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1996, photographe plasticien dontil découvre le travail, suscite chezLaurent Geneix l’envie de s’impli-quer davantage dans la photogra-phie. Dès lors, il continue d’expo-ser ses séries personnelles sur lethème du paysage urbain mais tra-vaille aussi comme assistant decommunication à la Maison euro-péenne de la photo à Paris et pho-tographe free-lance. Prenant part àl’organisation du Mois de la photo,il pénètre dans l’univers des gale-ries et côtoie des photographes à ladémarche artistique affirmée.Autant de sources d’inspiration quil’aident à concevoir un projet degalerie d’art contemporain, quanden 2001, il achète une maison aucœur de la Cité de l’écrit à Mont-morillon. L’Empreinte, lieu d’ex-position pour des créations d’artis-tes utilisant les techniques de re-production sur papier, ouvre sesportes en mai 2002. Pour cettedeuxième saison, le choix de Lau-rent Geneix s’est porté sur l’œuvrede Mario Giacomelli (1925-2000),photographe italien, de renomméeinternationale. «On n’oublie pasune photo de Giacomelli, ce sontdes images fortes.» L’exposition,prêt du collectionneur Jean-ClaudeMeinioux et de la galerie parisienneBerthet-Aittouarès, présente jus-qu’au 9 juin un éventail du travailde l’artiste. Les séminaristes, l’hos-pice, les paysages, les amants et lesscènes de rue sont ses thèmes deprédilection. «La noirceur dominemais la volonté esthétique, la re-cherche de lumière et le soin ap-porté aux tirages contrebalancentcet aspect.»Tout en décrivant le petit monde del’artiste – la vie de la petite ville deSenigallia – sujet universel, l’œuvrede Giacomelli possède un côté ir-réel par sa technicité. La recherched’esthétisme, la composition et unedistance avec le sujet donnent unaspect pictural à son travail, qui ledifférencie de photographes amé-ricains de son époque.
Isabelle Hingand 
culture
Le pari du contemporain
Exposition Mario Giacomellià L’empreinte jusqu’au 9 juin(14, place du Vieux-Marché, 86500Montmorillon, 05 49 83 82 54).Quarante autres photographies deGiacomelli seront exposées du 3juillet au 31 août à la Maison-Dieude Montmorillon.
EGO COMME X
Le n
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9 de la revue
Ego comme X 
est annoncé pourjuin 2003 avec une nouvellemaquette et dix-huit nouveauxauteurs (184 p., 15
e
).En attendant la parution à larentrée de
L’homme sans talent 
, de Yoshiharu Tsuge,maître de la manga d’auteurencore inconnu en France,l’éditeur angoumoisin publie,en juin,
Palaces 
, de SimonHureau (152 p., 28
e
).
ABDELLATIF LAÂBI
A Angoulême, le peintrePhilippe Amrouche crée leséditions Emérence pourpublier des livres d’artistes.Il a illustré
Vasque païenne 
,un texte érotique que lui aconfié le poète AbdellatifLaâbi. Signature prévuele 22 mai à la galerie MR,et exposition dans le cadredu colloque Art et histoire,organisé par l’IUFMd’Angoulême.
DU BAISER
Sylvie Laurens-Aubry,ingénieur d’études à Poitiers,a traduit de l’italien undélicieux dialogue sur lebaiser écrit par FrancescoPatrizi vers 1560, où il estquestion d’amour divin,d’amour humain et d’amourbestial. Charles Melman signela préface et Pierre Laurensfournit des repères très utilesdans sa «petite introduction àla philosophie du baiser».Ed. Les Belles Lettres, coll.«Le corps éloquent», 92 p., 12
e
d’annoncer la création d’un di-plôme franco-américain de dou-blage entre les Universités d’In-dianapolis et de Poitiers, et d’unInstitut de formation permanenteaux métiers du cinéma, avec laparticipation de la ville de Poitiers,de la French American Foundationet de l’Université d’Indianapolis.Cet institut devrait accueillir, toutau long de l’année, des profession-nels du monde entier, désireux deperfectionner leur technique, de seformer aux développements tech-nologiques de leur spécialité oud’en acquérir de nouvelles.Sont aussi prévus des séminaires etmaster class, notamment pourtransmettre des savoir-faire de l’in-dustrie cinématographique qui sonten voie d’extinction. D’autre part,il est question d’étudier la possibi-lité de développer un centre deressources regroupant les archivescinématographiques disponibles àIndianapolis et à Poitiers.
Poitiers-Indianapolis
   M  a  r   i  o   G   i  a  c  o  m  e   l   l   i
TWO FISH AU BALLETATLANTIQUE
La compagnie Two Fish, crééeen 2000 à Berlin par lachorégraphe et danseuseAngela Schubot et l’acteurMartin Clausen, est invitée à LaRochelle par le BalletAtlantique – Régine Chopinotpour un spectaclechorégraphique enappartement (20-22 mai) et à lachapelle Fromentin (23-24 mai).Ce projet intitulé
Christiane Müller 
est conçu pour cinqdanseurs et performeurs.Tél. 05 46 41 17 75
UL
ne rencontre, celle de Geor-ges Rousse à Châtellerault enes Rencontres internationalesHenri Langlois ont permis
 
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d’Antonin Artaud, de vives polémiquesont suivi la parution du numéro consacré àcet écrivain par
 La Tour de Feu
, «revueinternationaliste de création poétique» édi-tée à Jarnac. Cible principale: le docteurGaston Ferdière, le médecin qui soignaArtaud à l’hôpital psychiatrique de Rodezentre 1943 et 1946, celui qui lui administrades électrochocs. Pour la première fois, cemédecin expliquait dans une revue com-ment il n’a pas «guéri» Artaud, mais com-ment il l’a «rendu à la création artistique etpoétique»: «Oui, j’ai le droit d’affirmer entoute sérénité et sans fausse modestie:sans moi Artaud serait mort dans la stéri-lité et le marasme; sans moi les fameuses
 Lettres de Rodez
et le
Van Gogh
n’auraient jamais vu le jour.» Et d’accuser aussi:«J’affirme qu’Artaud a été rendu véritabletoxicomane par ses amis de la dernièreheure, ses néo-amis parmi lesquels lesvéritables toxicomanes étaient légions. Ilsont hâté sa fin par de hautes doses delaudanum.» Les “amis” ne tardèrent pas àréagir, violemment. D’autant que la revueproduisait d’autres témoignages, notam-ment ceux de l’abbé Julien, du docteurLatrémolière («J’ai parlé de Dieu avecAntonin Artaud»), de Marie-AngeMalausséna, sœur du poète, d’André Bre-ton, ainsi que des lettres et textes inédits,des dessins et photos, etc.Faisant fi des attaques,
 La Tour de Feu
étoffa son dossier et publia deux autresPenot-Lacassagne. Ce document impor-tant pour l’histoire est aussi révélateur desmœurs littéraires de l’époque. Lire pourcela les textes et notes de Pierre Boujut où ilpasse en revue la prose des «mépriseurs».Imaginez, une petite revue charentaise –donc physiquement et intellectuellementprovinciale – a osé s’emparer d’un auteuraussi grand! Bavardage! Confusion! EtPierre Boujut de répondre à ses détracteurs:«Rétablir la vérité n’est pas incompatibleavec l’exercice de la poésie. Nous n’avonspas manqué de respect envers Antonin Ar-taud en essayant de le débarrasser des légen-des, des tabous, des envoûtements et deserreurs dont il a été chargé, dont il s’est lui-même parfois chargé. Nous l’avons montrésous toutes ses faces, au feu de ses contra-dictions mortelles, afin que personne nepuisse plus
l’utiliser 
et que la paix règneautour de son nom.Nous avons levé un grand interdit. […]Personne ne l’avait fait aussi radicale-ment avant nous. […] Il est donc normalque nous ayons été jugés, jaugés, pesés,toisés et même injuriés! Mais nous avonsatteint notre but qui fut simplement d’hon-nêteté et d’amitié.»D’autre part,
 La Tour de Feu
démontre quela distance “provinciale” permet non seule-ment d’échapper aux coteries parisiennes –Pierre Boujut les qualifie de «jeux malpro-pres»– mais aussi de voir juste et de tra-vailler avec un très haut niveau d’exigenceet de qualité. Ce que confirme DanielBriolet aujourd’hui: «Force est de consta-ter qu’une sorte de “hasard objectif” post-surréaliste a conduit la revue à jouer unrôle prémonitoire dans l’histoire des inter-prétations du mythe Artaud.»
J.-L. T.
La Tour de Feu 
: «Artaud sans légende»,réédition du cahier 136 (déc. 1977) par LesAmis de Pierre Boujut et de La Tour de Feu(11, rue Laporte-Bisquit, 16200 Jarnac)avec le concours du CNRS, 280 p., 20
e
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monde.» Du livre gonflé de 101«pages d’air» émane une lucide etparfois grave sérénité. Dans
 Le ciel passant 
, son douzième ouvragepublié aux éditions Rougerie, PrixKowalski de la ville de Lyon en2003, Jean-François Mathé cernece que peut bien être une vie depoésie: «Mes pas ont choisi uneligne droite / comme un fil à rasterre / pour funambule débutant / mais cela suffit à l’aventure / légè-reté risquée / corset d’équilibre.»Une ligne droite qui laisse éprou-ver au fil des lignes, en prose ou envers, le constant «frôlement dumonde» et la fragilité de l’hommeet du poète tant dans l’espace qu’ilhabite que dans celui qu’il crée.«Marcheurs, danseurs / avaleursde sabres de souffle / nous avan-çons pour ouvrir / le temps terriblequi nous tient.»Un temps croisé à d’autres destins,d’autres fils de soie, celui de«l’idiote qu’il fallut marier à plus
QUANTA
A Niort, l’associationPour l’instant présente auMoulin du roc, jusqu’au 25avril, les photographies deQuanta, groupe de recherchede Liège (Roland Castro,Frédéric Karikese, EricMathy, Vicky Roux), ainsi queles photographies deJean-Luc Renard etJean-Christophe Roudot.www.pourlinstant.com
JEAN-FRANCOIS MATHÉ
Le ciel passant
idiot qu’elle», ceux dans les gre-niers d’été des petites filles quinaissaient de leurs rires, et ceuxdes vingt-sept amis poètes qui tra-versent les cinq chapitres : Drano,Rougerie, Bonnet, Dubrunquez,Caradec, Martin, Heurtebise,Valin, Lades, Rousselot, etc.Chargé d’ombre et de clarté, devent, d’azur, de giboulées, le Cielpassant de Jean-François Mathé nese laisse à aucun moment figer. Ilest regard vivant. Respirant.
D. T.
Artaudsans légende
numéros Artaud, en 1971 (n
°
112) et en1977 (n
°
136). C’est ce dernier, le pluscomplet et introuvable comme les autres,que l’association des Amis de PierreBoujut et de La Tour de Feu ont faitréimprimer (par Plein Chant, à Bassac),avec le concours du CNRS (Centre derecherches sur le Surréalisme), en y ajou-tant un cahier comprenant trois articles deprésentation et d’actualisation de DanielBriolet (universitaire, président de l’as-sociation), Claire Paulhan et Olivier
Ci-contre :Dessin d’AntoninArtaud publié encul de lampe par
La Tour de Feu 
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E
n décembre 1959, soit onze ans aprèsla mort dans des conditions sordides
«
I
nstants, nous ne sommes pasplus posés que vous dans le
 
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ventive en créant l’Institut national derecherche en archéologie préventive(Inrap) et en fixant son mode de finance-ment par une redevance due par lesaménageurs. Or le mode de calcul decette redevance est inadapté et génèredes cas de figure excessifs, notammentdes surcoûts très importants en milieurural.Un réaménagement de la loi était prévucourant 2003 mais c’était sans comptermés et, au-delà du simple détournement,mettent au jour des récits cachés. Le FracPoitou-Charentes en a sélectionné douzedans sa collection – Jean-Luc André,Delphine Coindet, Richard Fauguet,Hallgrimur Helgason, Bertrand Lavier, PetraMrzyk et Jean-François Moriceau, BrunoPeinado, Franck Scurti, Alain Séchas, JimShaw, Julia Wachtel – qu’il expose dans seslocaux à l’hôtel Saint-Simon (15, rue de laCloche verte, Angoulême) jusqu’au 10 mai.Tél. 05 45 92 87 01D’autre part, le Frac présente deux expo-sitions au château d’Oiron: MartinKippenberger et «L’altro mondo» qui réu-nit douze artistes internationaux. Jusqu’au10 mai. Tél. 05 49 96 57 42pour «trouver gîte à son travail». GérardTitus-Carmel pense l’organisation d’uneexposition avec ces mêmes idées de dé-coupage et d’ordonnancement qui carac-térisent ses œuvres. Un aperçu du travaildes six dernières années de ce peintre,écrivain et graveur, est exposé à partir de juin à Poitiers (médiathèque et Souffle-rie) et à Châtellerault (école d’art), dansle cadre de L’œil écrit. Chaque site metl’accent sur une spécificité mais «c’est
L’ordonnancementde Titus-Carmel
d’un même regard diffracté que ce frag-ment de l’œuvre peut être vu». La série dedessins et peintures “Quartiers d’hiver”témoigne justement du besoin chez cetartiste de fragmenter, structurer l’espacepour trouver l’architecture idéale. A laSoufflerie, Titus-Carmel a choisi d’agen-cer cette série avec celle des cinquantedessins de “Sables” et d’un tableau de lasérie “Feuillée” en lien avec un de sesthèmes de travail, celui du jardin et del’efflorescence. «Le jardin est commeune parcelle du monde où l’on a sa place,un monde qui s’ordonnance.»Des livres de poètes, illustrés, exposés àla médiathèque, seront un moyen de per-cevoir comment ce peintre cohabite avecl’écrivain et «comment penser le livre enlui donnant du dessin». Titus-Carmelsouhaite aussi montrer le travail péri-phérique à l’écriture d’un livre par laprésence de feuilles et de manuscrits,témoins des sentiments d’hésitation etd’atermoiement. La série d’estampes“Nielle” sur le thème du corps du Christ,exposée à l’école d’art de Châtellerault,traduira son «besoin de penser autre-ment, à l’envers». Cette exposition coïn-cide avec la sortie de deux livres éditéspar Le temps qu’il fait. Le premier,
 Epars
, regroupe les textes et poèmesmajeurs de Titus-Carmel ; le second, àl’initiative de François-Marie Deyrolle,directeur de l’Office du livre en Poitou-Charentes, réunit les textes les plus si-gnificatifs écrits sur l’œuvre de cet ar-tiste dans les trente dernières années.
Isabelle Hingand 
Exposition à la médiathèque de Poitiers du1
er
au 30 juin, à la Soufflerie (rue GuillaumeIX à Poitiers) du 16 juin au 5 juillet,à l’école d’art de Châtellerault du 21 juinà la fin août.Rencontres avec Gérard Titus-Carmelle 17 juin à la médiathèque et le 18 juinà la Soufflerie.
culture
«
L
l’impatience des parlementaires qui ontvoté une diminution de 25% de la rede-vance en décembre 2002.«En outre, note l’archéologue Jean-PaulNibodeau, le ministre de la Culture ademandé qu’il y ait moins de prescrip-tions, ce qui signifie moins de fouilles etun large patrimoine inexploré. Et la ré-duction des budgets entraînera le chô-mage de nombreux CDD. Sur le chantierde la rue de la Marne, ce sont 13 CDD quiseraient au chômage avec seulement 4CDI sur le terrain.»
A.-G. T.
Vaches maigrespour les archéologues
Hallgrimur Helgason :
Eany Meany Me 
, 1997.Coll. Frac Poitou-Charentes.
e lieu commande», il faut parfoisfaire le deuil de certains souhaits
Plus,si affinités…
D
es artistes s’emparent de l’imageriepopulaire, des logos, BD, dessins ani-
E
ART MURAL
A Saint-Savin, le Centre internationald’art mural propose un grandnombre de formations, y comprisdurant l’été, pour connaître etapprendre les techniques d’artmural.www.artmural.org
CRÉATEURS DE BIJOUX
Au pied des tours de La Rochelle, unmarché réunira pendant le week-endde la Pentecôte (7-9 juin) unequarantaine de créateurs de bijouxvenus de toute la France.
n janvier 2001, une loi offrait enfinun cadre légal à l’archéologie pré-

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