par unpanneau de chantier et que l’on ne peut libérer que plusieursheures après, court bien des risques d’en être victime.Le syndrome de compression devrait plus justement être appelé« syndrome de décompression » ou de «syndrome de reperfusionmusculaire après ischémie », car il est en fait
déclenché par ladécompression
d’une masse musculaire écrasée ou larevascularisation d’une masse musculaire ischémique.
C’EST LA DECOMPRESSION QUI ENTRAINE LE SYNDROME !
Si le crush syndrome est la manifestation « globale » de lareperfusion, le syndrome de loge, lui en est la manifestation« locale ». Le muscle ischémique est douloureux, tendu, incapablede mouvements, l’innervation sensitive, très sensible à l’ischémie,occasionne des paresthésies (fourmillements) distalement. Parcontre, il n’est pas impossible que des pouls distaux soientperceptibles, car seule la vascularisation périphérique (musculaire)est interrompue par la compression (à l’exception évidemment descompressions extrêmes qui interrompent tout flux sanguin, dansles troncs principaux également !).L’œdème de lamusculature, enserréedans un fascia inextensible,va aggraver l’ischémie , etseule la fasciotomie(incision des fascias) enurgence, pourra permettrede sauver la musculatured’une nécrose.Dans notre environnement, nous avons bien plus dechances d’être confronté au syndrome de loges d’un membrecomprimé durant une période d’inconscience, voire chez unepersonne âgée ayant chuté et incapable de se mobiliser et qui vapasser la nuit dans cette position.Les informations ramenées par les intervenants sur place sontessentielles. Car seul le contexte devra faire suggérer le problèmechez une victime généralement retrouvée inconscienteComment, dans quelle position a-t-on trouvé la victime ?Sur quel type de sol se trouvait-elle ?Combien de temps est-elle restée dans cette position ?Y a-t-il une raison pour laquelle la victime est restée danscette posiiton ? (= une raison à son inconscience ?)L’origine du Crush syndrome est la la rhabdomyolyse. C’està dire la destruction musculaire. Lors de la souffrance d’unemusculature écrsée/comprimée, une cascade d’événements vapermettre au calcium extracellulaire, de pénétrer dans les cellulesoù par action pathologique sur l’actine et la myosine quicomposent le muscle il va entraîner la nécrose de la fibremusculaire.Avec la nécrose, ce sont de larges quantités de potassium, demyoglobine, de créatine-kinase (CK) et d’urates qui peuvent êtrelibérés dans la circulation.En temps normal, la concentration plasmatique de myoglobine esttrès basse (0-0.003mg/dL). Si plus de 100mg de musclesquelettique sont détruits, les capacités de fixation del’haptoglobine sont dépassées et la myoglobine excessive devient
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