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RENCONTREAVEC LA COMMUNAUTE HAÏTIENNESURLE PARRAINAGE
Réalisée par leLe 24 Avril 2010
Centre N A Rive de Montréal6971, rue St-DenisMontréal, Québec H2S 2S5
 
 
INTRODUCTION
Après le séisme du 12 janvier dernier, l’on a assisté à une mobilisationinternationale en vue de venir en aide à Haïti qui venait d’être si durement et sicruellement frappé. Des particuliers, des organisations, des pays se sontdéployés pour contribuer à soulager la douleur du peuple haïtien et leur fairesavoir qu’il n’est pas seul. Ces aides ont pris diverses formes allant de secoursmédicaux à l’acheminement de nourriture, en passant par l’envoi de logementsprovisoires ou encore, tel que l’a fait le Canada, la décision de faciliterl’immigration de certains ressortissants haïtiens.Toutes ces dispositions ont été fort bien accueillies, par l’ensemble de lapopulation, qui s’est sentie l’objet d’une attention particulière de la part denombreuses nations, notamment de la part du Canada. En effet, lesgouvernements fédéral et provincial, en concertation, ont arrêté certainesmesures portant sur le parrainage. Celles-ci ont soulevé une vague d’espoir auniveau de la communauté haïtienne du Canada et du Québec - toutparticulièment – dont nombre de ses membres ont, sans tarder, commencé àremplir les formalités pour faire venir certains proches.Malheureusement, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs : lesformalités n’étaient pas aussi simples qu’on voulait le faire croire, d’autant queles conditionnalités assorties à ces mesures dépassaient de loin les capacitésréelles de la plupart des membres de la diaspora haïtienne.Conscient du découragement et de la forte déception de la communautéet fidèle à sa mission de soutenir ses membres associatifs et individuels dansune perspective de défense et de promotion des droits et intérêts collectifs de lacommunauté haïtienne au Québec et au Canada, le CONACOH a organisé unerencontre avec des ressortissants d’origine haïtienne et tous ceux-là qui sesentaient concernés à un titre ou à un autre par ce dossier et son évolution. L’undes objectifs de cet évènement était de recueillir leurs doléances et suggestionsen vue de la préparation d’un cahier de charges à soumettre aux gouvernementsdu Canada et du Québec et aux autorités politiques.
 
 Une quarantaine de participants avaient répondu à l’invitation à participer à cetterencontre du 24 avril qui se déroulait au Centre NA Rive.Quatre panélistes devaient faire le point sur l’état des lieux du dossierparrainage. Il s’agissait de :
 
Madame Nathalie Landry
 
Monsieur Keder Hyppolite
 
Monsieur Serge Bien-aimé
 
Monsieur Joseph Jean GillesAprès les propos de bienvenue de laPrésidente du CONACOH, Mme NinettePiou, qui fit une mise en contexte de larencontre, Messieurs Keder Hyppolite etJoseph Jean Gilles rappelèrent lesdémarches menées à date, dans le cadre duparrainage. D’entrée de jeu, ils soulignèrentque les conditions pour y accéder sont, jusqu’à présent, très difficiles. De ce fait, lors d’une rencontre au cours du moisde mars avec des fonctionnaires responsables de l’immigration, ils leur avaientfait état des différentes difficultés auxquelles ont eu à faire face des membres dela communauté désireux de faire immigrer des proches. Ils avaient donc expriméclairement auxdits responsables le souhait de voir certaines améliorations afind’en faciliter l’accès. Ainsi, ils avaient suggéré de réduire le fardeau porté par le“parrain” en faisant passer la période considérée pour le parrainage de 5 ans à 1ou 2 ans tout au plus. De même, ils avaient proposé que le parrainé assumeégalement une certaine responsabilité face aux actes qu’il pourraitéventuellement poser.Cependant, à date, ces propositions n’ont eu aucune suite de la part duGouvernement.Ils firent savoir que la semaine prochaine, aucours d’une autre rencontre qui devra se teniravec des membres du Gouvernement, ils seproposent d’aller, une fois de plus, renouvelerle souhait de la communauté de voir un certainassouplissement au niveau des mesuresprises. Car, plus que contraignantes, celles-cisont même paralysantes : la simple questionde la responsabilité du parrain en est unexemple. En effet, lorsque l’on considère lasituation de la majorité des membres de la communaute haïtienne, très peu depersonnes pourront bénéficier de ce geste dit humanitaire.

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