Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
6Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
le_contempltif_son_role_dans_la_vie_de_l_Eglise

le_contempltif_son_role_dans_la_vie_de_l_Eglise

Ratings:

5.0

(1)
|Views: 63|Likes:
Published by ΦΧΦΠ
Le Contemplatif, son rôle dans la vie et les combats de l'Eglise. Par un Chartreux, Parkminster, 1917.

Une petite plaquette publiée en 1917. Simple épitomé de l'opuscule : La vie contemplative et son rôle apostolique, dont nous publions également une version numérique, Qu'elle ait été rédigée en chartreuse, imprimée et diffusée, montre qu'elle dû avoir quelque utilité, et peut être en aura-t-elle encore, d'où sa mise en ligne.
Le Contemplatif, son rôle dans la vie et les combats de l'Eglise. Par un Chartreux, Parkminster, 1917.

Une petite plaquette publiée en 1917. Simple épitomé de l'opuscule : La vie contemplative et son rôle apostolique, dont nous publions également une version numérique, Qu'elle ait été rédigée en chartreuse, imprimée et diffusée, montre qu'elle dû avoir quelque utilité, et peut être en aura-t-elle encore, d'où sa mise en ligne.

More info:

Published by: ΦΧΦΠ on Aug 08, 2010
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

03/15/2013

pdf

text

original

 
L
E
C
ONTEMPLATIF
SON
 
RÔLE
 
DANS
 
LA
 
VIE
 
ET
 
LES
 
COMBATS
 
DE
 
L
'E
GLISE
 
PAR 
 
UN
C
HARTREUX
 stat crux dum volvitur orbis
imprimi potestFr. Jacobus-Maria Prior cartusiae24 Maii 1917.Imprimatur + PetrusEpiscopus SouthwarcencisParkminster Imprimerie de la chartreuse Saint Hugues1917
1
 
Brève introductionUne petite plaquette publiée en 1917, que je trouve marquée par le style de l'époque et sans vrai profondeur.Qu'elle ait été rédigée en chartreuse, imprimée et diffusée, montre qu'elle dû avoir quelque utilité, et peut être en aura-t-elle encore, d'où sa mise en ligne. Simple épitomé de l'opuscule
 La vie contemplative et son rôle apostolique
,
 
dont nous publions également une version numérique, elle effleure les réalités sans les exposer et donne l'impression d'une suited'affirmations choisies pour convaincre, tenter de démontrer la légitimité d'un choix de vie au yeux de critères mondains: l'utilité.La nature des choses : de qui est Dieu et de qui nous sommes justifie seule la vie contemplative. Laquelle infine n'est que de se tenir plus prés de la réalité.
Ut sint et ipsi sanctificati in veritate.
L'expression de Dom Gueranger 
Societas Laudis
pour qualifier la vie bénédictine n'étant, par exemple, que l'expression de la réalité dans laquelle setrouvent non seulement les moines, ni même les hommes, mais tout l'ordre crée :
il n’est à peu près aucun usagehonorable des choses matérielles qui ne puisse être orienté vers cette fin : la sanctification de l’homme et la louange de Dieu ( 
Sacrosanctum Concilium, 61) – pour qui n'aurait jamais lu les psaumes ni le
Canticum trium puerorum
.La réalité suprême étant la participation de la vie trinitaire :
consortium divinae naturae
, dans laquelle le baptême nous introduit.Quelques citations de Dom Innocent le Masson, tirées de
 Introduction à la vie intérieure et parfaite
 parce quenous l'aimons bien, donneront quelques unes de ces vérités. Nous leur avons composé un titre explicatif.La vie contemplative consiste à se tenir à disposition de l'action permanente de Dieu dans nos âmesRegarder Dieu, comme étant incessamment appliqué à opérer sur les âmes tous les mouvements qui sontnécessaires pour leur vie spirituelle, tant qu'elles ne sont pas séparées de lui par le péché ; de même que l'âmeagit incessamment dans le corps, [...] Dieu est bien plus parfaitement l'âme de nos âmes, que nos âmes ne lesont de nos corps.Comme en correspondance à cette action, nous sommes crées avec une inclination à aimer Dieu, laquelle est une preuvequ'il est CharitéSouvenez-vous, chère âme, du singulier amour qu'il a montré dans la création de l'homme ; après avoir délibéré, à la face des créatures, de le faire à sa ressemblance, & après avoir formé son corps de ses mains, iltire de lui-même le souffle de la vie comme pour lui communiquer sa vie ; il grave dans son âme l'inclinationde l'aimer, comme le plus beau caractère de sa ressemblance ; & met ainsi dans cette âme un témoignageconvainquant qu'elle est une œuvre de sa charité, qui vient de sa charité, & qui ne tend par le poids de la propreinclination qu'il lui a donnée, qu'à être abîmé dans sa charité. c'est ce que prouve incessamment nôtreinclination d'aimer.Dieu ne se contente pas de nous créer dans cette réalité mais veut nous la faire comprendre
 Iam non dico vos servosquia servus nescit quid facit dominus eius ; vos autem dixi amicos quia omnia quaecumque audivi a Patre meo nota fecivobis
 Ecoutez quelques-unes des
 paroles
de son amour, tirées de la sainte Ecriture.
 Je t'ai aimé d'une charité perpétuelle
[Jer. ch. 31]. L'éternité dans Dieu regarde autant le futur commele passé ; cela veut donc dire : Je t'ai aimé de toute éternité d'une manière qui durera toute l'éternité. Oui, il feraainsi, sans doute, à moins que nous ne voulions le haïr.
 Ecoutez-moi,
dit-il,
enfants qui restez de la maison d'Israël, que je porte dans mon sein,
 
qui êtesenfermés dans mes entrailles jusqu'à vôtre vieillesse, je serai toujours moi-même, & je vous porterai jusqu'àl'extrémité de vos jours ; c'est moi qui vous ai engendré,
 
 je vous sauverai
[Isaïe. ch. 46]. Voila le langage d'unamour bien pur, bien fort
 ,
& bien tendre ;
 
mais écoutez celui de sa tendresse envers une âme pécheresse, & cequ'il est prêt de faire pour elle.
 Ne dit-on pas communément, qui si une femme quitte son mari pour en prendre un autre, qu'elle ne peut pas espérer d'être reprise par son premier mari, cette femme ne seroit-elle pas estimée & réputée pour une vilaine
?
Mais toi
,
quoique tu te sois débauchée avec beaucoup de corrupteurs
,
reviens à moi, & je terecevrai entre mes bras
[Jer. ch. 3]. Voila les paroles d'un amour que rien ne peut rebuter, qui est prêt à toutoublier,
 
& qui va rechercher jusques dans la débauche les âmes perdues. Comment donc recevra-t-il celles quiveulent être entièrement à lui, qui le désirent & qui le cherchent ?[…]Un Livre entier ne suffiroit pas pour ramasser les paroles, par lesquelles cet amour s'exprime dans laSainte Écriture.Pour 
les œuvres
, de quelle manière s'est fait paroître cet amour dans celui de la Création, de la Rédemption,dans celui de l'union, qui est le plus naturel à l'amour ? Il s'est uni à nôtre nature par l'Incarnation, uni à nos
2
 
âmes par le Baptême, & uni à nos corps par l'Eucharistie. Il fait le chef d'œuvre de ses miracles dans le mystèrede son union avec nous ; que pouvoit-il faire davantage pour nous faire connoître le désir qu'il a de faire avecnous la dernière consommation de cette union dans la gloire éternelle, où cet amour nous doit abîmer ?A chaque instant Dieu attend que nous retournions à Lui pour nous recréer Considérez que chaque jour le Soleil se lève tout de nouveau pour vous éclairer, de même que s'iln'avoit jamais paru sur la terre, il recommence tous les jours ce qu'il a fait depuis le commencement du monde,& l'air se représente pour vous faire respirer, comme s'il ne vous avoit jamais servi.Le Soleil & l'Air des jours précédents ne serviroient plus de rien à vôtre vie, s'ils ne venoient encorevous prévenir dans le jour présent, & Dieu vous redonne l'air tout de nouveau pour vous entretenir dans la vienaturelle. Mais il vous marque dans ces créatures le dessein que sa charité à sur vous, de vous renouveler chaque jour dans l'être moral, ainsi que Saint Paul nous le déclare quand il dit :
Que notre homme spirituel serenouvelle de jour en jour 
[II Cor. ch. 4].Les secours de grâce que vous avez reçus les jours précédents, ne vous serviroient pas davantage quele Soleil qui a éclairé les jours passés, si la même source de la charité de Dieu ne les répandoit sur vous tout denouveau, comme il vous donne chaque jour un nouveau Soleil.[…]Allez avec une confiance filiale
 
vous rejeter dans le sein de vôtre Père céleste, comme pour abîmer vôtre êtredans l'océan de sa charité, afin d'en recevoir un nouveau.Sans Lui nous ne pouvons rien faireToute la conduite de nôtre état spirituel est sous les dispositions de la Providence qui en ordonne, ainsiqu'elle fait des temps & des saisons.[...]Ce transport fait un exercice d'humilité, qui est absolument nécessaire pour bien s'accorder avec lavérité que le Fils de Dieu nous révèle, quand il dit :
 sans moi vous ne sauriez, rien faire
[S. Jean ch. 13]. Puisqu'il n'excepte rien du besoin que nous avons de sa Grâce, il n'y a point de temps, de moments & de rencontresdans toute nôtre vie, où nous ne devions attendre tout de son secours, de même que nous attendons nôtrerespiration de l'air. Il faut donc marcher simplement sans autre sollicitude que de transporter nos soins sur elle,& d'attendre son secours : aspirer à cette Grâce, en demandant, en recherchant, & en frappant, travailler en larespirant, & la respirer en travaillant à ce qu'elle nous met présentement entre les mains.[...]Nous devons nous bien établir sur cette vérité qui est incontestable ; que tous les succès tels qu'ilssoient, ne dépendent non plus de nous que la pluie qui tombe sur la terre. Et ainsi si nous voulons agir avec uneintention pure & droite à l'égard de Dieu, & avec une véritable prudence à l'égard de nous-mêmes, il faut quenous séparions toujours dans nos vues le succès d'avec nôtre application, que nous regardions le premier dansla volonté de Dieu, comme une chose qui lui est propre, & dont elle disposera toujours selon sont bon plaisir ;& que nous nous exercions dans le second avec une exactitude tranquille & détachée, qui travaille comme celuiqui sème & qui arrose, mais qui ne doit attendre l'accroissement & le succès que de Dieu seul. A mesure quenous marcherons sur ce pied, nous nous avancerons dans la pureté d'intention, dans la tranquillité & dans la juste connoissance de nous-mêmes, qui attirera sur nous les rayons & les flammes de l'Amour de Dieu ; maisnous demeurerons éloignés de tous ces biens à proportion que nous nourrirons les soins empressés de nôtreesprit naturel.Il faudrait dire plus et mieux, notamment la Sainte Liturgie ; l'utilité de la vie contemplative selon le critère d'un effetsocial est évident pour l’Eglise, corps mystique social du Christ, intuitivement chacun comprend qu'un membre tiré versle haut entraine tous le corps.Pour l'impact dans la société historique des hommes, une citation connue de Dom Gérard suffira à en donner raison :
 Les moines ont fait l'Europe, mais ils ne l'ont pas fait exprès. Leur aventure est d'abord, sinon exclusivement, une aventure intérieure, dont l'unique mobile est la soif. La soif d'absolu. La soif d'un autre monde, de vérité et de beauté, que la liturgie avive, au point d'orienter le regard vers leschoses éternelles ; au point de faire du moine un homme tendu de tout son être vers la réalité qui ne passe pas. Avant d'être des académies de science et des carrefours de la civilisation, les monastères sont des doigts silencieux dressés vers le ciel, le rappel obstiné, intraitable, qu'il existe un autre monde, dont celui-ci n'est quel'image, qu'il annonce et qu'il préfigure.
 Salettensis.Août 2010.
3

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->