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Quinzaine littéraire 98 juillet 1970

Quinzaine littéraire 98 juillet 1970

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Lautréamont ; entretien avec Jean Pommier ; Duras (Abahn Sabana David) ; José Cabanis (le Sacre de Napoléon) par C Mettra ; Vincent Auriol ; la pédagogie (Libres enfants de Summerhill de A. S. Neill & La Reproduction de Pierre Bourdieu) ; Greimas (Du Sens)
Lautréamont ; entretien avec Jean Pommier ; Duras (Abahn Sabana David) ; José Cabanis (le Sacre de Napoléon) par C Mettra ; Vincent Auriol ; la pédagogie (Libres enfants de Summerhill de A. S. Neill & La Reproduction de Pierre Bourdieu) ; Greimas (Du Sens)

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original

 
lf
a
ee
UlnZalne
littéraire
du
1
er
au
15
juillet
1970
Entretien
avec
Jean
POlDlDier
Vincent
.
Auriol
 
SOMMAIRE
l
LE
LIVRE
José
Cabanis
Le
sacre
de
Napoléon
DE
LA
QUINZAINE
4
LITTERATURE
JohnBarth
L'enfant-bouc
ETRANGERE
Peter
Bichsel
Lessaisons
S
POESIE
Miodrag
Pavlovitch
Lavoix
sous
la
terre
Vasko
Popa
Le
cielsecondaire
6
Poèmesélizabéthains
(1525-1560)
il
ROMANSFRANÇAIS
MargueriteDuras
Abahn
Sabana
David
François
Nérault
Le
pon.tderecouvrance
8
HISTOIRE
JeanPommier
Le
           
itltériellr
LITTERAIRE
11
Lautréamont
ŒlLvres
COmfllp.tes
12
Isidore
Ducasse
Œuvres
complp.tes
FrançoisCaradec
IsidoreDucasse,
comtede
LalLtréamont
Edouard
Peyrouzet
Vie
deLautréamon.t
14
Chen
Fou
citd'une
vie
fugiiivr
p'ou
Song-Ling
Contesextraordinaires
du
Pavillon
du
Loisir
Ling
Mong-tch'ou
L'amour
delarenarde
15
ECRITURES
Le
dessin
du
récit
16
ARTS
Danslesgaleries
17
Denis
Rouart
Edouard
Manet
André
Fermigier
Pierre
Bonnard
18HISTOIRE
MohamedLeb
j
aoui
JI
éritéssur
la
révolution
algérienne
19
VincentAuriol
MonSeptennat
Journal
du
Septennat.
T.1
20
PEDAGOGIE
A.S.
Neill
Libresenfants
deSummerhiLl
21
P.Bourdieu
etJ.
C.
Passeron
La
Reproductioll
2l
SCIENCESSOCIALES
Paul
Lazarsfeld
Philosophie
dessciencessociales
24
LINGUISTIQ.UE
A.J.
Greimas
Du
Sens
26
LETTREDE
BERLIN
Théâtre
à
Berlin
Kommune
2
Versuch
des
Revolutionierung
des
Bürgerlichen
lndividltums
26
FEUILLETON
W
par
Claude
Mettra
par
MarcSa
porta
par
Jacques-PierreAmette
par
Serge
Fauchereau
par
Jean-Marie
Benoist
par
Anne
Fabre-Luce
par
Lionel
Mirisch
par
GillesLapouge
par
André
Dalmas
par
Marcel
Jeanpar
Jean
Chesneaux
par
BernardGirard
par
Nicolas
Bischower
par
Jean
Selz
par
Marcel
Péjupar
Pierre
Avril
par
JacquesBens
par
DanielLindenherg
par
Bernard
Cazes
par
GeorgesKassai
par
Julia
Tardy-Marcus
par
Nina
Bakman
par
Georges
Perec
La
Quinzaine
litteraire
FrançoisErval,MauriceNadeau.
Conseiller:
JosephBreitbach.
Comidedaction:
Georges
Balandier,
Bernard
Cazes,
FrançoisChâtelet,Françoise
Choay,
DominiqueFernandez,MarcFerro,
GillesLapouge,
Gilbert
Walusinski.
Secrétariat
de
la
rédaction:
AnneSarraute.
Courrier
littéraire:
Adelaide
Blasquez.
Maquettedecouverture:
Jacques
Daniel.
Rédaction,
administration:
43,
rue
du
Temple,
Paris
(4").
Téléphone:
887-48-58.
Publicité
littéraire:
22,
rue
de
Grenelle,
Paris
(7").
Téléphone:
222-94-03.
Publicité
générale
:
au
journal.
Prix
du
nO
au
Canada:
75
cents.
enBelgique:
35
F.B.
Abonnements
:
Unan
:58
F,
vingt-trois
numéros.
Six
mois:
34
F,
douzenuméros.
Etudiants:
réductionde
20
%.
Etranger:
Un
an:
70
F.
Six
mois:
40
F.
Pour
tout
changement
d'adresse:
envoyer
3
timbres
à
0,40
F.Règlement
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:C.C.P.
Paris
15551·53.
Directeur
de
la
publication
:
FrançoisEmanuel.
Imprimerie:
Abexpress
Impression
S.I.S.S.
Printed
in
France.
Crédits
photographiques
p.
3Bulloz
Giraudonp.
4-
Gallimard
p.5
Gallimardp.
7Vascop.8
Mercure
de
France
p.9
Denoël
p.
11
Latablerondep.
12
D.R.
p.
13
D.R.
p.
15
D.R.
p.16
Titi
MiIanop.17Bulloz
Giraudonp.
18
Magnump.
19Keystone
p.20
Magnum
p.24
Le
Seuil
p.27
Magnum
 
1.11
I.IV&II
DIII.A
QUINZAINII
La
fin
du
A
reve
1
oséCabanis
Le
sacre
de
N
apoléOJa
Gallimard
éd.,
296p.
C'était
une
singulière
gageure
quede
confier
iJ
unpeintre
de
la
vie
silencieuse,
à
un
décrypteur
des
eaux
souterraines,
lesoind'évoquer
la
scène
majeure
delahiographiela
plus
théâtralede
notre
histoire.
JoséCahanis
n'a
pas
été
effrayé
par
son
modèle;
ill'a
dépouilléde
son
masqueépique,
l'a
ramené
au
niveau
desdestins
quotidiensmomentanément
privilégiés.
Et
ce
.Sacre
de
Napoléon
ne
vapassans
quelque
sacrilège,
comme
si
l'au-
teur
avaitvoulu
arracher
Napo-
léonde
la
galerie
romantique
Hugo,Vigny,
Stendhalparmitant
d'atItres
l'avaient
paré
de
lagrandeur
mythique.
Car
derrièrel'épopée,JoCahanisveutvoir
d'ahord
latrahison
d'un
peuple
etla
décomposition
dela
foi
révo-
lutionnaire.
Et
s'il
a
choisi
d'enparlersur
lemodemineur,dans
un
langage
presque·intimiste,
c'est
pour
mieuxfaire
revivre
le
héros
essentiel
decettegrande
singerie
que
futle
sacre,
le
peu-
ple
français,ce
peuplemuet,
écra-
sé,
fatigué
par
dix
ansd'espoirs
et
de
désordres,ce
peuple
au
nomdequiallait
être
ravagée,
pillée
et
incendetoutel'Europe
chré-tienne.
Reprenantunethèseehère
à
Henri
Guillemin,
José
Cabanis
pense
quele
dessein
premier
deNapoléonétait,
à
l'exemple
d'Ale-
xandre,de
se
tailler
un
empire
en
Orient,
dessein
dont
letourna
l'insuccès
relatifdel'exditiond'Egypte.LaFranceruinée
et
pervertie
par
la
Révolution
n'avaitpas
l'aura
magiquede
ces
terreslointaines
sur
lesquelles
veillaientde
leur
éternité
les
grands
maî-
tresdumonde
antique;
ce
n'étaitqu'uneputain,
mais
qui
avait
au
moins
une
vertu,
celle
d'être
géné-
reusede
ses
biens,
desonsang
et
de
sa
fidélité.
Et
lalonguehistoiredel'Empire,
c'est
la
mise
en
coupe
réglée
de
toutes
lesri-
chesses
decetteprostituée
aveu-
gle
qui
livre
à
son
maître
sa
li-
berté
fraîchement
conquise,
sonamhitionégalitaireet
la
frater-
nité
pacifique
dont
avaient
rêvéles
premiersinspirateursde
la
Révolution.
Le
sacre
de
1804,
c'est
la
consé-
crationsymboliquedecette
exploitation:
Napoon,c'est
lechef
d'une
maffia
peunombreuse,
mais
efficace:
pour
l'essentiel,
elleestfaitedeceux
quionttrahi
la
Révolutionmais
qui
ont
appris,
au
travers
des
tumultes
révolutionnaires,
querien
ne
ré-
siste
à
l'audace,
au
manquedescrupule
et
li
la
passioneffrénée
du
pouvoir
et
del'argent.
Tout
est
affaire
decalculet,
pour
quela
maffia
soitsûredeson
avenir,
il
lui
suffit
de
s'assurer
d'une
sé-
riede
complicités
qui,
s'ajoutant
les
unes
les
autres,donne
au
pou-
voir
ses
racines.
De
ces
complicités,celle
del'Egliseestla
plus
importante.D'abordparce
que
le
sacre,
ac-
cordé
par
le
Pape
lui-même,
res-
tituelepouvoir
à
l'hérédité,
ce
dont
toutel'Europeestfamilièredepuisbien
des
siècles
et
qu'elle
auradu
mal
à
oublier.
Ainsi,
dansl'omhredela
maison
régnante,prospéreront
les
       
privilé-
giés.
Ensuite,parce
qu'ilfaut
bieuinventerune
idéologie,
si
vague
fût-elle,
pourdonnerau
peuplelesentiment
du
devoir
et
donner
un
sens
à
ses
servitudes.
«La
religionest
lavaccine
de
l'imagination,
elle
lapréserve
de
touteslescroyancesdangereuses
et
absur-des.
L'Egliseavait
de
bonnesraisons
pour
acquiescer
à
ce
jeu
:
la
plupart
des
prêtresavaientabandonnéleurs
         
nom-
bre
d'églises
servaient
à
des
usa-ges
divers
et
ladéchristianisation
avait
atteintuneprofondeurdont
nouspouvons
encoredif6cilement
aujonrd'huiprendre
l'exacte
me-
sure.
Elle
sanctifia
cette
gigantes-
Goya:
Fusilladedu
J
mai
1870David,lesacredeNapoon(détail)
que
mascaradesans
entirer
lesavantagesqu'eUe
en
espérait,
si-
non
celuide
se
confondre
une
fois
encore
avec
l'ordre
étahli,
avee
l'argent
et
avec
l'armée.
Tout
ce
grouillementde
vau-
tourssansdieu
etdeprêtres
cou-
chés,
JoséCabanis
le
raconte
avec
un
exceptionnel
bonheur.Rien
en
lui
du
procureurplaidant
autri-
bunaldel'histoireaunom
de
l'innocence
bafouée
et
dela
géné-
rosiagonisantc.
Onretrouve
ici,
dansuncmultitudc
de
portraitsaisément
tracés,
dansunesuite
de
raccourcis
quisont
autant
d'éban-
chesdes
drames
sncces.,>ifs
de
l'Empire.lafamiliari
et
la
légè-
reté
desanciennes
<:hroniques.
Icirègne
l'humble
et
ironique
souverainetédesversionstardives
duRomandeRenart,traduisant
l'ancestraldialogue
dubienct
du
mal,
l'interminable
luue
de
l'homme
('ontre
l'homme.
L'épo-
eimriale
se
ramène
alors
à
un
vaste
sursautdansl'Enfer.L'Epopéec'est
David,
l'Enfer
c'estGoya
el,conclut
JoCaba-
nis,
«face
au
Sacre,
Ü
est
bonde
placer
les
Fu;>illades
du
3
mai.
Le
2
décembre
1804
mettait
en
mar-
che
cettemécaniqueparfaitementaupoint,·figuréeparGoyadans
ces
soldats
aux
lignescubistes
qui
sont
des
automates
dressés
à
tuer.
DCtJant
   
qui
tirent,le
peuple
mîneuwnt
sacrifs'aplatit
et
s'écroule
tandis
ql!.e
la
terre
boit
son.san.g.:.
Claude
Mettra
...
Q!!inuiae
UttéraUe.
du
1-
au
15
juillet
1970
3

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