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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
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N° 64
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aussi sociale et économique, nous som-mes exemplaires d’une application prati-que du développement durable», remar-que Françoise Sire, directrice deProm’haies. Depuis quinze ans, l’asso-ciation installée à Montalembert dans lesud des Deux-Sèvres replante des haiesmais surtout prodigue ses conseils techni-ques et apporte son expérience aux col-lectivités comme aux particuliers sou-cieux d’entretenir et de (re)construire les paysages du Poitou-Charentes. Plusieurscentaines de kilomètres de haies ont ainsireformé une trame aux atouts multiples :file. J’ai le sentiment qu’il y a une volontéd’implanter en Charente une agriculturetoujours plus intensive au mépris de tout,y compris de la désertification des cam- pagnes et de l’exploitation sans freins desressources naturelles.» Sans citer le termedéveloppement durable, Jean-Paul Louis,éditeur à Tusson dans le Nord-Charenteet président de l’Association protection etavenir du patrimoine en pays d’Aigre(Apappa), en défend les principes. Et c’estl’Apappa compte plus de deux cent vingtadhérents, un record, et s’affirme commeun outil de pression efficace.A la porcherie succède un nouveau che-val de bataille : les bassines. Ces réservesd’eau de substitution sont présentéescomme la solution contre le prélèvementd’eau des irrigants en période estivale.Cela «permet des retraits en hiver à une période où l’eau est largement excéden-taire. En été, la diminution des prélève-ments au fil de l’eau limite la baisse desdébits d’étiage et contribue à l’équilibredu milieu», peut-on lire sur le site de laChambre d’agriculture de la Vienne. Neuf de ces bassines sont prévues dans le can-ton d’Aigre pour réserver 4 millions dem
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. Conçues pour recueillir au minimum350 000 m
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, elles ne passent pas inaper-çues dans le paysage. Mais l’Apappa ad’autres craintes que celles relevant seu-lement de la laideur. «Aucune étude ne permet de mesurer l’impact global des pompages sur le bassin de l’Aume-Couture.» L’association craint aussiqu’avec le projet d’agrandissement dessilos de Vars, à quelques kilomètres de là,les bassines ne soient les supports d’unevaste politique d’agriculture intensive, basée sur la culture du maïs. Enfin, elles’insurge contre le taux de subvention à80 % de ces aménagements.De fait, l’association a engagé une action juridique. Elle a demandé, en référé, l’ar-rêt des travaux entrepris à Aigre. La de-mande a été rejetée par le tribunal admi-nistratif. En outre, deux requêtes en annu-lation de l’autorisation préfectorale decréation des 4 bassines de Aigre, Mons,Les Gours et Tusson ont été déposées.«Les procédures sont en cours», préciseJean-Paul Louis.
A.-G. T.
Photographiesde FranckGérard(né à Poitiers,vit à Nantes).
Collection : Orange n° 1
,orangeà dessert,issue d’un filetde 3 kg,catégorie 1,variété Navel-Late, calibre6-7, traitéeavec Imazalil etThiabendazole,enrobée decire végétale,origine :Espagne,achetée dansune grandesurface ;Nantes, jeudi26 février2004.
Collection : Pomme n° 1
,Suntan,variété deCox-Orange,issue del’agriculturebiologique,origine :Montsoreau,Maine-et-Loire, France,achetée surun marché;Nantes, 17février 2004.
Mobilisationéco-citoyenne
développement durable
Trame du paysage
elles cachent les bâtiments agricoles, four-nissent des corridors de circulation à lafaune, facilitent l’infiltration de l’eau etfixent les berges… Outre un rôle de réfé-rent auprès des particuliers (agriculteursnotamment) ou des collectivités, l’asso-ciation réalise des plans directeurs de plantations, rebaptisés récemment «sché-mas verts», pour les territoires et animedes séances de formation auprès des ac-teurs du monde rural.Malheureusement, rien ne garantit que ceshaies ne seront pas arrachées. Pour illus-tration, à Courcôme dans le Nord-Cha-rente, le nouveau propriétaire d’une par-celle soucieux de faire circuler un «pull»d’arrosage a fait disparaître d’un coup de bulldozer un kilomètre de haies plantéesquatorze ans auparavant par l’ancien pro- priétaire et la société de chasse locale, avecle soutien financier de la DDA et le soutientechnique de Prom’haies.Regroupant l’Apappa, Charente-Nature,la Confédération paysanne, la Maison del’agriculture biologique, Prom’haies, Sy-nergie et Les Verts, un collectif d’asso-ciations demande aux pouvoirs publics«de prendre toute mesure pour que lesarrachages de haies – qu’elles aient étésubventionnées ou non – soient soumisà des contraintes strictes (replantationsystématique)».
A.-G. T.
pour lutter contre les projets «qui risquentd’accentuer une nouvelle dévalorisationde la campagne», l’extension d’une por-cherie en l’occurrence, «et se mettre àl’écoute des agriculteurs respectueux denotre environnement» que lui et quelqueshabitants du Pays d’Aigre se sont organi-sés d’abord en collectif pour la défense dela qualité de vie, puis en association endécembre 2002. En réponse à leurs ap- pels, une mobilisation inattendue des ha- bitants aboutit à un succès pour l’associa-tion : le projet est abandonné. Aujourd’hui,
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Actu64.pmd 05/04/04, 16:0724
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