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pragmatique

pragmatique

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01/02/2013

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La
pragmatique
, en tant que partie de la linguistique,s'intéresse aux unités linguistiques dont la signification ne peut être comprise qu'en contexte. Elle s'intéresse ainsi, d'un côté,aux phénomènes de dépendances contextuelles propres aux termes
indexicaux
, c'est-à-dire ceux qui, comme
 je
,
ici
ou
maintenant 
, ont leur référence déterminée par les paramètres du contexte d'énonciation (voir notamment les travaux du philosophe etlogicien californienDavid Kaplan), ainsi qu'aux phénomènes de
présupposition
(voir  plus bas). D'un autre côté, elle vise aussi à faire une théorie des inférences que l'on tiredes énoncés linguistiques sur la base de nos connaissances générales sur le monde etd'hypothèses sur les intentions des locuteurs. Elle s'appuie en particulier sur la distinctionintroduite par le philosophe américain Paul Griceentre le
sens pour le locuteur
et le sens proprement linguistique des énoncés. En France, à peu près à la même époque,OswaldDucrot(
 Dire et ne pas dire
,1972) développait des idées comparables. Dan Sperber ,  philosophe et linguiste français, etDeirdre Wilson, linguiste britannique, ont développé à partir de ces idées une théorie pragmatique générale, connue sous le nom de
théorie de la pertinence
.Les principaux travaux d'Oswald Ducrotportent d'une part sur la présupposition, c'est-à-dire sur le fait que certaines expressions linguistiques, pour être utilisées de manièreappropriée, requièrent que les locuteurs partagent certaines croyances (par exemple, pour  pouvoir dire de manière appropriée « Paul aussi est venu », il faut que l'ensemble des participants à la conversation partagent la croyance que quelqu'un d'autre que Paul estvenu). D'autre part, Ducrot s'est intéressé à la façon dont certains énoncés véhiculent, au-delà de leur signification littérale, certaines informations implicites. Toujours en France,la pragmatique est envisagée par d'autres théoriciens comme une science de lacommunication (Jacques Moeschler etAnne Reboul,
 La pragmatique aujourd'hui
 
).Dans cette perspective élargie, elle étudie l'usage du langage dans la communication etdans la connaissance. Largement tributaire du cognitivisme, la pragmatique élargieconsidère les mécanismes inférentiels dans la connaissance, la construction des concepts,l'usage non littéral du langage, l'intentionnalité dans l'argumentation, etc.La pragmatique peut être envisagée de deux points de vue : 1. Une pragmatique quis'occupe de l'influence et des conséquences du langage sur le contexte (extralinguistique)- optique proche de celle d'Austin (comment on modifie le monde en disant quelquechose? / comment on agit sur le monde en disant quelque chose?) 2. Une pragmatique quis'occupe de l'influence et des conséquences du contexte sur le langage (dans quellemesure ce qui est dit dépend des circonstances dans lesquelles il est dit?). Cette perspective nous permet également de rendre compte de ce que l'on appelle« Communication non verbale » (distincte des comportements non verbaux (cf. JeanCorrase).Deux notions sont à distinguer en pragmatique : Le
contexte
et le
cotexte
.
Le contexte
 
Il englobe tout ce qui est extérieur du langage et qui, pourtant, fait partie d'une situationd'énonciation. Dans le cadre du contexte,on englobe tous les éléments comme le cadrespatio-temporel, l'âge, le sexe des/du locuteur(s), le moment d'énonciation, le statut socialdes énonciateurs etc. En gros, toutes ces marques contextuelles sont inscrites dans lediscours et elles font intégralement partie de la déixis. Ce sont, comme on les appelle, desdéictiques. En tout, nous pouvons énumérer cinq types de déictiques1.
 Déictiques personnels
: ce sont des outils de grammaticalisation des marques de personne dans une situation d'énonciation correspondant aux participants. Nous pouvons placer dans cette catégorie les déictiques « je », « tu », « nous », « vous » et « on ». Pour ce dernier, peu importe le fait qu'il nest covalent avec un verbe de la troisième personnecar il peut englober aussi bien des référents qui en discours « défini » prendraient lesmarques de la première et de la deuxième personne du pluriel et/ou du singulier. (jecontinuerai l'article plus tard...)
La pragmatique étudie, à travers l’analyse des communications, la manièredont s’établissent des RELATIONS entre les personnes que relient lesmessages.
 Qu’est-ce que la pragmatique ? D’une manière très succinte, on dira qu’un problème est pragmatique s’il ne concerne pas, à strictement parler, la structure du langage (celle-ciintéresse la linguistique), mais l’emploi qui en est fait. La linguistique a certes influencéla pragmatique et cette dernière a d’importantes répercussions en linguistique. Mais la pragmatique a aussi des applications et des implications dans les sciences cognitives, eninformatique, en psychologie, en philosophie. C’est que son domaine de travail estextrêmement vaste, depuis les actes de langage jusqu’aux problèmes de la pertinence desénoncés, de l’inférence, de l’argumentation, de la vérité des énoncés, de l’usageapproximatif des termes, de la compréhension en contexte, des lois du discours, de lamétaphore et de la fiction. Dans leur ouvrage, Jean-Pierre Meunier et Daniel Peraya envisagent la pragmatiquecomme découlant d’une diversité d’approches, pouvant être rassemblées en quatrecourants.-
-
 
Jean-Pierre Meunier et Daniel Peraya, Introduction aux théories de la communication, P.38-43. De Boeck Université, coll. Culture et Communication, Bruxelles 1993. Nouvelle édition en2003. 
POINT DE DEPART
On adoptera ici l’approche développée par Meunier et Peraya selon laquelle les« pragmaticiens » étudient la « pragmatique à partir de l’acte de communication, en cequ’il implique des individus particuliers dans une situation spatiale et temporelleparticulière ». Meunier et Peraya repèrent cette ouverture à travers divers courants etdiverses recherches et retiennent: 
 
 
1
les travaux linguistiques sur les embrayeurs (les déictiques et lespronoms personnels, en particulier) qui permettent l'ancrage de l'énoncé dans lasituation d'énonciation (Jakobson, l 963; Benveniste 1966 et 1974);C'est de l'intérieur même de la problématique linguistique qu'apparaît tout d'abord lanécessité de s'ouvrir à l'énonciation: «Bien des notions en linguistique, peut-être même enpsychologie, apparaîtront sous un jour différent si on les rétablit dans le cadre dudiscours, qui est la langue en tant qu'assumée par l'homme qui parle, et dans la conditiond'intersubjectivité, qui seule rend possible la communication linguistique» (Benveniste, l966: 266). L'étude de la langue fait en effet apparaître des catégories linguistiques quipermettent d'enraciner le sens de l'énoncé dans l'énonciation. Ce sont des expressionsparticulières, comme les pronoms personnels, les démonstratifs, etc. dont le contenuréférentiel et la signification dans un énoncé ne peuvent être décrits en dehors de lasituation d'énonciation: elles entretiennent une relation existentielle avec ce qu'ellesdésignent. Autrement dit encore, signes «vides», ils deviennent «pleins,. dès qu'unlocuteur les assume dans une situation d'énonciation (Benveniste, 1966). Tel est lepronom personnel «je» dont on connaît le statut particulier: «je désigne la personne quiénonce je.. Ainsi, d'un côté, le signe 'je' ne peut représenter son objet sans lui être associépar une règle conventionnelle et, dans des codes différents, le même sens est attribué àdes séquences différentes telles que 'je', 'ego', 'ich', 'I', etc. Donc 'je' est un symbole. D'unautre côté, le signe 'je' ne peut représenter son objet s'il n'est pas en relation existentielleavec son objet: le mot 'je' désignant l'énonciateur est dans une relation existentielle avecl'énonciateur, donc il fonctionne comme index» (Jakobson, 1963). La fonction de ces index, que Jakobson nommera d'ailleurs des embrayeurs, est donc biend'exprimer dans l'énoncé l’acte de l'énonciation ou en tout cas certains de ses aspects. Lalinguistique de l'énonciation dont l'objet est l'étude des expressions indexicales, se limiteprécisément à l'analyse de ces éléments linguistiques. Ducrot et Todorov écriventexplicitement: «[cependant], lorsque l'on parle, en linguistique, d'énonciateur [...], on nevise ni le phénomène psychique d'émission ou de réception de la parole, qui relève de lapsycholinguistique ou d'une de ses subdivisions, ni les modifications apportées au sensglobal de l'énoncé par la situation, mais les éléments appartenant au code de la langue etdont pourtant le sens dépend de facteurs qui varient d'une énonciation à l'autre, parexemple 'je', 'tu', 'ici', 'maintenant', etc. Autrement dit, ce que la linguistique retient, c'estl'empreinte du procès d'énonciation dans l'énoncé» (1972: 405).Une seconde piste intéressante est celle des verbes d'attitude propositionnelle, étudiés parBenveniste en 1958 dans l'article «De la subjectivité dans la langue“ (repris dansBenveniste, 1966). Cette catégorie particulière de verbes (croire, supposer, présumer,conclure) présente un comportement sémantique différent des autres verbes bien queformellement, elle ne se distingue en rien de ceux-ci: «Entre je mange, et tu manges et ilmange, il y a ceci de commun et de constant que la forme verbale présente unedescription d'une action, attribuée respectivement, et de manière identique, à je, à tu, à il[...]. Or, nombre de verbes échappent à cette permanence du sens dans le changement despersonnes. Ceux dont il va s'agir dénotent des dispositions ou des opérations verbales. Endisant je souffre, je décris mon état présent. En disant je sens (que le temps va changer),

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