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actu089juil2010_050-051.

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Les dentellières du port. La corrosion accélérée par les microorganismes pose problème pour l’entretien des ports. Philippe Refait et Sophie Sablé s’associent pour comprendre l’implication des bactéries dans le phénomène de la biocorrosion. Par Elsa Dorey Photos Samuel Pineau et Alexandre Duval.
Les dentellières du port. La corrosion accélérée par les microorganismes pose problème pour l’entretien des ports. Philippe Refait et Sophie Sablé s’associent pour comprendre l’implication des bactéries dans le phénomène de la biocorrosion. Par Elsa Dorey Photos Samuel Pineau et Alexandre Duval.

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D
ans le port de La Rochelle comme dans tous
les ports, les structures métalliques suppor-
tent parfois mal la biocorrosion, c’est-à-direla corrosion inuencée par les microorganismes. Les
infrastructures portuaires sont censées supporter la
corrosion pendant une cinquantaine d’années, mais ilarrive que les palplanches et les pieux guides soient
perforés en quelques années à cause de la présence de
microorganismes au voisinage du métal.Les chercheurs du laboratoire d’étude des matériauxen milieux agressifs (Lemma) et du laboratoire litto
-
ral, environnement et sociétés (Lienss) de l’Universide La Rochelle, associés au sein de la Fédération de
recherche en environnement pour le développement du-
rable (Fredd) du CNRS, collaborent pour comprendrece phénomène. Sophie Sablé, enseignant-chercheur àLienss, Philippe Refait, professeur responsable de lathématique corrosion en milieux aqueux et environ
-
nements marins du Lemma, et les membres de leurséquipes immergent des coupons d’acier neufs dansl’eau de mer pour observer et analyser le processus.L’approche chimique et l’approche biologique sontcomplémentaires pour l’étude de la dégradation du mé
-
tal. Sophie Sablé souligne
«qu’une telle approche plu-ridisciplinaire implique des efforts de dialogue entre
les différentes communautés scientiques»
. Mais cette
démarche est nécessaire en vue d’une compréhensionne des mécanismes, qui seule permet de diagnosti
-
quer, d’anticiper et de résoudre les problèmes.
LA CORROSION DE L’ACIER
Que se passe-t-il sur le coupon d’acier ? La corrosiond’un métal en présence d’eau est un processus électro
-
chimique. Rappelons qu’un atome est constitué d’unnoyau de particules, qui est chargé positivement, etd’un cortège d’électrons satellites chargés négative
-
ment. L’un et l’autre s’annulent car les charges sontéquivalentes, l’atome est donc un élément non chargé.La plupart des atomes tendent spontanément à perdreou à gagner des électrons pour former un ion, chargépositivement ou négativement. C’est ce qui se passelors de la corrosion des métaux. Philippe Refait expli
-que :
«À la surface du coupon, un atome de fer (Fe)va perdre deux électrons et ainsi devenir un ion Fe2+.Un autre composé chimique doit pouvoir capter cesélectrons et être alors réduit. C’est l’oxygène qui lescapte le plus couramment, dans les milieux aérés. Larouille se forme à partir de ces ions à l’issue d’unesuccession de processus complexes. Dans le milieumarin, la corrosion est accélérée par des composésagressifs comme les ions chlorures.»
On pourrait imaginer que les bactéries «grignotent»le métal mais il n’en est rien, précisent les chercheurs.Lorsque les microorganismes s’en mêlent, le processusse complexie. Ils peuvent le ralentir ou ne pas avoird’effet du tout, mais c’est quand les microorganismes
Les dentellièresdu ort
La corrosion accélérée par les microorganismes poseproblème pour l’entretien des ports. Philippe Refait etSophie Sablé s’associent pour comprendre l’implicationdes bactéries dans le phénomène de la biocorrosion.
Par
Elsa Dorey
Photos
Samuel Pineau
et
Alexandre Duval
recherche
   A   l  e  x  a  n   d  r  e   D  u  v  a   l   A   l  e  x  a  n   d  r  e   D  u  v  a   l
Sohie Sabléet philie Refait.
L’ActuALité Poitou-chArentes
n° 89
50

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