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magazine
AgricultureAlimentationEnvironnement
Penser la rechercheagronomiqueau niveau mondialPenser la rechercheagronomiqueau niveau mondial
INRA
RECHERCHE
Premier inventairedes organismes exotiquesen Europe
5 - JUIN 2008
REPORTAGE
L’équipede recherchede Mirecourt
HORIZONS
Nourrir 9 milliardsde personnes en 2050
 
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NRAMAGAZINE
N
°5 •
JUIN
2008
L
’agriculture française a su relever en son temps le défide la satisfaction des besoins alimentaires de nosconcitoyens.La recherche agronomique a ici joué un rôlepremier.Les défis alimentaires,environnementaux et sociauxsont aujourd’hui planétaires.Les agricultures des Nords et desSuds sont à ré-inventer simultanément,car elles sont et serontde plus en plus interdépendantes et parce qu’elles s’apportent,l’une à l’autre,des éclairages enrichissants.Il est de laresponsabilité de la recherche agronomique de s’engagerà cette échelle internationale.L’Inra entretient de nombreuses collaborations tant dans les paysindustrialisés que dans les pays émergents.Mais historiquement,il y avait une forme de partage des rôles entre l’Inra quis’intéressait à l’agriculture en milieu tempéré et d’autresorganismes,comme le Cirad,qui l’abordent en milieu tropical.C’est pour dépasser cette segmentation que l’Inra et le Ciradrenforcent leurs coopérations sur des thématiques de rechercheset qu’ils ont uni,depuis 2006,leurs réflexions prospectivessur les systèmes agricoles et alimentaires à l’horizon 2050.Cette nécessité d’ouverture et de partage des connaissancesscientifiques à l’échelle internationale,les deux organismesl’ont affirmée ensemble,le 3 juin,dans un colloque internationalqui a réuni des participants venus de plus de 50 pays des Nordset des Suds ainsi que tous ceux qui ont suivi les débats à distancegrâce à des connexions Internet.Ce colloque était une étapedans la mobilisation de la recherche agronomique.Elle devrase poursuivre,à la fois au sein de l’Inra et au niveau mondial,avec l’ensemble des acteurs de la recherche et du développement.
Marion Guillou,
présidente-directrice générale
Chers lecteurs,
sommaire
Directrice de la publication :
Marion Guillou.
Directeur éditorial :
Pierre Establet.
Rédactrice en chef :
CatherineDonnars.
Rédaction :
Magali Sarazin, Pascale Mollier, Patricia Léveillé.
Ont contribué à ce numéro :
Gilles Aumont ,Pierre Casadebaig, Michelle Cussenot, Philipe Debaecke, Catherine Esnouf, Marie-Colette Fauré.
Photothèque:
Jean-MarieBossennec, Julien Lanson, Christophe Maître.
Maquette :
Patricia Perrot.
Couverture :
Faire Savoir.
Conception initiale:
Citizen Press - 01 53 00 10 00.
Impression :
Caractère.Imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement.PEFC/10-31-945
Dépôt légal:
 juin 2008.
Renseignements et abonnement :
inramagazine@paris.inra.fr
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HORIZONS
Tribune Inra-CiradModerniser la gestionde la recherche
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RECHERCHES
& INNOVATIONS
Premier inventairedes organismes exotiquesen EuropeGaz à effet de serred’origines agricoleet forestièreConflits dans les espacesruraux et péri-urbainsReconstruire l’histoiredu génome des céréalesTournesol et sécheresse
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DOSSIER
Penser la rechercheagronomique auniveau mondial
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REPORTAGE
L’équipe de recherchede MirecourtOutils de veille stratégiqueen santé animaleAlimentationet développement durable
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IMPRESSIONS
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REGARD
L’évaluation multicritèredes unités de recherche
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AGENDA
EDITO
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I
NRAMAGAZINE
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°5 •
JUIN
2008
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ISSN :
1958-3923
INSTITUTNATIONALDELARECHERCHEAGRONOMIQUE
147 rue de l'Université • 75338 Paris Cedex 07
www.inra.fr
A
près de longues annéesd’oubli,l’agriculture foca-lise l’attention de la Banquemondiale dans son rapport2008 et mobilise les chefs d’Etat dansun sommet mondial sur la sécuritéalimentaire.Les récentes « émeutes dela faim » nous le rappellent en effetde façon dramatique :l’alimentationet l’agriculture sont un enjeu majeurde ce siècle.Au-delà de la réponse immédiate auproblème d’accès à la nourriture desurbains les plus pauvres,il faut pren-dre toute la mesure du triple défi quiest devant l’agriculture mondiale :celui de la croissance démographique,avec environ 9 milliards d’habitantsà l’horizon 2050,de la raréfaction desénergies fossiles et des changementsenvironnementaux,avec le réchauf-fement climatique,l’érosion de la bio-diversité et la dégradation des sols.Larecherche agronomique doit se mobi-liser pour aider les agriculteurs à re-lever ces défis,en tirant les leçons dupassé et en proposant des pistes pourl’avenir.Tel est le sens de l’expertisecollective internationale sur l’agricul-ture et le développement(IAASTD:
 Assessment ofAgricultural Knowledge,Science and Technology for Develop-ment 
),et de l’implication de l’Inra etdu Cirad dans cet exercice.L’IAASTD relève un bilan contrastéde l’évolution de l’agriculture au coursdes 50 dernières années :la produc-tion alimentaire a plus que doublé,mais l’écart de rendement entre les ré-gions s’est accru et l’agriculture in-tensive en intrants chimiques et éner-gie est aujourd’hui jugée peu durable.L’IAASTD appelle la recherche agro-nomique à mobiliser ses outils et sesconnaissances pour élaborer des ré-ponses nouvelles,intégrant les apportsde toutes les disciplines et les objectifsmultiples de l’agriculture,et permet-tant une diversité de systèmes agri-coles et alimentaires,adaptés à descontextes variés.L’expertise mérited’être poursuivie et régulièrementactualisée,pour éclairer les acteurs etles décideurs.Elle doit également pou-voir s’appuyer sur des scénarios afinde mieux comprendre leurs conditionsde réalisation et leurs conséquences.C’est dans cet esprit que l’Inra et leCirad ont développé depuis 2006«Agrimonde» :une prospective com-mune sur l’avenir des systèmes agri-coles et alimentaires mondiaux àl’horizon 2050.Cette réflexion asso-cie une approche quantitative et uneanalyse qualitative,de façon originalepar rapport à d’autres travaux.Elle
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    H    O    R    I    Z    O    N    S
Nourrir
9 milliardsde personnes
en 2050
quelle contribution de la
recherche agronomique ?
COLLOQUEINTERNATIONAL
organisé par l’Inraet le Ciradle 3 juin 2008.Vidéos disponibles :
www
.gip-ifrai.fr.
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PEFC/10-31-945
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   ©   I  n  r  a   /   C   h  r   i  s   t  o  p   h  e   M  a   î   t  r  e
 
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en bref
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Génétique animale
Le Groupement d'intérêtscientifique Agenae (Analysedu GENome des Animauxd'Elevage) vient d'êtrerenouvelé pour 5 ans. Crééen 2002 afin de construireet partager un savoir engénomique animale, il réunitdes groupements profes-sionnels des filières animales :piscicole,porcine, avicole,bovine, l'Inra et le Cirad.
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Accord franco-allemand
L'Inra et l'institut de rechercheallemand Leibnitz Gemeinschaftont signé un accord departenariat pour renforcer leurcoopération en génétiquevégétale et en nutrition humaine.
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Recherche pourl’agriculture biologique
Organisé par l'Inra et leministère de l'Agricultureet de la Pêche en partenariatavec les organismes profes-sionnels les 19 et 20 maià Montpellier, ce colloques'est intéressé aux acquisrécents de la recherchefrançaise en agriculturebiologique dans la perspectivedu nouveau plan français«AB horizon 2012 ».
www
.montpellier.inra.fr/dinabio
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LapouleVedetteà40ans
L'Inra organisait sa toutepremière conférence de pressefin avril 1968 pour la pouleVedette, naine, excellentereproductrice et au coût d'éle-vage réduit. Sa descendancereproductrice est aujourd’huidiffusée dans plus de 80 pays.
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Inaugurations
• 4 /07 : inauguration d’unnouveau laboratoire de recher-ches fromagères à Aurillac• 8 /07 : inauguration desbâtiments des Installationsnationales protégées pour larecherche sur les encéphalo-pathies spongiformes transmis-sibles (Inprest) au centre Inrade Tours.
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Productions végétaleset sécheresse
Le 6 juin, à Toulouse, l’Inraa animé un Carrefour de l’inno-vation agronomique (Ciag)pour mieux gérer la ressourcehydrique en production végé-tale. Les interventions sontdisponibles sur
www
.inra.fr/ciag
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Moderniser
la
gestion
de la
recherche
F
rançois d’Aubert,ancien ministre dela recherche,a présenté le 16 avril sonrapport sur un partenariat renouveléentre organismes de recherche,uni-versités et grandes écoles.Plusieurs proposi-tions visent à simplifier la gestion des Unitésmixtes de recherche (UMR) entre organismesgrâce à un mandat unique de gestion,attri-bué préférentiellement à l’établissement hé-bergeant de l’UMR.Une procédure d’habili-tation (cahier des charges mis en place par leministère de la recherche) garantirait l’enga-gement de l’établissement gestionnaire sur laqualité des services de gestion rendus aux uni-tés :finances,contrats de recherche,person-nels contractuels,locaux… À travers cette ha-bilitation à la gestion,c’est la capacité desétablissements de recherche et d’enseignementsupérieur à être des opérateurs de recherche deplein exercice qui sera évaluée,au moment oùles universités font aussi acte de candidaturepour exercer toutes les prérogatives liées à leurnouvelle autonomie de gestion.Le rapport recommande aussi de développerle dialogue politique et les accord-cadres decoopération entre directions d’établissementsde recherche et d’enseignement supérieur;derecentrer la création d’UMR sur les projetsscientifiques explicites auxquels les parties oc-troient des moyens équilibrés ;de conforter laparticipation aux écoles doctorales et la poli-tique de valorisation ;de limiter le nombre detutelles des UMR à deux établissements,les au-tres partenaires étant liés sous forme contrac-tuelle.
Conforter la positiond’opérateur de recherche
Enfin,le rapport propose d’unifier sur la clausela plus favorable les règles de gestion applica-bles aux établissements de recherche et d’en-seignement supérieur,dans les domaines fi-nanciers,contractuels,fiscaux et indemnitaires.L’Inra avait déjà formulé cette proposition eten a précisé le contenu dans son courrier deréponse à la sollicitation de la ministre de larecherche à la suite du discours du Présidentde la République lors de l’hommage renduau Prix Nobel 2007 de physique,Albert Fert.L’Inra a fait connaître ses efforts en matière desimplification,d’harmonisation et de moder-nisation de sa gestion.Les propositions del’Inra pourraient déboucher à moyen termeà la constitution d’unités de recherche de tailleimportante pour mutualiser les compétencesde gestion,assortie d’une spécialisation desmétiers de gestion de la recherche liées à latechnicité des outils et à la complexité de laréglementation.En s’inscrivant dans cettedynamique,l’Inra conforte sa position d’opé-rateur de recherche.Mais il doit en retour sedonner les moyens d’une politique de forma-tion et de recrutements sur des profils quali-fiés.Cette ambition est au cœur du schémadirecteur mis en place en 2007 pour l’évolu-tion de la gestion.
 Michel Eddi
vise à comprendre les évolutions dansle monde au cours des 40 dernièresannées :intensification,augmentationdes surfaces cultivées,augmentationde la disponibilité alimentaire appa-rente moyenne.Elle émet des hypo-thèses plausibles et cohérentes sur desévolutions possibles dans le futur.Unpremier scénario a été élaboré dans cecadre pour tester la possibilité d’uneagriculture durable avec une inflexionplus ou moins forte des modes deconsommations alimentaires.L’exer-cice montre qu’il est possible de nour-rir la planète de manière durable en2050,mais que ceci suppose deschangements profonds.Ces changements concernent lesmodes de consommations alimen-taires et la réduction des pertes toutau long de la chaîne alimentaire jusque chez le consommateur.Ils doi-vent aussi concerner les systèmes deproduction agricole,afin de les ren-dre compatibles avec la préservationdes écosystèmes,et robustes face auxévolutions climatiques,tout en attei-gnant des rendements plus élevés.Des politiques volontaristes à diffé-rents niveaux seront nécessaires pourrendre possibles ces évolutions struc-turelles et pour réguler les échangesagricoles et alimentaires entre régions.Ces derniers seront en effet indispen-sables dans la mesure où certaineszones,plus spécifiquement l’Afriquedu Nord,l’Afrique sub-saharienne etle Moyen-Orient resteraient déficitai-res en produits agricoles et alimentai-res à l’horizon 2050.Des investissements considérables de-vront également être consacrés auxinfrastructures et à la recherche - dé-veloppement,non seulement pour ac-croître les rendements,mais aussi pourconcevoir et diffuser les nouveaux sys-tèmes agricoles productifs et durables.Le défi pour la recherche agronomiqueet le développement est immense.Ilsuppose un renouveau des relationsentre tous les acteurs et une réflexionen profondeur sur les orientations.La recherche agronomique doit mo-biliser toutes les disciplines,à la foisdans une démarche analytique pourcomprendre les relations fines entreles organismes vivants,entre ces orga-nismes et les milieux,entre les acti-vités humaines et les écosystèmes,etdans une démarche systémique favo-risant la résilience des écosystèmes,c’est-à-dire leur capacité à s’adapterdans le futur.Ces processus sont àmener à toutes les échelles spatio-temporelles,du gène à la plante,de laplante aux territoires,des cycles jour-naliers aux cycles saisonniers,des cy-cles saisonniers aux évolutions sécu-laires.Ils doivent viser la promotionde la multifonctionnalité de l’agri-culture,incluant la production d’ali-ments et d’énergie mais aussi les ser-vices environnementaux ou sociaux.Les recherches menées en agriculturebiologique ou en production intégréeont par exemple mis en évidence cer-tains verrous techniques et scienti-fiques qui sont des pistes de progrèssignificatifs si nous ciblons les effortspour les lever.Les outils technologiques doiventaussi être utilisés pour explorer denouveaux horizons de connaissan-ces:ainsi,les outils de génomiquesont mobilisés pour connaître le mé-tagénome des bactéries du sol,alorsque jusqu’à récemment les scienti-fiques n’avaient pu étudier qu’un fai-ble nombre de ces bactéries,rarementcultivables en laboratoire,mais à labase d’un sol « vivant».Enfin les relations entre la rechercheet les acteurs doivent être renouve-lées,pour éclairer la mutation dessecteurs agricoles et alimentaires,favoriser la diffusion et l’appropria-tion des connaissances,susciter desinnovations adaptées aux contexteset besoins locaux et stimuler les pro-cessus d’apprentissage.C’est dans cette perspective que l’Inraet la Cirad ont organisé le 3 juin uncolloque international.Il a rassemblédes partenaires de 50 pays vénus éclai-rer les enjeux et priorités de la re-cherche agronomique mondiale.Troisorientations fortes se sont dessinées:identifier des questions communesde recherche par des travaux pro-spectifs ;proposer des lieux d’échangeentre tous les acteurs et des outilscommuns facilitant la circulation del’information,la gestion de la pro-priété intellectuelle et l’incubationdes innovations ;faciliter la forma-tion et la diffusion des connaissances,soutenir la recherche agronomiquedans les pays des Suds et réussir lecontinuum entre les savoirs des Nordset des Suds.Ce colloque a permis d’é-clairer le besoin en investissementfinancier et intellectuel dans le do-maine agricole.Les conclusions desdébats ont été transmises à la FAOpour contribuer aux travaux menéssimultanément à Rome.
 Marion Guillou, présidente de l’Inra Patrice Debré, président du Cirad 
Depuis quelques années l’Inraa engagé une politique volontaristede refonte de son systèmede gestion. Cette démarche a euet continue d’avoir un impact surle fonctionnement de l’établissementet sur la mobilisation des métiersd’appui à la recherche, avec despériodes de fortes tensions.Le rapport d’Aubert ainsi que l’appelà contribution que la ministrede la recherche a adressé auxétablissements de rechercheet d’enseignement supérieur, enconfirment la dimension stratégique.
   ©   I  n  r  a   /   C   h  r   i  s   t  o  p   h  e   M  a   î   t  r  e
©Inra /Christophe Maître
CONFÉRENCEDE PRESSE
le 3 juin 2008.
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