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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES
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N°69
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riode flamboyante de l’estuaire, quand il a commencéà être utilisé pour une activité commerciale : trans-port du sel, de l’étain, du vin, etc. C’est de là qu’estvenue sa richesse. A présent les communes désire-raient redonner vie à ces ports.
Y a-il, du point de vue paysager, des traitssaillants, des éléments qu’on ne trouve pasailleurs et qui méritent l’attention ?
Les traits saillants sont nombreux, c’est ce qu’on ap-pelle les valeurs clés de l’estuaire. L’un des plus mar-quants est justement la présence de ce grand nombrede petits ports (près de cinquante) tout le long del’estuaire. Leur particularité est qu’ils semblent ren-trer en terre, comme s’ils se mettaient à l’abri par rap-port à la mer. Par ailleurs, c’est un estuaire bordé demarais parfois très importants, de coteaux, voire defalaises, et d’îles telles que Fort Paté. Il cristalliseégalement sur la rive gauche des vignobles d’excep-tion. La charte s’intéresse également aux traits typi-ques des constructions
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tels que le choix du bois,matériau traditionnellement utilisé pour faire les car-relets, les pontons, les estacades, les pieux, etc.
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l’ar-chitecture estuarienne est souvent perchée, construitesur pilotis, de façon à pouvoir s’adapter aux varia-tions du niveau des eaux, des marais.
Parfois l’empilement des réglementations brimel’architecture. Avec une telle charte, l’architectea-t-il encore la possibilité de s’exprimer ?
Oui, nous souhaitons justement créer le cadre d’uneexpression de créativité, respectueux de la loi «litto-ral», de la loi sur la protection de la nature, des dispo-sitifs de protection contre les risques (par exempleles PPRI, plans de prévention contre les inondations),etc. Sachant qu’il est important de garder à l’esprit larelation de l’architecture avec son contexte, la chartedéfinit précisément les éléments de liberté dont dis-posent les élus et les maîtres d’œuvre pour leur per-mettre d’exprimer leur ambition qualitative.
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Falaise deMortagne-sur-Gironde.
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