consommation de masse
. L’auteurreprésentait le Québec comme unarbre, avec 36 branches (ses qualitésintrinsèques,ou«cordes»)et sixracines : la terrienne, la minoritaire,la nord-américaine, la catholique, lalatine et la française.L’essai parut en 1978.Tsunamidans les librairies! Un ouvrage surl’identité nationale, publié à la veilledu référendum de 1980, ne pouvaitmanquer de lecteurs. Ni de détrac-teurs… Surtout que Bouchard ne pro-posait pas une vision idyllique desCanadiens français, qu’il considéraitcomme fatalistes, envieux et vantards,entre autres tares. «
Les 36 cordes
, c’estdes Smarties pour intellectuels »,lance Jean-Pierre Desaulniers, pro-fesseur en sociologie des communi-cations à l’Université du Québec àMontréal (UQAM) - et jadis publi-ciste pour RSGL, ancien concurrentde BCP. « Jacques avait défini un ca-ractère tribal au Québec pour pou-voir vendre de la pub au monde deToronto. Ça manquait de rigueur. Ilaffirmait une chose et son contraire. »« C’est un ouvrage qui a fait l’his-toire; en publicité, tout le monde leconnaît », dit au contraire FrançoisDescarie qui, à 43 ans, dirige labranche québécoise de la multina-tionale Ipsos. Il n’en fait pas mystère :à ses yeux, l’ouvrage véhicule uneconception un peu dépassée duQuébec.« Certains éléments sontencore d’actualité. Mais les écartstendent à s’atténuer; nous sommesde moins en moins différents de nosvoisins. Qu’on arrête de se regarderle nombril ! »Avons-nous tant changé ? « Regardezle livre: la photo en quatrièmede cou-verture montre Jacques Bouchard entrain de fumer. Vous ne verriez jamaisça aujourd’hui », sourit Luc Dupont,professeur en communicationsà l’Uni-versité d’Ottawa et auteur de
1001trucs publicitaires.
Trente ans après laparution des 36 cordes,
RND
a deman-dé à deux spécialistes de les actualiser.Voici les réponses de Luc Dupont etde François Descarie.
changé?
R
ND
Mai 2005.
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Denise Drouinleft a comment