Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more ➡
Download
Standard view
Full view
of .
Add note
Save to My Library
Sync to mobile
Look up keyword
Like this
3Activity
×
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Compte rendu du séminaire Future TV n°2 (3D et relief)

Compte rendu du séminaire Future TV n°2 (3D et relief)

Ratings: (0)|Views: 1,216|Likes:
Published by think digital
Dans le cadre du groupe du groupe de réflexion futur tv, nous avons eu le plaisir de recevoir Mr Baptiste Heynemann qui travaille au CNC et Mr Rafik Djoumi, critique de cinéma.
Cette séance du 15 juin était consacrée à l’immersion, au relief et à la 3D. Alors que nous entrons dans l’aire de la 3D, certains aspects restent encore obscures et cette nouvelle vague soulève certaines question. Cette présentation permet de bien comprendre toutes les facettes de ces nouvelles technologies qui envahissent nos écrans.
Dans le cadre du groupe du groupe de réflexion futur tv, nous avons eu le plaisir de recevoir Mr Baptiste Heynemann qui travaille au CNC et Mr Rafik Djoumi, critique de cinéma.
Cette séance du 15 juin était consacrée à l’immersion, au relief et à la 3D. Alors que nous entrons dans l’aire de la 3D, certains aspects restent encore obscures et cette nouvelle vague soulève certaines question. Cette présentation permet de bien comprendre toutes les facettes de ces nouvelles technologies qui envahissent nos écrans.

More info:

Published by: think digital on Jul 28, 2010
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See More
See less

04/28/2013

pdf

text

original

Groupe de réflexion Future TV Immersion, relief et 3D
CR 15/06/10
1
http://www.dailymotion.com/video/xdrl0h_3d-futur-tv-1_tech
http://www.dailymotion.com/video/xdrmmu_3d-futur-tv-2_tech
A l’occasion de cette deuxième réunion du groupe du groupe de réflexion futur tv, consacrée à
l’immersion, au relief et à la 3D, nous avons eu le plaisir de recevoir Baptiste Heynemann du CNC et
Rafik Djoumi, critique de cinéma.

Si la télévision en relief reste encore marginal, elle est appelée à se développer. Les grands constructeurs (Sony, Samsung, LG, Panasonic) commencent à développer et à vendre des écrans permettant de visionner du relief, illustrant leur volonté de s’approprier cette technologie déjà en plein expansion, notamment grâce au cinéma.

Le concept de télévision en relief est différent de celui de télévision en 3D comme l’illustre bien
l’exemple de Toy Story, premier film entièrement réalisé en images de synthèse 3D. Pour la sortie du
3ème volet, il a été décidé de ressortir les deux premiers films en relief. Pour transformer le film initial
en un film en relief, les studios Pixar ont dû placer virtuellement une seconde caméra dans chaque

scène du film, permettant d'obtenir des images à la fois pour l'œil gauche et pour l'œil droit, ce qui, comme nous l’expliquerons ensuite, est nécessaire pour créer une impression de profondeur. Aujourd’hui, quasiment tous les films d’animation en 3D sortent en relief mais cet exemple montre

bien que relief et 3D ne signifient pas la même chose.
Baptiste Heynemann, CNC

La vague du relief que nous connaissons depuis quelques années est parti du cinéma. Tout d’abord, à un niveau cinématographique, projeter en relief représente un coût. Il faut un projecteur numérique (ce qui représente un investissement conséquent) qui va permettre de projeter plus d’images et donner ainsi la sensation de relief (il faut que chaque œil reçoive une image différente). Certains

projecteurs vidéo numériques à haute définition exploitent un nombre d’images doublé voire
démultiplié.

Au niveau des techniques de projection et de visionnage, plusieurs dispositifs et procédés techniques permettent au cerveau humain de simuler une perception de relief et plus spécifiquement de profondeur et de jaillissement.

On distingue trois méthodes :

La méthode anaglyphe : On retrouve ici les lunettes avec un coté rouge et un coté bleu. Il y a eu une série de films de ce type entre les années 50 et 60. Les couleurs du film sont modifiées de manière à superposer deux images. Les filtres de couleurs des lunettes

Groupe de réflexion Future TV Immersion, relief et 3D
CR 15/06/10
2
rétablissent les bonnes couleurs et permettent à chaque œil de voir une image différente.
La méthode polarisée : Plus moderne, on la retrouve aujourd’hui dans certaines salles de
cinéma. La lumière de chaque image est polarisée (l’une verticalement et l’autre
horizontalement). Dans cette configuration, l’écran ne doit pas perdre la polarisation de la

lumière. Ce système représente un coût au niveau de l’équipement de la salle. Les écrans argentés ou métallisés qui vont être utilisés dans cette configuration ne permettent pas de visionner des films en 2D classiques. Les lunettes utilisées, celles qui ressemblent à des lunettes de soleil, sont conçues pour ne laisser passer qu’une seule polarisation. Grâce à celles-ci, on aura une séparation des deux images du film projeté.

La méthode alternative : Cette autre méthode contemporaine nécessite le port de lunettes actives. Le projecteur envoie en alternance des images pour l’œil gauche puis pour l’œil droit. Les verres des lunettes contiennent des cristaux liquides qui occultent un œil, puis l'autre. Ces lunettes sont plus lourdes car elles intègrent un système de synchronisation. Celles-ci sont reliées, via un signal infrarouge, avec un émetteur situé au-dessus de la cabine de

projection. L’intérêt de cette méthode est qu’il n’y a pas besoin d’écran spécifique comme

dans le cas de la méthode polarisée spécifique. Néanmoins, il y aura quand même un coût en capital humain car il va falloir du personnel pour distribuer les lunettes avec leur lingette en début de séance puis les récupérer à la fin de celle-ci.

Le relief représente un coût tant au niveau de la production qu’au niveau de la diffusion. Filmer en relief reste onéreux, quel que soit le programme (film, sport, divertissement…) puisqu’il exige de filmer avec deux caméras et quil nécessite ensuite un travail lourd et précis de postproduction. Le fait

qu’il y ait deux fois plus d’images implique des contenus beaucoup plus lourds. Obtenir et traiter du
relief de qualité nécessite une régie adaptée. Le temps de formation et d’adaptation du personnel
inhérent à l’utilisation de toute nouvelletech nol ogie n’est pas négligeable.
Il existe toujours un surcoût à faire du relief qui peut donc être considéré comme « un produit haut de
gamme ».

Les constructeurs de télévision ont plutôt tendance à produire des systèmes utilisant des lunettes actives. Ces téléviseurs envoient directement le signal infrarouge à des lunettes qui intègrent le dispositif de synchronisation. En

l’absence d’interopérabilité des lunettes, ces lunettes
restent assez onéreuses et sont spécifiques à la marque du
téléviseur.

Il existe également des téléviseurs et moniteurs vidéo dits auto-stéréoscopiques. Ceux-ci ne nécessitent aucun dispositif

complémentaire
pour
restituer

l'effet tridimensionnel. Ainsi, un écran auto-stéréoscopique affiche l'effet de relief sans que le port de lunettes spéciales soit nécessaire.

La
technique
reste
très
couteuse
industriellement et n’offre pas encore le rendu du système à lunettes.
Le prix d’un téléviseur permettant de visionner des films en relief varie entre 1500 à 3000 euros. Pour
le moment, le téléviseur permettant de visionner du relief n’est pas à la portée de tout le monde.
Ces nouveaux écrans de télévision disposent d’un système automatique de conversion de la 2D à la
3D qui pose des problèmes de compatibilité et donne au spectateur un visionnage assez inconfortable.
C’est d’autant plus vrai que le cerveau est suffisamment sollicité et qu’on observe déjà une certaine
fatigue oculaire dû au travail de reconstructiond’une perception cohérente des trois dimensions. Une
incohérence se révèlera problématique pour le cerveau humain. Les films en relief nécessitent
Groupe de réflexion Future TV Immersion, relief et 3D
CR 15/06/10
3

également une adaptation du rythme et de la cadence et une mise en scène particulière. Visionner un film en relief alors que celui-ci n’a pas été conçu pour cette technologie donnera donc un résultat médiocre et a toutes les chances d’engendrer des effets négatifs chez les spectateurs (maux de tête, vomissements).

Le relief est un outil de plus à la disposition du réalisateur pour faire passer un message, une idée. Cette nouvelle technologie dispose donc d’une place à part entière dans le monde de la création artistique. Une conversion automatique de la machine aussi perfectionnée soit-elle ne retranscrira que partiellement ce que le metteur en scène a voulu exprimer et les émotions qu’il a voulu faire passer.

Le relief favorise l’immersion du spectateur. Dans la vague relief des années 2000, les premières productions ont été des documentaires. Devant un documentaire en relief l’attention du spectateur est captée et plusieurs expériences ont montré que celui-ci décrochait beaucoup moins facilementq u’ a vec un documentaire « classique ». De la même manière, on peut penser qu’un film d’horreur sera pour

un spectateur difficilement supportable car l’immersion dans la scène
serait trop forte. Le choix du relief dépend donc du type de
programme.

La 3D et le relief,c’est aussi une certaine façon de filmer. Par exemple, pour le sport cela implique appréhender une nouvelle approche télévisuelle. On ne peut filmer Rolland Garros en 3D de la

même manière qu’on le filme en 2D. Aujourd’hui, pour un match de

foot ou du rugby, il existe des codes spécifiques. Ces nouvelles technologies vont amener les réalisateurs à initier une réflexion sur la façon de filmer ces matchs et le placement des caméras.

L’avenir du relief:
L’interrogation qui revient souvent consiste à savoir si comme le dvd face à la vhs ou la couleur face

au noir et blanc, la 3D va supplanter la 2D ? Selon Baptiste Heynemann, on se place dans une configuration différente avec plutôt une répartition des programmes entre 2D et 3D. Le relief est un produit complexe et onéreux qui ne convient pas à tous les types de programmes. Lorsque la technologie 3D et relief aura atteint sa phase de maturité dans son cycle de vie, on aura probablement une répartition de 30 % pour cette technologie et le reste pour la 2D.

En ce qui concerne les lunettes actives, on peut prédire que leur taille et leur prix réduiront dans les prochaines années. Comme la synchronisation se fait grâce au captage d’un signal infrarouge, des lunettes génériques adaptables à toutes les télévisions et au cinéma ne tarderont pas à percer le marché, résolvant ainsi le problème de l’interopérabilité.

Baptiste Heynemann imagine que dans quelques années les salons seront équipés d’une grande dalle
permettant de profiter au maximum du relief.
Rafik Djoumi, Critique de cinéma
Contrairement aux années 50 et 80, la vague du relief que nous traversons actuellement n’a pas été
initiée par des studios mais plutôt par quelques cinéastes talentueux. Les « deux locomotives » de ce
nouveau mouvement sont Robert Zemeckis et James Cameron. Cette stratégie de précurseur leur à
permis d’expérimenter toutes les contraintes de ces technologies que sont la 3D et le relief, voire de
développer certains outils (systèmes caméra de James Cameron) leur conférant ainsi un statut de
référent dans le milieu.

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->