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NRAMAGAZINE
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N
°6 •
OCTOBRE
2008
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H O R I Z O N S
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NRAMAGAZINE
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N
°6 •
OCTOBRE
2008
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en bref
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Nouveaux projetseuropéens
L’Inra (Orléans) coordonneun nouveau projet européensur l’amélioration des arbresforestiers afin de satisfairel'évolution de la demandeen bois et assurer la durabilitédes forêts dans le contextedu changement climatique.«Noveltree » fédère 14laboratoires européens pendant4 ans. Il est doté de 6,3 millionsd’euros dont les deux tierssont financés par l’Europe(7
e
PCRD).Visant le développementde nouvelles variétés de bléet d’orge, le projet européenTriticeaeGenome, coordonnépar l’Inra à Clermont-Ferrand-Theix, regroupe 15 organismesde recherche et 2 industrielsspécialisés dans la génomiquedes céréales. Le budget globaldu projet se monte à 7,5 millionsd’euros dont 5,3 millionsd’euros financés par l’Europe,pour une durée de 4 ans.
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Accord cadre
L’Inra et l’Office nationalde l’eau et des milieux aquatiques(Onema) ont signé en juinun accord cadre de coopérationdans le domaine de la gestiondurable des ressources en eauet des milieux aquatiques.
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Distinction
Yves Chilliard, directeurde recherche au centre Inra deClermont-Ferrand-Theix a reçul’
International Dairy ProductionAward
, prix décerné parl’
American Dairy ScienceAssociation
(ADSA) enreconnaissance de ses activitésde recherche et de son expertiseinternationale dans le domainedes sciences du lait.
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Nouvelles ruralités
L’Inra a conclu en juillet uneprospective sur les nouvellesruralités en France à l’horizon2030. A l’aide de quatrescénarios d’évolution possible,elle apporte un éclairage auxacteurs et aux pouvoirs publics,sur l’évolution de la ruralitédans les territoires et sesconséquences pour l’agriculture.
Les Lauriers de l'Inra récompensent les qualités scientifiques,techniques et humaines de cinq personnalités ainsi que leur engagementdans le collectif professionnel. Pour sa 3
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édition, la cérémonie de remisedes prix a eu lieu à Paris le 23 septembre.
Portraits par Pascale Mollier
Les
Lauriers
2008
LAURIER « JEUNE CHERCHEUR »
Christelle Lopez
, spécialiste des lipides du lait
LAURIER DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE
Stanislav Dusko Ehrlich
, pionnier de la génétique microbienne
Ces lauriers sont attribués à deux agents dont la contribution est significative dans les ac-tivités d’expérimentation,de formation et de transfert.Au Magneraud (Poitou-Charen-tes),José-Annick Doux,64 ans,orchestre la programmation informatique d’une base de don-nées sur les sols et Guy Roussel,57 ans,conçoit et met en œuvre des méthodes innovantes dereproduction des arbres au domaine expérimental de Pierroton (Bordeaux).
José Doux gère le logiciel « Donesol » qui intègre les données per-mettant une description spatiale et temporelle complète des solsfrançais :profondeur,texture,évolution de la matière organique,des éléments minéraux,des polluants etc.Entrée à l’Inra à 17 ans,José Doux n’a cessé de se former aux nouveaux développementsinformatiques intéressant son domaine.A son tour,elle a forméses collègues,les utilisateurs de Donesol et des étudiants en IUT.Le travail de José Doux en matière d’assurance qualité des basesde données cartographiques des sols est une référence dans lesprocédures nationales de normalisation.
DEUX LAURIERS « APPUI À LA RECHERCHE »
José Doux
, à la programmation informatique
Guy Roussel
, marieur des arbres
Ce laurier récompense une contribution remarquable dans le développement méthodologique,la valorisation des résultats de recherche,le lien avec les besoins des professionnels. Jean-Charles Valette,61 ans,est ingénieur en techniques forestières.A l’Inra depuis 1973,il a dirigé jusqu’en 2007 l’équipe « Prévention des Incendies de Forêt » à Avignon.
Jean-Charles Valette étudie la prévention des incendies de forêts sous tous ses aspects :connais-sance du combustible forestier,comportement du feu,méthodes de prévention.Il a contribuéà la réutilisation du « brûlage dirigé » basé sur le débroussaillage par le feu,et à son inscrip-tion dans le code forestier.Il co-anime un Groupement d’intérêt scientifique et se trouve aucœur de réseaux professionnels publics et privés impliqués dans la gestion des incendies deforêts en région méditerranéenne.«
Vivre avec le feu
,explique Jean-Charles Valette,
c’est tenir compte du risque,mais aussi le prévenir en amont dans l’aménagement du territoire par des ha-meaux groupés plutôt que des habitations dispersées,par des retenues collinaires qui servent deréservoirs d’eau,par l’utilisation de la pierre,et la présence de volets dans les constructions
...»Jean-Charles Valette attache beaucoup d’importance aux solutions locales concertées entre col-lectivités territoriales,gestionnaires forestiers et professionnels du feu.
Ce prix récompense le travail d’un chercheur prometteur.Christelle Lopez,33 ans,est ingé-nieur et docteur d’université en sciences agroalimentaires.Depuis 2003,elle travaille àl’Unité mixte de recherche Inra - Agrocampus Ouest « Science et technologie du lait et del’œuf» (Rennes).
Christelle Lopez a développé des méthodes innovantes pour explorer
in situ
la structure etles propriétés des lipides dans le lait et ses produits dérivés (crème,fromages,beurres).Cequi frappe,c’est la précocité de son parcours :à 33 ans,elle totalise 36 publications scienti-fiques internationales,coordonne un important projet soutenu par l’Agence nationale pourla recherche et les industriels laitiers.Son itinéraire débute par une rencontre décisive :«
c’est Michel Ollivon,directeur de recherche au CNRS à Châtenay-Malabry,qui m’a formée durant ma thèse aux techniques d’observation des cristaux de lipides.Les travaux que nous avons en-trepris m’ont permis de recevoir le prix de l’Association Française de Calorimétrie et d’AnalyseThermique en juin 2008
».Autre originalité :la jeune chercheuse a occupé des postes dansles secteurs public et privé.«
Mon objectif
,dit-elle,e
st de faire de la recherche fondamentaletout en maintenant une relation étroite avec les industriels laitiers pour répondre à leurs pré-occupations
.»
LAURIER « INGÉNIEUR »
Jean-Charles Valette
, passé maître du feu
Grâce à sa grande ingéniosité,Guy Roussel a contribué de ma-nière déterminante à l’orientation de son unité de recherche versl’exploration de la diversité génétique des populations d’arbres.Il a conçu plusieurs dispositifs rendant possible les croisementsentre des arbres de grande taille.Réalisés entre différentes espè-ces de chênes blancs,ces croisements ont permis aux chercheursd’établir la première carte génétique de cette famille.Carte deve-nue depuis une référence non seulement pour le chêne,mais aussipour le châtaignier et le hêtre qui lui sont proches.
Ce laurier est décerné à une personnalité qui a contribué d’une manière exceptionnelle au rayonnement de la re-cherche agronomique.Stanislav Dusko Ehrlich,65 ans est chercheur au laboratoire de génétique microbienne,à Jouy-en-Josas.
Les travaux pionniers de Dusko Ehrlich en microbiolo-gie sont reconnus internationalement.Dans les années1970,il a développé les méthodes de transfert d’ADN parclonage chez la bactérie modèle
Bacillus subtilis
.Dans lesannées 1990,il s’est engagé dans le séquençage systéma-tique du génome de
Bacillus subtilis
,qui a contribué à l’ex-plosion des connaissances sur le fonctionnement des bac-téries.Il impulse depuis 2005 un vaste projet internationalde séquençage du métagénome des bactéries intestinaleshumaines,avec en perspective des retombées importan-tes pour l’alimentation et la santé humaine.Pour lui,la réussite d’un travail scientifique tient à l’inté-rêt que celui-ci suscite dans la communauté internationale.«
On peut mesurer ce critère de façon rigoureuse
,explique t-il,
en combinant le nombre de publications d’une équipe à leurs in-dices de citation au cours d’une période donnée.Evaluer les équipes selon ce critère,plutôt quesur des projets,ferait gagner un temps précieux lors de l’attribution des crédits de recherche
».Dusko Ehrlich ne mâche pas ses mots,que ce soit avec les scientifiques de haut vol qu’il a cô-toyés tout au long de sa carrière,ou avec la direction de l’Inra quand il a créé,puis dirigé pen-dant 11 ans,le département de microbiologie.«
Mon rôle était celui d’un aiguillon pour pro-mouvoir l’excellence scientifique sur des critères de productivité et d’impact.Il faut définir une programmation globale,puis faire confiance aux équipes et leur donner les moyens
.»
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