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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES 
 N°66 
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1204. A cette date Jean sans Terre, roid’Angleterre, a «concédé aux bourgeoisd’Angoulême une commune sur le mo-dèle de Rouen, avec les libertés et coutu-mes dont jouissent sur sa terre les ci-toyens de Rouen». Le rebondissement aeu lieu en 1999, à Saint-Jean-d’Angély.La ville de Saintonge célèbre les 800 ansde sa charte communale et de nombreuxhistoriens, parmi lesquels Robert Favreau,directeur honoraire du Centre d’étudessupérieures de civilisation médiévale dePoitiers, participent à l’événement. Leurintervention se solde, pour Angoulême,par la révélation d’un fait jusqu’alorsomis par la chronique locale : la premièrecharte communale concédée aux bour-geois de la ville par le Plantagenêt Jeansans Terre, époux d’Isabelle Taillefer,héritière du comté d’Angoulême, date de1204. Une copie originale de la chartefondatrice, conservée au Public RecordOffice de Londres, archives du Royaume-Uni, l’atteste. Le document-doublon des-tiné à la Charente a, lui, disparu pendantla guerre de Cent ans.«On se doutait de l’existence de cettecharte puisque nous disposons de nomsde maires depuis le
XIII
e
siècle, mais nousne connaissions ni la date fondatrice de lacommune, ni le document, ni son con-tenu», explique Florent Gaillard, histo-rien du droit, chargé de mission au serviceculturel de la ville. Conséquence : seule ladate de 1373, à laquelle Charles V re-fonde la commune d’Angoulême redeve-nue française, est retenue.Aussitôt connue, l’information nourrit leprojet – municipal – de réparer l’histori-que erreur et de célébrer les 800 ans de lacommune d’Angoulême. La préparationde l’événement comprend un voyage dansla chambre protégée des archives londo-niennes. En juillet dernier, Florent Gaillarda découvert des documents en parfait étatde conservation, rédigés en lettres claires
Lhistoire communeredécouverteE
patrimoine
sur de longs rouleaux de parchemin, eux-mêmes cousus sur un tissu : deux charteset deux lettres patentes qui, de 1203 à1205, forgent le destin communal de lacité charentaise. Des copies de qualitésont désormais en possession de la mai-rie. La dernière qui autorise le poste demaire parachève le modèle peu ou prou encours dans plusieurs grandes villes de larégion jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.Parmi la centaine de membres qui com-posent le corps de ville, douze échevinset douze conseillers sont élus pour formerl’assemblée municipale qui se réunitautour d’un maire, lui-même choisi par leroi sur une liste de trois candidats. Le rôlede ces édiles : administrer, rendre justice,commercer, organiser les foires et mar-chés... «On a pu parler de “petites répu-bliques”, poursuit Florent Gaillard. Cesvilles avaient des libertés et des privilègesdont celui, plus tardif, d’être exemptéesde taille.» Selon lui, ces largesses concé-dées permettent au souverain de se ména-ger le soutien des villes face au pouvoirdes seigneurs.Ainsi, comme La Rochelle Poitiers, Sain-tes, Oléron – créées par Henri II et son filsRichard puis confirmées par Aliénord’Aquitaine –, Saint-Jean-d’Angély,Niort, et Cognac – créées par Jean sansTerre –, Angoulême s’émancipe de laféodalité. Ce retour aux origines de la villea donné lieu à un cycle de conférences etfait l’objet d’une exposition. La copie dela charte fondatrice dictée par Jean sansTerre y est présentée ainsi que les événe-ments qui ont marqué huit siècles del’histoire d’Angoulême.
Astrid Deroost 
«P’tit geste» dirigée par Claudy Guérin.Deux livres sont annoncés pour novembre.Le conteur Yannick Jaulin et la dessina-trice Peggy Adam, qui ont déjà travailléensemble, signent
 La p’tite histoire
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Salut Poulette !
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P’titgestepour les enfants
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G
n cet automne 2004, Angoulêmecélèbre pour la première fois l’an

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