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qui secouent le secteur depuis quelques années? Unesolution existe: miser sur des produits de qualité,bénéficiant d’une bonne image et valorisant nos spé-cificités régionales. L’élevage de la vache maraîchineréunit tous ces atouts. C’est une race locale, élevéesur les prairies des marais atlantiques et fournissantune viande goûteuse et tendre. «Jusque dans les an-nées 1950, la maraîchine, issue de la souche ven-déenne, comme ses cousines la parthenaise et la nan-taise, était élevée dans les zones de marais s’étendantdu sud de la Loire au nord de la Gironde, et surtout enVendée, berceau de la race, explique Bénédicte Ro-che, chercheur à l’Institut national de la rechercheagronomique (Inra), sur le domaine expérimental deSaint-Laurent-de-la-Prée (marais de Charente-Mari-time). Cette vache rustique de grande taille, dotéed’une solide force musculaire, était très appréciée pourla traction animale, pour travailler les terrains lourdsdes marais.» Grâce au travail obstiné mené depuis1987 par un groupe d’éleveurs réunis dans l’associa-tion de «valorisation de la race bovine maraîchine etdes prairies humides», accompagnée par l’Institut del’élevage et le Parc naturel régional du Marais Poite-vin, et avec le soutien apporté par l’Inra depuis 1995,la race maraîchine, qui avait quasiment disparu dansles années 1970, est aujourd’hui en voie de recons-truction. Des efforts couronnés de succès puisque lamaraîchine a vu son existence officiellement recon-nue en 1998 par le ministère de l’Agriculture, en tantque race bovine «à très petit effectif».Pour amorcer ce processus, les éleveurs ont utilisé untaureau de monte et des semences de reproducteurs derace parthenaise de type «ancien» pour inséminer qua-tre femelles présentant les caractères de la maraîchine:des animaux de grande taille, avec une robe «froment»,des muqueuses noires, des cornes en forme de lyre etde bonnes aptitudes laitières. Par acquisition de nou-veaux animaux du même type et par croisements suc-cessifs, le troupeau s’est petit à petit constitué. Quinzeans plus tard, on évalue à environ 900 têtes le cheptelde bovins maraîchins, répartis dans 31 élevages, es-sentiellement en Marais Poitevin. «Elevée de manièreextensive sur les prairies naturelles des marais, la va-che maraîchine fournit un lait riche et en quantité, etune excellente viande, ce qui en fait une bonne vacheallaitante», précise Bénédicte Roche. Valoriser cetterace et contribuer à rendre viables ces élevages, c’estaussi valoriser les prairies de marais aujourd’hui simenacées. Conscient de cet enjeu, Patrick Steyaert,directeur du domaine Inra, a développé, depuis 1995,un programme de recherche sur la maraîchine: ana-lyse des pratiques d’élevage, des modes d’organisa-tion des éleveurs pour mener à bien ce projet, des per-formances zootechniques comparées entre la maraî-chine et la charolaise (race répandue en marais). «L’unde nos objectifs, au travers de ces études, est de com-prendre comment les éleveurs et sélectionneurs quali-fient la race maraîchine et, plus généralement, de po-ser la question: comment se définit une race? conclutBénédicte Roche. Notre hypothèse est qu’une racen’existe pas en soi, qu’elle n’est pas uniquement ins-crite dans des gènes. Elle est aussi le fruit de l’activitédes hommes et de leurs projets.»
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La vache
Par
Mireille Tabare
Photos
Abdel-Krim Kallouche
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maraîchine
Ci-dessus :Trompette,née le 26 avril 1982,doyenne de la racemaraîchine.Ci-contre :Bénédicte Roche,chercheur à l’Inra,à Saint-Laurent-de-la-Prée.
omment maintenir et développer l’activitéd’élevage dans notre pays, face à la concur-rence internationale et aux crises sanitaires
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bars de ligne et des maigres de ligne
Signés Poitou-Charentes
, un label impli-quant les acteurs de la filière pêche enPoitou-Charentes. C’est dans le but devaloriser la pêche maritime régionale quel’Institut régional de la qualitéagroalimentaire (Irqua, créé à l’initiativedu Conseil régional Poitou-Charentes en1998) a lancé une campagne d’informa-tion des consommateurs sur le bar et lemaigre de ligne, pêchés dans les ports de
REPEUPLEMENTET DÉMARCHE QUALITÉPOUR LA COQUILLESAINT-JACQUES
Une expérience deréensemencement des pertuischarentais en coquilles saint-jacques a été menée cet été afin derelancer sa production, interditequelques années à la pêche, et demettre en place une démarchequalité semblable à celle du bar etdu maigre de ligne.Sur ces réserves, la pêche serainterdite pendant trois ans, le tempsque la coquille atteigne sa taillecommercialisable, puis lesconditions de pêche serontréglementées.En 2001, 410 tonnes ont étérécoltées. Avec un million de semisen 2002, 50 tonnes de coquillessupplémentaires pourraient êtrerécoltées en 2005.
Les fossés à poissonsdes marais de la Seudre
La Cotinière, Royan et La Rochelle. «Lesproduits Signés Poitou-Charentes, expli-que Alain Barraud, directeur de l’Irqua,s’inscrivent dans une démarche économi-que auprès des professionnels pour valori-ser la pêche.» En effet, si le consommateurpeut rapidement repérer des produits ré-gionaux de qualité, c’est parce que, enamont, les professionnels s’engagent àsuivre les recommandations d’un cahierdes charges assurant la fraîcheur et latraçabilité des produits labellisés.Ce label sur les produits de la pêche assureau consommateur l’origine du produit –pêché dans le golfe de Gascogne et débar-qué dans l’un des trois ports régionaux – etsa qualité – pêche artisanale à la ligne,débarquement de la pêche moins de 24heures après la capture, glaçage à bord,respect de la chaîne du froid et étiquetageindividuel numéroté posé par le pêcheur.
Des poissonssignés «Poitou-Charentes»
salés, on y pêche toutes sortes de pois-sons, en particulier l’anguille, un metstrès prisé en Poitou-Charentes. Dans lesmarais de la Seudre, pour pratiquer cettepêche, les anciens avaient mis au pointActuellement, plus de 70 % des bars deligne et 50 % des maigres de ligne débar-qués dans les criées charentaises portent lelabel régional. «Ces produits de la mer sontdes produits haut de gamme, précise AlainLebret, président de l’Irqua, dont unegrande partie part à l’export, vers la Suisseou l’Allemagne. La démarche qualité va-lorise le travail des pêcheurs charentais etgarantit au consommateur qualité ettraçabilité sur des poissons sauvages.»Actuellement, 35 pêcheurs, les trois criéescharentaises de La Cotinière, Royan et LaRochelle, trois mareyeurs et un distribu-teur sont impliqués dans cette démarchequalité. L’Irqua envisage d’élargir lagamme des produits de la mer portant lelabel «Signé Poitou-Charentes» vers leslangoustines, la noix de saint-jacques, lacrevette grise et le céteau.
Luc-Olivier Dufour 
une technologie originale en construisanttout un réseau de fossés à poissons. Ali-mentés par de magnifiques prises d’eauen pierre de taille, ces fossés, dont laplupart sont aujourd’hui à l’abandon, jouaient un rôle essentiel dans l’équilibreécologique local, en remplissant à la foisla fonction d’épuration des eaux entrebassin versant et bassin ostréicole, et cellede nursery et de réserve à poissons. Unevaste opération de réhabilitation de cesfossés est en cours, initiée par le Centrerégional d’expérimentation et d’applica-tion aquacole (Creaa), basé au Château-d’Oléron, et la Chambre d’agriculture deCharente-Maritime, et portée par la Com-munauté de communes du Bassin deMarennes et la Communauté d’agglomé-ration du Pays royannais, avec le soutiende fonds publics, en particulier européens.L’objectif: restaurer les fossés dans leurfonction écologique, développer les res-sources en anguilles, aujourd’hui mena-cées, redonner vie à l’activité de pêchetraditionnelle, et préserver un patrimoinenaturel et architectural unique.
M. T.
atlantique
LC
et été, les clients des poissonniersont vu apparaître sur les étals desa pêche en marais est une traditionrégionale. Marais doux ou marais

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