I.
Qu’est
-
ce qui fait l’œuvre d’art
?
1.
La beauté de l’œuvre
?
→
u
ne œuvre d’art doit
-elle belle ? Problème = comment définirle beau ?
a.
Le beau, une notion relative
La beauté est subjective : des goûts et des couleurs, on ne discute pas ; à chacun ses goûts.
En réalité la beauté n’est pas purement subjective
: notre perception, notre sentiment du beau esten partie conditionné par LA CULTURE. La culture nous renvoie une certaine image du beau.
A la culture s’ajoute également L’ÉPOQUE. Or le beau varie de culture à culture et d’époque à
époque. Autrement dit, au rel
ativisme subjectif s’ajoutent deux nouvelles formes de
relativisme : le relativisme culturel et le relativisme historique : si chaque culture et chaqueépoque semblent définir des « canons » de la beauté, ces « canons » ne sont pas invariables ouuniversels mais bien relatifs.
b.
Le beau et l’agréable
Pour Kant, L’AGRÉABLE
est fondé sur un «
sentiment personnel et privé
»
→
ce qui m’estagréable ne l’est peut
-
être pas pour quelqu’un d’autre
; ce qui me plaît ne plaît pasnécessairement à autrui. Mais « il en va tout autrement du beau » :
quand on affirme quequelque chose est beau
, on attend des autres qu’ils éprouvent la même satisfaction
; on compte
sur l’adhésion des autres
;
on exige même leur adhésion
→
beau = CE QUI PLAÎTUNIVERSELLEMENT SANS CONCEPT
→
ce qui plaît universellement
= universalité du
beau (si je trouve un paysage beau, j’attends des autres qu’ils éprouvent le même sentiment) +
sans concept
= on ne peut pas démontrer à quelqu’un que quelque chose est beau
.
c.
Le beau et l’harmonieux
La beauté doit être harmonieuse
: la belle représentation d’une chose suppose qu’on respecte
certaines proportions : si un élément est trop gros ou trop petit par rapport à un autre, la
représentation n’est pas belle
→
c
omment définir l’harmonie
?
Vitruve, architecte romain,énonce des canons de la beauté fondés sur des proportions mathématiques. Ce sont ces canons
qu’on retrouve dans le dessin de
Léonard de Vinci : HOMME DE VITRUVE représente uncorps parfaitement proportionné.
d.
Le beau et l’art contemporain
L’art contemporain adopte une démarche transgressive
: harmonie
→
disharmonie ; symétrie
→
dissymétrie ; etc.
→
le beau n’est plus une caractéristique essentielle de l’œuvre
:
ex
=FONTAINE DE DUCHAMP ; BOÎTES D
E MERDE D’ARTISTE DE MANZONI
;SHOW THE WHOLE DE BURDEN ; PERFORMANCE DE GUNTHER BRUS ; ETC.
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