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Arabesques

Arabesques

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02/11/2013

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ARABESQUESLES CIVILISATIONSARABES
Que de cités nous avons fait périr parce qu’injustes,sont aujourd’hui désertes bien que debout
1
 !Que de puits maçonnés,que de palais puissants sont abandonnés !
(Corpus coranique d'Othman 22/44)
2
.
§ 43.— Présentation.
 Si l’on admet que la civilisation est l’ensemble de ce qui caractérise et unifie unesociété humaine
3
, celle des Arabes paraît tout à fait manifeste et caratéristique :le milieu naturel, la langue et les structures sociales en sont les bases. Elle neressemble donc à aucune autre et mérite d’être connue et reconnue. L’oeuvre destructice du mouvement dirigé par Muhammad n’en a laissé que desruines. Un effort de reconstitution et de réhabilitation s’impose donc avecurgence, celle des cultures précédant ce bouleversement. Il n’est pas encore interdit de penser que l’oeuvre mohammédienne a été  fondamentalement une tentative de destruction de la civilisation arabe, voire dela civilisation en général, c’est-à-dire l’expression supérieure de l’existencehumaine en société, dont l'emblème de ce temps est la ville. En effet, l’islam des débuts ne s’est pas exprimé seulement en tant qu’anti-humanisme, en abaissant avec constance l’être humain, sa grandeur, sonoriginalité et sa liberté : il a veillé à détruire aussi les traditions, les monuments,l’art sous toutes ses formes, la littérature, le fond légendaire, la morale bédouine,
 
l’organisation sociale, tout ce qui constituait l’identité des populations précédentes. Le texte coranique regorge d’allusions aux disparitions de peuplesanciens, menace les contemporains des mêmes destinées, et pousse même à laréalisation de ces sinistres desseins
 . Il suffit de remarquer que Muhammad n’a jamais fait construire aucunmonument 
5
 , et n’a jamais projeté aucune réalisation artistique, poétique,littéraire. Il n’a pas encouragé l’activité économique, se contentant de parasiter le commerce
arabe et l’agriculture des oasis. Il n’a créé aucune institution politique, se contentant d’imposer sa volonté.
Le refus de construire desmonuments, et la malédiction pour ceux qui le font, est un indice des plusmanifestes.
8
 Tel n’était pas son rôle sur terre, et toujours selon lui, de constituer une nouvellecivilisation. C’était donc un projet de barbarie, dès le commencement.
9Ce n'est pas une surprise: il suffit d'observer le niveau des productions artistiques et architecturales d'origine saoudienne!
Ce que nous allons observer maintenant, avec des centaines de documents, est une période multi-séculaire de vies individuelles, d'organisations sociales, de productions économiques et culturelles: rien de déplorable et scandaleux commele proclamait la Tradition Islamique, qui qualifie cette époque de "jahiliyya": leterme évoque l'absence de repère des voyageurs dans le désert, la sensation de perdition.
 
Définition de l'« arabité » par M. Rodinson.
 
 « Nous pouvons … considérer comme appartenant à l'ethnie, peuple ou nationalité arabe ceux qui:1. parlent une variante de la langue
arab
, et en même temps considèrent que c'est leur langue « naturelle », ellequ'ils doivnet parler , ou bien, sans la parler, la considèrent comme telle.2. regardent leur patrimoine, l'histoire et les traits culturels du peuple qui s'est appelé lui-même et que les autresont appelé Arabes, ces traits culturels englobant depuis le VII
èime
siècle l'adhésion massive à la religionmusumane (qui est loin d'être leur exclusivité).3. (ce qui revient au même) revendiquent l'identité arabe, ont une conscience d'arabité. »Définition de l'Arabe depuis la langue arabe classique, par le dictionnaire de référence d'E. Lane :1. Un peuple déterminé, ou une nation, par rapport à AJAM.2. Les habitants des cités ou des grandes villes, ou des cités, et villes ou villages d'Arabie.3. Ceux qui se sont établis et ont fait leur demeure dans les régions cultivées et ont pris pour patrie les cités etvilles ou villages d'Arabie, et d'autres aussi qui sont en rapport avec eux.4. Dans les dictionnaires et ouvrages de lexicographie, les Arabes du désert au pur parler.5. (avec la forme AHRAB) ceux qui habitent dans le désert.6. (id.) ceux qui vont ça et là à la recherche de pâture et d'eau…
1
Le sens est incertain.
2
Il est peu d’extraits de ce livre qui s’affirme plus volontiers destructeurs de toute forme de civilisation ; l’imagedu puits bouché est particulièrement abominable en milieu désertique.
3
Les définitions du concepts sont multiples; celle-ci est la plus simple à défaut d'être la meilleure...
4
Les exemples sont innombrables, de la destruction des tribus juives à celle des sanctuaires païens, en passant par l’assassinat des poètes ; cf. parties X, XI, XIII, XV.
 
5
On ne peut pas appeler ainsi la mosquée de Médine, qui est en fait un domicile pour sa famille, et un complexeadministratif.
6
TIJARAH.
7
Cf. la crise de succession, partie XIX et sur le type de gouvernement, cf. parties X et XII.
8
C'est une tradition très présente dans les mythes bibliques, et repris ici avec acharnement; cf. Corpus coranique40/26, 26/128.
9
Ceci n’empêche pas qu’il a pu s’ériger par la suite une véritable civilisation arabo-musulmane, certes déficienteà de nombreux égards (notamment moraux, puisqu’elle tente obstinément de suivre les réglementations primitives de l’islam), mais digne d’intérêt, étant enrichie d' apports extérieurs, principalement persans àl’origine.
10
Il ne faut pas traduire par ignorance, comme ce qui est souvent admis: c'est déjà un jugement de valeur quis'exprime.
11
M. Rodinson,
 Les Arabes
, Paris, 1979.
Les sociétés arabes
 La société arabe sera vue à travers ses deux caractéristiques principales : lenomadisme
1
et l’organisation tribale, et par un aspect toujours révélateur dustade de développement de la condition humaine et des communautés humaines :la place des femmes. Il est très remarquable que ce passé arabe, tribal et nomade ait été reconstitué  par des non-Arabes, issus de contrées très lointaines.
2
 
§ 44. — Les Nomades.
C’est avant tout à travers le nomadisme que les habitants de l’Arabie sont perçus par les observateurs extérieurs : le nomade est l’Arabe par excellence
3
 . Il s’agit d’un type de vie et d’un mode de subsistance imposé par les conditionsnaturelles. Le campement de tentes et le point d’eau semble donc les élémentsessentiels de cette vie. Mais c’est une vue trompeuse, puisqu’une grande partie dela population vit dans des villes
 . Et c’est dans les villes que se développeral’islam, et souvent contre les bédouins
5
 . Muhammad lui-même n’a de cesse quede proférer critiques et menaces contre les « éleveurs de chameaux ». De nos jours, les bédouins constituent toujours une population à part, aux 

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