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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
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tent d’imaginer que la Gaule pos-sédait là un des plus grands théâ-tres de l’époque, pouvant accueillir10 000 personnes. Ce que l’archéo-logie aérienne a pu découvrir, c’estque l’édifice était ceint de rues surenviron 80 ha, dont il ne reste riena priori. Alain Ollivier, archéolo-gue municipal à Poitiers, survole lenord de la Vienne depuis 1976 lorsdes missions confiées par le Ser-vice régional de l’archéologie. Pi-loté par Serge Audouin dans unCesna 150 de l’aéroclub du Poitou,il a ainsi repéré environ 1 500 sitesdans cette région, datant du Néoli-thique à la fin de la période ro-maine. Les images sont ensuite trai-tées à l’ordinateur; les dessins etplans qui en résultent vont alorsenrichir la Carte archéologique dela France.
TROUS DE POTEAUX
A partir de trous de poteauxmis au jour dans un chantier defouilles, les archéologuespeuvent reconstituer desbâtiments. Ce fut le cas en1976, sur le site protohistoriqued’Antran, dans la Vienne, oùJean-Pierre Pautreau et sonéquipe on découvertd’énigmatiques traces au sol.Il s’agissait de vestiges d’unbâtiment en bois, datant duBronze final, et d’une tailleimpressionnante: 46 m delong sur 17 m de large et,selon les hypothèses, environ10 m de haut, le tout supportéau centre par 5 poteaux d’undiamètre supérieur à un mètre.L’usage de cette énormeconstruction demeure imprécis.Sa maquette (F. Boutet) estconservée au musée Sainte-Croix de Poitiers.
BAN WANG HAÏ
Jean-Pierre Pautreau,responsable de la missionarchéologique française enThaïlande, vient de publier sesrecherches, menées avecPatricia Mornais et Tasara Doy-Asa, sur un cimetière de l’âgedu Fer en Thaïlande du Nord.Ed. Silkworm Books
Reliefs vus du ciel
Alain Ollivier prospecte de mai à finaoût. «Les années de sécheresse sontles meilleures, dit-il, car la rareté dela végétation renforce les effets decontraste. Les lignes claires révèlentdes structures en élévation. Dans unterrain sec, les murs enfouis sontencore plus secs, donc plus clairs etplus visibles. Sur les photos aérien-nes du Vieux-Poitiers, on détecteaisément les rues et les trottoirs. Quantaux zones sombres, elle correspon-dent à des structures en creux, detype cave ou escalier. En outre, quandla lumière est rasante, le moindrepetit relief, invisible au sol, produitune ombre portée.»Certaines cultures possèdent unexcellent pouvoir révélateur,comme les céréales, les petits poisou le colza. En revanche, on nevoit rien en survolant des champsde maïs irrigué.Alain Ollivier a découvert unecentaine de villas gallo-romaineset quantité de petits sanctuaires,dont bon nombre en bordure de laroute menant de Vendeuvre àSaint-Jean-de-Sauves, deux citésimportantes à cette époque. Et denoter que les villas étaient tou- jours implantées en décalage parrapport à la voie romaine, commesi les propriétaires recherchaientla tranquillité.
J.-L. T.
Une partie dusite duVieux-Poitiers.On distingueparfaitement lequadrillage desrues.Ci-dessous :cette maquettepermetd’imaginer lastructure et lataille du grandbâtimentd’Antran dont ilne restait queles trous depoteaux.
A l a i n O l l i v i e r C h r i s t i a n V i g n a u d - M u s é e s d e P o i t i e r s
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es vestiges du Vieux-Poitiers,près de Châtellerault, permet-
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