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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
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Des pirogues
archéologie
Charentes, que nous qualifions d’archéologie préven-tive, a été multiplié par quatre. En effet, depuis cettedate, une organisation plus rationnelle a permisd’augmenter l’ efficacité de nos services. De fait, nousnous plaçons maintenant dans le groupe des direc-tions régionales dont les pratiques patrimoniales sont les plus efficaces et les plus constantes»,
souligneJean-François Baratin, conservateur régional de l’ar-chéologie. Par opposition aux fouilles programméesuniquement motivées par des objectifs de recherchescientifique, l’archéologie préventive représente 80%des interventions sur le terrain. Ainsi les travauxd’aménagement du territoire con-duits en Poitou-Charentes ont livrébeaucoup de nouvelles données ar-chéologiques.A Oiron, les travaux de réaménage-ment de la cour du château ont révéléles fondations d’une partie de la for-teresse médiévale. Cette mise au jourfournit de précieuses informations,notamment des dates précises, surl’évolution du château, du MoyenAge à la Renaissance.Dans la Vienne, le chantier de cons-truction de la station d’épuration de laFolie près de Poitiers, a livré un habitatmoustérien particulièrement bien con-servé
. «Aucun des éléments du site n’avait été déplacé depuis son recouvrement, ce qui est particulièrement intéressant car cela nous donne une vision quasi eth-nographique de ces habitats»,
précise Jean-FrançoisBaratin. En outre, le chantier a révélé une sépulturecampaniforme relativement rare et bien conservée.En Charente, la construction de la déviation de laNationale 10 à Roullet-Saint-Estèphe a dévoilé deuxensembles distincts: un habitat médiéval entouré destructures artisanales dont la fonction n’est pas en-core déterminée ainsi qu’une nécropole protohistori-que à enclos circulaire.
UN HABITAT MÉROVINGIEN EN BOISPRÈS DE SAINTES
En Charente-Maritime, lors de l’aménagement de laZAC de Saint-Georges-des-Côteaux à Saintes, la dé-couverte d’un ensemble d’habitations sur une éten-due de 25 hectares permet d’observer le passage d’unevilla gallo-romaine à un groupe de fermes et d’instal-lations agricoles d’époque mérovin-gienne et carolingienne.
«Pour la pre-mière fois en Poitou-Charentes, nous pouvons étudier un habitat mérovin-gien en bois»,
note le conservateur.Régulièrement prospecté depuis plu-sieurs décennies, le cours de la Cha-rente a livré cette année une quinzained’épaves. En 2000, un plongeur ama-teur localisa plusieurs épaves de pi-rogues monoxyles (creusée dans unseul tronc) à Dompierre-sur-Cha-rente, entre Saintes et Cognac. En juin 2001, une opération de sauvetagede quinze jours, est alors menée parEric Rieth, chercheur au CNRS et spé-
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epuis 1996, le volume des activités ar-chéologiques générées par l’utilisationcontemporaine des sols en Poitou-
au fond de la Charente
Belle moisson pour les archéologues en 2001, comme entémoigne Jean-François Baratin, conservateur régional
Par
Anh-Gaëlle Truong
Ci-dessus :Détail de lapirogue deDompierre-sur-Charente étudiéepar Eric Rieth.Ci-contre : Vasede la civilisationcampaniformedécouvert à LaFolie (ph. LaureSalanova).

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