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Sujet :
L
’idée d’inconscient exclut
-
elle l’idée de liberté
?
Il nous arrive souvent de commettre des lapsus. Nous nous souvenons parfois de rêves
dont le sens nous échappe complètement. Une pensée nous traverse l’esprit que nousn’avons jamais sollicité.
Tous ces actes se hissent au niveau de la conscience mais laconscience ne parvient pas à les expliquer. Si on postule que ces actes ont un sens caché,
qu’ils plongent leur origine dans l’inconscient, on remet en cause la toute puissance de la
conscience, sa souveraineté, et par là même la liberté du sujet.Nous continuons néanmoins à faire des choix en toute lucidité, en toute conscience.
Autrement dit, l’idée d’inconscient ne remet pas totalement en cause notre capacité à faire
des choix délibérément. Ain
si, l’idée d’inconscient, si elle n’exclut pas purement etsimplement l’idée de liberté, ne nous conduit
-elle pas
cependant à redéfinir l’idée de
liberté
? L’enjeu du sujet est de savoir si la liberté dont nous croyons faire l’expérience
quand nous choisis
sons A plutôt que B n’est qu’une illusion.
 
Nous montrerons dans une première partie que l’idée d’inconscient remet en cause une
certaine idée de la liberté comme souveraineté absolue de la conscience sur le sujet. Nousverrons dans une deuxième partie que
l’idée d’inconscient permet en fait au sujet dereconquérir sa liberté parce qu’elle oblige le sujet à plonger dans
les racines du moi.
Finalement, nous montrerons que l’idée d’inconscient, au lieu d’exclure l’idée de liberté,
permet de mieux la définir, autrement dit de mieux comprendre le sujet.
I.
 
L’idée d’inconscient exclut l’idée de liberté si par liberté on entend l’autorité absoluequ’a le moi sur lui
-même :
1.
 
L’idée d’inconscient telle qu’elle est formulée par Freud remet en cause une
certaine idée de l
a liberté, celle d’une conscience toute puissante
Freud montreque les données de la conscience sont lacunaires ;2.
 
Si on ne retrouve pas une telle idée chez Descartes, Descartes admet néanmoins
que la conscience est soumise parfois à l’influence des «
 
passions de l’âme
»,
autrement dit à l’influence du corps sur l’âme
 
pas d’inconscient psychique chez
Descartes mais un inconscient organique en quelque sorte qui montre bien que
l’esprit n’
est pas comme un « pilote en son navire »
 
souveraineté de l’esprit
remise en cause par le corps ;3.
 
Si la conscience o
u l’esprit est déterminé, alors il n’est pas libre
 
ce n’est pas ce
que dit Freud
 
l’inconscient n’exclut pas l’idée de liberté mais les pulsions quisiègent dans l’inconscient mettent le moi sous pression
constante (décrire dequelle manière le moi fonctionne) ; ces pulsions chercheront toujours à ressurgirsous une forme ou une autre (lapsus, rêve, acte manqué et symptômes) ;4.
 
Dans les cas les plus extrêmes, l’individu, victime du retour du refoulé, semble
avoir perdu toute autorité sur lui-même
prendre exemples
malade est aliéné
par ses symptômes, preuve que l’autorité de
la conscience est bien faible
lesujet ne se pourrit pas la vie (Gattégno) pour le plaisir.
Transition
:
Certes la conscience n’est pas toute puissante mais peut
-on se contenter de ceconstat ?

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