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Le 28 mai 2010
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Les mois se suivent et la crise perdure. Dans ce climat peu favorable pour l’Entreprise et pour les Hommes, l’actualité RH est essentiellement tournée vers le constat du désenchantement et vers la recherche de solutions.

Nous avons sélectionné pour vous les meilleurs articles parus sur le sujet parmi les nombreux
sites et blogues que nous suivons et les avons regroupés dans ce numéro.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.
L’équipe TerraNueva.
Site:http://terranueva.net

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Le 28 mai 2010 – Marie-Laure Tréton

"Avec un recul de leur croissance de 2,1 % en 2009, la crise n’a pas épargné les prestataires de formation, selon l’enquête annuelle de la Fédération de la formation professionnelle (FFP), qui prévoit une année 2010 plutôt tiède.

Si les prestataires formation accusent le coup de la crise, ils résistent plutôt bien… Avec 1,161 milliard d’euros en 2009, le chiffre d’affaires des 400 adhérents de la fédération de la formation professionnelle (FFP) reste stable par rapport à 2008 (1,186 milliard d’euros), selon l’étude annuelle de la FFP.

En revanche, la croissance du marché ralentit nettement depuis deux ans, et accuse même un léger repli de 2,1 % en 2009. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2010, même si les

prestataires se montrent plus optimistes, avec + 1,4 % de croissance envisagée.

Côté nouveautés, la FFP a sondé pour la première année ses adhérents sur leur positionnement vis-à-vis du e- learning.

Des conclusions intéressantes, qui montrent une émergence du marché de la formation en ligne : 27 % des prestataires en réalisent, principalement en formation intra entreprise (61 %), ou en inter via des offres standards en langues ou en informatique.

Si
l’étude

n’indique malheureusement pas le poids du e-learning dans le CA des organismes,

ces

derniers affirment que 64 % des entreprises sont désormais preneuses de cette solution. Une demande à mettre sans doute en lien avec la recherche croissante de formations individualisées pour les salariés."

Si le e-learning émerge dans les
pratiques,
les

organismes devront s’adapter à une demande

croissante
de
formations individualisées." (1)
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La France a beau rattraper à grands pas son retard en matière

d'internet,

l'e- éducation est un domaine dans lequel elle est encore à la traîne par rapport aux États- Unis.

"Pour les Américains, la formation à distance via le web est devenue une composante essentielle du système éducatif, et elle se développe très vite. Plusieurs universités proposent leurs MBA en ligne.

L'un des plus connus est celui de Duke University, en Caroline du Nord.

Les
élèves

sont sélectionnés parmi des étudiants du monde entier, 90 % des cours se font via le Net, les 10 % restant exigeant la présence de l'élève sur le campus deux semaines en début d'année" (2)

"L’arrivée du e-learning en France a été jusqu’alors emprunt de suspicion, comme l’est un ensemble de solutions plaquées sur des problèmes qu’on n’a pas encore eu le temps de se poser. Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs, que le monde de la formation professionnelle se doit d’intégrer des “corps étrangers” à sa propre culture.

Le e-learning est issu du monde managérial. Il fait partie d’une suite logique de concepts de la même famille qui, en leur temps, ont bousculé nos mêmes repaires, comme “ressources humaines” dans les années 1960 et “capital immatériel” dans les années 1980-1990.

Tous ces termes pénètrent petit à petit les métiers de la formation et y provoquent une sorte d’acculturation, où la notion- même de “formation” est en train d’être absorbée par celle de “développement

des compétences”, pour laquelle l’individu est une ressource de l’entreprise

qui
devient
“apprenante” à sa place et
produit
de
l’“intelligence
collective”.
Plus de 65 % des utilisateurs
se situent dans les entreprises
de plus de 1 000 salariés.

25 % se répartissent dans les entreprises allant de 200 à 1 000 salariés. La vision sur les 10 %

restants est très vague, et celle concernant les TPE est presque nulle.

Le e-learning n’a pour l’instant pas plus favorisé que tout autre moyen ou dispositif, l’accès à la formation pour les moins formés, principalement les salariés des PME. Une étude de l’Agefos- PME révélait, l’année dernière,

que 75 %de ces salariés
n’avaient suivi aucune heure de
formation depuis trois ans.
Les
pourcentages
sont

quasiment identiques à ceux de la formation en général. Il n’y a donc qu’un pas à franchir pour penser que le e-learning contribue à faciliter la formation de ceux qui en bénéficiaient déjà... " (3)

Sans se substituer totalement aux processus de formation classiques, le e-learning a de nombreux avantages et peut aisément s'intégrer à toute démarche de progrès :

Le e-learning permet

à l'entreprise de faire des économies sur les frais de déplacement et d'organisation, de renforcer les pré-acquis avant une session de formation dédiée aux simulations et mises en application, de promouvoir le travail collaboratif, de favoriser la formation d'un grand nombre de personnes dans un temps limité.

Traditionnellement orienté vers les acquisitions en bureautique et en langues, le e-learning peut être aisément intégré à la

formation au management, à la
vente ou à la communication.

La commission européenne propose une définition très large du e-learning :

« Utilisation des nouvelles technologies multimédia et de l’Internet pour améliorer la qualité de l’apprentissage en facilitant l’accès à des ressources et des services, ainsi que les échanges et la collaboration à distance ».

C'est dans cette optique que le
cabinet TerraNueva propose
désormais à ses clients des
modules spécifiques
s'appuyant sur les
technologies de l'Internet.

Pour plus d'informations
concernant l'un de vos projets,
veuillez nous contacter par mail,
téléphone ou courrier.

Sources :
(1) Seformer.com
(2) UniversitySurf.net -ELearning: la
France
timorée,
devenir e-
enseignant
(3) Dossier CentriInffo - E-learning :
où en est-on ?
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Le 22 avril 2010 – IndiceRH.com

Les DRH prennent conscience chaque jour qui passe des dangers de la fuite des savoirs.

Surtout dans les PME ou le départ en retraite de certains collaborateurs expérimentés peut occasionner des dommages parfois irréversibles quand à la pérennité de l'entreprise.

Finalement il en aura fallu du temps pour les entreprises, entre un discours très attaché à une vision humaniste des RH et des actes

pas
toujours
en

adéquation. L'urgence a fait le reste, car n'ayons pas peur des mots, la survie de l'entreprise passera toujours par la case Compétences et savoirs.

Reconnaître les immenses savoirs et compétences clés que détiennent les collaborateurs, surtout quand il s'agit de séniors ou de salariés sur lesquels l'entreprise ne compte plus, doit inciter les DRH à la plus grande vigilance.

Ces derniers proposent donc aujourd'hui une gestion plus qualitative des Ressources humaines pour conserver la mainmise

des
savoirs
indispensables.
Papy Boom, Generation Y, et
un changement de mentalités.

La société a bien changé depuis la fin de l'entreprise paternaliste, dans laquelle le salarié obtenait bien plus qu'une simple rétribution salariale.

Cette seconde maison comme se plaisaient à le raconter les historiens, faisait coïncider Vie privée et Vie professionnelle, le salarié mettait son destin professionnel entre les mains d'une entreprise protectrice qui l'accompagnait jusqu'à la fin de sa vie.

Désormais ce modèle n'a plus cours, chaque entreprise est un lieu de passage provisoire pour des

collaborateurs

qui maximisent leur intérêt sur différents axes que sont les salaires, les compétences, la qualité de vie au travail.

Des que l'entreprise ne répond plus à leurs attentes, ils la quittent sans regret. Il n'y a plus aussi cette forme de soumission à l'entreprise, les collaborateurs parlent d'égal à égal, abordent tous les sujets sans crainte ni reproche et font même preuve d'un certain culot.

D'ou une certaine difficulté quand il s'agit de partager l'information, d'ouvrir un peu leur territoire pour partager connaissances et compétences.

Des savoirs explicites et
d'autres plus implicites.
Les
salariés
sont

donc dépositaires d’une mine de savoirs - familiarité avec les procédures, expertise métier, contacts - que les entreprises doivent

impérativement conserver. Mais la réussite n'est pas toujours au rendez vous.

Des outils de gestion des
compétences
nécessaires
mais pas toujours suffisants

En premier lieu, toutes les entreprises n'ont pas toujours les moyens de mettre en place des solutions logicielles de gestion des compétences. La mise en place de ce type d'outils suppose d'abord de savoir ou se situe avec exactitude la connaissance afin de la maitriser.

Le "Knowledge Management" la capitalisation des connaissances, via des logiciels spécialisés, suppose donc une démarche globale de l'entreprise et surtout l'adhésion très forte de la direction à ce type de projet. Essentiellement l'apanage des grands groupes au contraire des PME/PMI, les projets de gestion des compétences traduisent une forme d'inégalité face au traitement

de

l'information stratégique. Et pourtant les enjeux sont là.

Susciter
une

dynamique d'ouverture et de partage de l'information via le tutorat et les jeux de management

En second lieu et en dehors de
ces
savoir
explicites
et

mesurables, existent tout un tas de savoirs implicites, qui font la renommée d'une entreprise, la reconnaissance et la valeur des collaborateurs.

Mais transmettre les secrets et les « ficelles » du métier n'est pas chose aisée quand on construit au fil des ans, un savoir faire considérable.

Pour inciter au partage, les entreprises ne recourent pas à des logiciels mais mettent en place des démarches de tutorat, de mentorat notamment quand il s'agit pour un sénior de prendre sous son aile un jeune diplômé.

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