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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
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aut-il mieux prévenir que guérir?
«Si pré-venir empêche d’avoir à traiter, alors pré-venir coûte moins cher que guérir. En re-
cours de construction. Un des axes de travail de cePNES est la mise en place d’un service public en édu-cation pour la santé.
«L’idée est désormais de contre-balancer le soin par le préventif»
, explique IsabelleEscure. Dans cette optique, chaque région doit élabo-rer un schéma régional d’éducation pour la santé dontl’Urcam est en Poitou-Charentes le chef de projet. Unétat des lieux a été réalisé au préalable. Près de 950acteurs d’éducation pour la santé ont été identifiés dansla région : associations de malades, caisses primai-res, mutuelles, hôpitaux, médecins, professeurs ouassistance sociale. Et chacune de ces initiatives s’in-sère dans une approche spécifique de la préventionqui sous-entend plusieurs niveaux d’action et conceptsnuancés que sont prévention primaire, secondaire ettertiaire, ainsi que promotion de la santé et éducationpour la santé.
TROIS NIVEAUX DE PRÉVENTION
La prévention primaire consiste, par exemple, à em-pêcher l’apparition d’une maladie en observant lesrègles d’hygiène ou en se faisant vacciner. La pré-vention secondaire intervient sur les premiers signesd’une maladie ou quand les facteurs de risques sontdépistés. Par exemple, quand Philippe Sosner du cen-tre de prévention des maladies cardiaques et vascu-laires du CHU cherche à faire diminuer les facteursd’un nouveau risque d’accident, il fait de la préven-tion secondaire. Enfin, on appelle prévention tertiairetous les moyens mis en œuvre pour éviter les compli-cations d’une pathologie déclarée. La préparation àla gestion d’une maladie à domicile est un exempled’éducation thérapeutique et de prévention tertiaire.A noter d’ailleurs que la région Poitou-Charentes estla seule à intégrer l’éducation thérapeutique dans sonschéma d’éducation pour la santé.
Eduquer
V
pour prévenir
Près de 950 acteurs d’éducation pour la santéont été identifiés dans la région Poitou-Charentes,des associations de malades aux mutuelles
Par
Anh-Gaëlle Truong
Photos
Thierry Aimé
 – CHU
pôle info-santé
vanche, prévenir prolonge la vie, ce qui multiplie lesbesoins de traitements»
, remarque Jacques Métais,directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation.
«La prévention coûte à terme plus cher que le soin,
estime Rose-Marie Dupuis, attachée de direction del’Union régionale des caisses d’Assurance Maladie(Urcam).
 De fait, on ne peut décemment pas associer la prévention à des considérations économiques. La prévention est une question de santé publique.»
Enrevanche, la prévention est destinée de manière ac-crue à économiser des vies.Le Haut Comité à la santé publique a montré que laFrance enregistre un des taux de mortalité prématurée(cancers, maladies cardiovasculaires, morts violentes)les plus élevés des pays industrialisés.
«Or,
expliqueIsabelle Escure, directrice du Centre régional d’éduca-tion à la santé,
les soins ne peuvent plus aujourd’huiapporter de gains de vies importants. Seuls des chan-gements de comportement pourraient changer significativement les chiffres.»
Ces changements decomportement sont un des buts de la prévention, et plusprécisément de l’éducation à la santé.
«Mais seul 1%du budget de la santé est consacré à la prévention.»
Ce taux devrait évoluer. En effet, un Plan nationald’éducation pour la santé (PNES) est actuellement en

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