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Denis Roche : Temps terrien en Poitou

Denis Roche : Temps terrien en Poitou

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Création - Article : Denis Roche, Temps terrien en Poitou. Considérations de l'écrivain et photographe sur le Poitou, qui l'a séduit, et sur la photographie. Entretien avec Denis Roche réalisé par Jean-Luc Terradillos. Illustration : photo par Denis Roche.
Création - Article : Denis Roche, Temps terrien en Poitou. Considérations de l'écrivain et photographe sur le Poitou, qui l'a séduit, et sur la photographie. Entretien avec Denis Roche réalisé par Jean-Luc Terradillos. Illustration : photo par Denis Roche.

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09/06/2012

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24
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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
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N
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56
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Denis Roche
littérature et la photographie, dit-il à cette occasion. Cesont deux esthétiques différentes. L’acte photographi-que se distingue des autres activités humaines parceque c’est un instantané. En une fraction de seconde, laphoto est pleine, il n’y a rien à compléter.»
L’Actualité. – Qu’est-ce qui vous a attiré en Poitou?Denis Roche. –
Je suis venu dans le Poitou parce que je voulais acheter une maison de campagne. Cela s’estfait par hasard. Des amis avaient une maison en Tou-raine du sud, près de Preuilly. Comme ils se sentaientun peu seuls, ils nous incitaient à chercher pas loin dechez eux. Aux yeux de nos amis parisiens, Tourainedu sud ou Poitou, c’est très différent – le pire étantl’été que nous avions passé dans le Cantal, alors qued’habitude nous allions au Mexique, en Inde… Le bidele plus éclatant.Un agent immobilier a attiré, le premier, notre atten-tion sur la frontière entre la Touraine et le Poitou. Ilnous faisait visiter des maisons abominables et, à unmoment donné, nous avons traversé la Creuse. «Vousverrez, c’est autre chose», dit-il. La Touraine, c’est lavieille terre royale, quand la France était toute petite.Le Poitou fut longtemps une terre anglaise et cela sesent encore. Un de mes voisins, un paysan, m’a dit«ils se sentent chez eux» en parlant des Anglais.La différence se perçoit dans le paysage. Quand onest dans un vallon – notre cas – on est beaucoup plusplanqué que dans une vallée de la Touraine. Ma vi-sion du Poitou est cependant limitée. J’y viens depuis
création
Considérations de l’écrivain et photographesur le Poitou, qui l’a séduit, et sur la photographie
Entretien
Jean-Luc Terradillos
Temps terrien
trois ans et demi seulement, et dans un périmètre as-sez restreint, entre Poitiers, La Roche-Posay et Châ-tellerault. J’aime la campagne profonde.
On dit les Poitevins fermés sur eux-mêmes.
Pas du tout, en tout cas dans la campagne. J’ai mêmeété surpris par la gentillesse des gens. Je connais bienl’Auvergne et la Provence, des régions où l’on est as-sez mal accueilli. Ici, je m’attendais à une réserve légi-time vis-à-vis de Parisiens possédant une résidence se-condaire, et des étrangers installés à l’année. Au con-traire, je suis stupéfait par le côté débonnaire des gens,des paysans, des commerçants. Il est vrai que c’est unerégion de passage. Des Sarrasins, des Anglais ont faitsouche. Près de chez moi il y a des Barbarin et desTartarin. Les gens me disent que c’est la déformationdu mot sarrasin. Ils en rient. C’est très bien.
Pourquoi faites-vous peu de photos dans le Poitou?
Peut-être ai-je besoin d’être un peu agité pour fairedes photos, d’être ailleurs. Quand je viens ici, je suischez moi, dans la tranquillité. Je vaque à mes occupa-tions de terrien.D’ailleurs j’ai mis très longtemps avant de compren-dre que je pouvais faire des photos chez moi, à Paris.Je ne sais pas pourquoi. Je suis un bureaucrate à pleintemps aux éditions du Seuil. J’écris des livres, je pu-blie de la littérature contemporaine, j’ai affaire à desécrivains. Donc quand je deviens photographe, je passedans un autre monde. Je suis quelqu’un d’autre. Je nefréquente pas les mêmes personnes. C’est probable-ment la raison pour laquelle la photographie a long-temps coïncidé avec les vacances, quand j’étais ailleurs.
La photographie n’est pas une discipline?
Pas du tout. Je peux rester des mois sans faire une photo.
Vous êtes donc un amateur?
Oui. Totalement.
en Poitou
Denis Roche apublié récemment
Le Boîtier de mélancolie 
(Hazan,1999). Gilles Moralui a consacré uneimportantemonographie,
Denis Roche. Les Preuves du temps 
, publiéelors de l’expositionà la Maisoneuropéennede la photographieen 2001.
I
nvité à Poitiers par l’Université et l’Office du livre,Denis Roche a présenté une sélection de sa «photo-autobiographie». «Il n’y a aucun rapport entre la

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