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Badioula - La Republique de Platon

Badioula - La Republique de Platon

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10/25/2012

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text

original

 
 L
 A
 R
 EPUBLIQUE 
DE
P
LATON
 
PAR 
A
LAIN
B
ADIOU
(1989-1990)
 
(Notes d’Aimé Thiault et transcription de François Duvert)
1
er
cours 2
 
2
ème
cours 4
 
1° seule la philosophie peut rapporter les mathématiques à la politique..........................................5
 
2° la philosophie a un contraire : la sophistique...............................................................................5
 
3° ultimement, la philosophie articule l’opposition de l’être et du non-être....................................5
 
4° la philosophie implique ou traverse des énoncés sur la poésie
 , ie
sur l’art.................................6
 
5° à ces 4 critères, il faut ajouter concernant Platon une logique du mixte
 ,
.....................................6
 
3
ème
cours 7
 
« celui dont le désir de sagesse (sophia) n’est pas fragmenté, mais total » (V, 475 b).
 
« ceux qui sont amis de la contemplation de la vérité » (V 476 d) 8
 
3° « celui qui reconnaît l’existence de la beauté comme telle et qui est capable d’apercevoir à la fois cette beauté et les choses qui en participent » (V 476 d). 9
 
« celui dont la vie est un éveil (upar) et non un songe (onar) » (V 476 d) 9
 
5° « ceux qui contemplent les choses en soi, telles que toujours elles sont identiquement selonelles-mêmes » (V 479 d). 9
 
6° « ceux qui s’attachent en tout à l’étant en tant que tel, il faut les appeler les philosophes (philo-sophia) et non amis des opinions (philo-doxa) » (V, 480 a). 11
 
4
ème
cours 11
 
le philosophe n’est pas un artiste de la pensée. 12
 
le philosophe est-il un politique, ie un stratège de la pensée ? 13
 
le philosophe est-il identifiable à partir du discours scientifique ? 13
 
a) l’épreuve de la réfutation...........................................................................................................13
 
 b) l’épreuve de sa variation............................................................................................................14
 
5
ème
cours 16
 
 La sophistique wittgensteinienne 18
 
a) les images (chez Wittgenstein, le tableau).................................................................................18
 
 b) les jeux de langage / rhétorique.................................................................................................18
 
c) la force de la règle......................................................................................................................18
 
d) la contradiction..........................................................................................................................19
 
6
ème
cours 21
 
7
ème
cours 25
 
 La vérité comme catégorie suis generis à la philosophie suppose : 27 
 
1° l’effectuation d’une rupture faite avec les vérités produites par les procédures génériques......27
 
2° la délocalisation de la catégorie philosophique de vérité..........................................................27
 
3° l’intervention de la
tuche
, la conjonction du hasard..................................................................27
 
4° la vérité n’existe pas..................................................................................................................28
 
5° la philosophie a une valeur aprogrammatique...........................................................................29
 
8
ème
cours 30
 
1° la position sophistique moderne................................................................................................31
 
2° la position de suturation de la philosophie à une de ses conditions...........................................31
 
3° assumer le vide de la catégorie philosophique de vérité............................................................32
 
 Deux remarques 35
 
1
ère
remarque..................................................................................................................................35
 
 
2
ème
remarque.................................................................................................................................36
 
9
ème
cours 37
 
1° la vérité comme l’insu d’une fiction de savoir désigne l’insensé des vérités en procédure......38
 
2° la vérité comme le plein d’une fiction d’art désigne un point de transcendance censé présenter l’être de la vérité.............................................................................................................................39
 
10
ème
cours 41
 
11
ème
cours 46
 
le lien nominal, ou le mode nominal ou typique 46 
 
le lien structural ou ontologique 46 
 
3° 48
 
4° 50
 
12
ème
cours 51
 
13
ème
cours 54
 
1° le motif du temps et de l’éternité...............................................................................................55
 
2° il n’y a pas de vérité de la vérité................................................................................................56
 
3° identité de la philosophie ordonnée dans le Même....................................................................56
 
4° les vérités sont soustraites à la
mimesis
.....................................................................................56
 
l’extase du lieu 57 
 
le sacré du nom 58
 
la terreur du simulacre du vide, ou pour un concept rationnel de la catégorie de mal 60
 
14
ème
cours 62
 
1
ER 
COURS
 
En contradiction avec la thèse contemporaine d’une fin de la philosophie, non pas du point de vued’un échec, mais d’une fin immanente, à savoir, comme le pense Lacoue-Labarthe, que nous serionsau «
moment de l’épuisement des possibles de la philosophie
» interne à son histoire, moment quiaurait produit la thématique de sa fin. La philosophie existerait dans la figure de sa fin. Noussoutiendrons la thèse que la philosophie continue, qui n’est pas celle de savoir si la philosophie existeou n’existe pas, mais de proposer le mode sur lequel existe aujourd’hui la philosophie dans une figurede passage, qui n’est absolument pas la figure de sa fin. On remarque, mais c’est peut-être lasingularité historiale de la philosophie, que
toute théorie sur sa fin s’avère aussi une théorie de soncommencement
.Elle implique un débat sur la Grèce, qui oppose- les tenants de l’origine ou du
miracle grec
 - contre ceux qui proposent une approche de la philosophie soumise au savoir de
l’anthropologie
 moderne, notamment l’école de Jean-Pierre Vernant et de Vidal Naquet.On peut aussi décentrer, comme Levinas, le
commencement grec
de la philosophie et lui restituer un
commencement juif 
, mais ce décentrement inclut nécessairement un jugement sur le commencementgrec. En fait, tout jugement porté sur la fin de la philosophie comporte toujours un jugement deconjoncture qui croise l’énoncé prononcé sur la situation actuelle de la philosophie, et un jugement porté sur son origine ou son commencement.Quelle sera notre méthode pour soutenir la thèse d’un recommencement de la philosophie ? Nous procéderons à un réexamen de Platon à partir de la
 République
: nous partirons de Platon, soutenus par 2 thèses :-
une thèse sur le commencement
: la philosophie commence avec Platon
 
-
une thèse sur la situation
: comme Platon, nous avons aujourd’hui à combattre les sophistes
 , ie
lasophistique moderne, dont un des énoncés est précisément que la philosophie est finie. Si lasophistique ancienne soutenait une thèse d’impossibilité : la philosophie n’était pas possible, lasophistique moderne, elle, qui soutient une thèse d’achèvement de la philosophie, s’associe à cettemême thèse d’impossibilité, mais cette fois au sens de : ce n’est plus possible. En revanche, aveccomme guide Platon qui disait : c’est possible, nous dirons, nous : c’est encore possible. Le recours àPlaton aura donc une double fonction : examiner les conditions du commencement de la philosophie,et les arguments de possibilité en faveur de sa poursuite aujourd’hui. Un argument qui inciterait àtrouver dans Platon une contemporanéité réside dans le fait que notre siècle philosophique ait étéfarouchement anti-platonicien. Ainsi, pour Nietzsche, Platon est le nom propre d’une maladie de la pensée. Il y aurait donc un lien entre l’anti-platonisme et la thèse de la fin, et un lien entre le recours au platonisme et la thèse ici soutenue selon laquelle la philosophie continue. Nous prélèverons donc dansla
 République
différentes définitions et énoncés sur la philosophie et le philosophe, qui déterminent ceque Platon entend lui-même par philosophie. Articulée sous le thème du commencement, nousexaminerons à travers quel système de nominations s’effectue la mise en place du discours philosophique. Cet examen nous conduira à envisager le double rapport de la philosophie à ce quin’est pas elle :
- le rapport polémique à ses adversaires : les sophistes
-
son rapport aux sciences
, à l’
eros
, au poème et à la politique. Différents rapports nécessaires et positifs pour la philosophie, sans pour autant qu’ils soient des rapports d’identité. Le rapport au politique concentrera les difficultés de ce 2
nd
fil conducteur 
 , ie
le point extrêmement difficile à saisir chez Platon de savoir ce qui se joue dans le rapport entre philosophie et politique. Partis de ce qui esten jeu dans la thèse sur la fin de la philosophie par un retour en détermination sur le concept inauguralde la philosophie par Platon, nous aurons, comme 1
er 
bénéfice, tiré de cette position un angle d’attaquesur les conditions de la philosophie et donc des instruments pour analyser la conjoncture actuelle, et,comme bénéfice secondaire, des thèses sur la question de l’origine grecque de la philosophie.Quels sont les
moyens
textuels mis en œuvre par Platon aux Livres 5, 6, 7 et 8 de la
 République
pour atteindre ses
objectifs
, et quels sont-ils ?L’
objectif 
principal est-il la question de la
 justice
pour une
 psuche
animée par un
logos
vivant, ce quelaisse entendre le Livre I qui sert de prologue au dialogue ?ou bien est-ce un règlement de compte avec le
poème
? (puisque au livre X,Socrate admet, en tout cas, avoir fait un bon travail sur la poésie
 , ie
sinon l’avoir exclue tout à fait, dumoins poser des lois draconiennes aux poètes,qui ne pourront faire partie de la cité que sous desconditions drastiques). Et pourtant, la
 République
se conclut sur le mythe d’Er, qui traite de laquestion de l’immortalité de l’âme et des destinées humaines.Le corps du dialogue est en fait constitué par une analyse assez détaillée de l’organisation de la citéqui comprend des mesures assez précises, voire paradoxales à nos yeux, comme l’obligationd’emmener les enfants assister de tout près aux batailles. La traduction française de «
 politeia
» par la
 République
, calquée sur le latin
res publica
, la chose publique, ne rend pas compte du fait qu’il s’agitni plus ni moins d’un traité constitutionnel. Il faudrait traduire par Constitution. Non pas LAconstitution, car ce n’est la constitution d’aucune cité singulière, mais bien un traité constitutionnelqui, partant d’une interrogation sur ce que peuvent être l’essence de la justice dans une âme vivante, etne parvenant pas à résoudre la question, reconsidère le pb à l’échelle d’une âme agrandie à ladimension de la cité tout entière pour découvrir une identité entre l’âme juste du citoyen et sa cité.Insistons une fois encore sur le fait que ce traité constitutionnel qui dit grand mal de la poésie en tantque
mimesis
se termine cependant sur un mythe poétique : le mythe d’Er le Pamphilien, qui racontel’errance des âmes après leur mort, et avant leur métempsychose. Sous le titre «
 politeia
»,
le véritableenjeu du dialogue serait la définition de la philosophie
, car au cœur de la philosophie se situe sonlien à la
politique
. En effet, à quelles conditions la cité idéale est-elle possible ? Sous la condition,énonce Socrate, du philosophe-roi
 , ie
chef politique. Dès lors, se pose la question : qui sont les philosophes ?En fait, la
 République
a comme objectif véritable de proposer un type de nœud singulier entre
philosophie et politique
. La politique est traitée dans le registre de la constitution idéelle, mais aussi

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