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actu73juil2006_12-13

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Inde - Claude Arpi, L'aurore d'une vie. Par Hélène Bannier, photo : Olivier Barbin ; Page de droite : Photo de Claude Pauquet. Le photographe était en Inde en 1998 pour une mission photographique sur le sanskrit à Melkote, dans le village de Karnakata, avec le sanskritiste Michel Angot.
Inde - Claude Arpi, L'aurore d'une vie. Par Hélène Bannier, photo : Olivier Barbin ; Page de droite : Photo de Claude Pauquet. Le photographe était en Inde en 1998 pour une mission photographique sur le sanskrit à Melkote, dans le village de Karnakata, avec le sanskritiste Michel Angot.

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05/09/2014

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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES 
 N°73 
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dentaire à Angoulême, sa ville natale, ouà Bordeaux où il vient de suivre sesétudes. Mais comme nombre de jeuneseuropéens à cette époque son regard setourne vers l’Orient. Aussitôt son di-plôme en poche, il rejoint donc une cara-vane qui s’est constituée à Paris pourrelier l’Inde. Un voyage sensé le conduireà Daramsala au Tibet, où la sœur du DalaïLama lui a demandé de venir soigner lesdents des enfants d’une école dont elles’occupe. Claude entretient des relationsavec le Tibet et le Dalaï Lama depuisplusieurs années déjà. Daramsala, il n’yretournera en fait que beaucoup plus tard.Déviation de trajectoire à bord du convoiparti traverser le monde, Auroville sera sadestination finale. Aujourd’hui Claude a56 ans, il n’en est jamais reparti.Auroville, «Ville de l’Aurore». A quel-ques kilomètres poussiéreux de Pondi-chéry. Auroville, terre d’un monde nou-veau, toujours en construction près dequarante ans plus tard.Fondée sur la philosophie de Sri Auro-bindo, maître spirituel indien de la pre-mière moitié du
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siècle, «matérialisée»par sa confidente Mira Alfassa, unefranco-égyptienne arrivée en Inde en1914, cette cité fait partie de ces expérien-ces de sociétés en rupture qui ont fleuridans les années 1960. «Auroville n’ap-partient à personne en particulier,Auroville appartient à toute l’humanitédans son ensemble. […] Auroville sera lelieu de l’éducation perpétuelle. […] Lelieu des recherches matérielles et spiri-tuelles pour donner un corps vivant à uneunité humaine concrète», stipule la chartedu lieu. Lorsque Claude débarque, sixans après que la première pierre de la citéa été posée, l’endroit n’est encore qu’unplateau désertique du sud-est de l’Indeduquel on aperçoit les eaux du golfe duBengale, et quelques centaines d’âmestravaillent sous les cieux tropicaux pourdonner corps à cet endroit. Aujourd’huiles Auroviliens sont environ 1 800, ve-nus de 35 pays et du reste de l’Inde. Troismillions d’arbres ont été plantés et, dansles 25 km
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de forêt, la vie se cherche unenouvelle voie. Bien plus qu’une «citéidéale» Auroville est un laboratoire. Edu-cation, économie, gestion énergétique,organisation politique de la cité… Danstous les domaines, la recherche d’unesociété fonctionnant au-delà des impas-ses dans lesquelles se sont engouffréesles sociétés occidentales s’éprouve à fleurde peau, avec ses avancées, ses immobi-lismes, ses tâtonnements. Et avec le sou-tien de plusieurs institutions et organis-mes, notamment l’Etat indien et l’Unesco.Claude habite à Dana, une des 75 commu-nautés de la cité. Il y vit avec sa femmeAbha, une Indienne, et leur fille Smiti.Après s’être occupé les premières annéesde la mise en place du réseau de télécom-munication, il gère désormais le pavillontibétain d’Auroville, inauguré en sontemps par le Dalaï Lama. Parallèlement ilpublie des articles et des essais sur ce petitpays himalayen annexé par la Chine, surle Cachemire et le sous-continent indien.Sans jamais oublier sa raison d’être danscette cité : construire comme une sorte deTour de Babel à l’envers, où tout lemonde pourrait vivre ensemble, au-delàde tout dogme et de toute nationalité.
Hélène Bannier 
CLAUDE ARPI
Laurore d’une vieO
Inde
CLAUDE PAUQUET
était en Inde en 1998 pour unemission photographique sur lesanskrit à Melkote, dans un villagede Karnakata, avec le sanskritisteMichel Angot, enseignant à l’Ecoledes hautes études en sciencessociales et membre du centred’études de l’Inde et de l’Asiedu Sud. Voir son sitewww.claudepauquet.infoPage de droite :S. N. Srinivasan, brahmaneet pandit en formation à Melkote.
   O   l   i  v   i  e  r   B  a  r   b   i  n
ctobre 1974. Claude Arpi pourraitouvrir son cabinet de chirurgie
Claude Arpi a publié :
The Fate of Tibet 
(Har-Anand Publications,1999),
Tibet, le pays sacrifié 
(Calmann-Lévy, 2000),
La politique française de Nehru : 1947-1954 
(Pavilions Series, Auroville, 2001),
Cachemire, le paradis perdu 
(Philippe Picquier, 2004),
Born in Sin : The Panchsheel Agreement 
(MittalPublications, New Delhi, 2004)
,India and Her Neighbourhood 
(Har-Anand Publications, 2005).

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