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BILAN DE SANTÉ DE LA PME50 points de diagnostic(PARTIE 2 DE 2)
30 août 2010Me Michel P. CoderreSociété d
avocats LEXcellence Inc.1620 rue Sherbrooke OuestMontréal (Québec)H3H 1C9(514) 814 6886mcoderre@lexcellence.ca www.lexcellence.ca 
 
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Avis et réserve
: le présent document ne constitue qu
un aide-mémoire pour fins dediscussion entre les PME et leurs conseillers. Il ne constitue ni une opinion, un avis, ouun conseil juridique.
Partie 2 de 2
Le 23 août nous avons circulé les premiers 25 points de diagnostic portant sur le bilan desanté de la PME. Voici maintenant la Partie 2 qui contient les points 26-50. Voir toutefoisles réserves en bas de page.
26.
 
DAS et TPS-TVQ
Si vous êtes parmi les nombreuses PME qui se financent avec les DAS ou avec laTPS-TVQ, vous avez tout intérêt à en discuter ouvertement avec le fisc et prendre
des arrangements de paiement, et ce avant qu’on
ne vous impose une solution que
vous n’aimerez pas. Nous trouvons le fisc très maniable dans des situations ou la
PME prend elle-
même l’
initiative. Des ententes de paiement sur plusieurs moispeuvent être prises.
Le fisc est conscient des difficultés dans l’économie et ouvert à
négocier avec des contribuables de bonne foi.
27.
 
Divulgations volontaires
 Si vous estimez que vous n
’avez pas tout déclaré vos revenus dans le passé, que vos
dépenses furent surestimées ou que vous ne vous êtes pas cadrés avec les loisfiscales applicables, il est possible pour vous de vous éviter des tracas importants sivous faites une divulgation volontaire. Si vous avez commis quelque défaut, ilimporte toutefois d
’agir avant qu’une vérification ne soit amorcée puisqu’il sera
alors trop tard pour agir. La divulgation volontaire est habituellement faite par votreconseiller fiscal sous forme de l
’anonymat au tout début.
 
28.
 
Stratégie de commercialisation
 La stratégie de commercialisation d
une PME est habituellement ancrée sur lavision qu
a à une époque donnée
l’entreprise
quant à ses perspectives de marché etde la façon d
’y arriver. Très souvent, les présomptions sur lesquelles
est assise cettestratégie deviennent fautives ou sont trop étroites pour perdurer ou maximiser lavaleur de l
entreprise. Il importe donc que l
’entreprise s’ouvre
sur un menu aussilarge que possible de possibilités de développement, même si ceci dérogesensiblement à la vision d
’origine.
 
29.
 
Gel fiscal
 Lorsque les actionnaires existants d
’une société approchent de l’âge de la retraite,
une mesure de planification fiscale habituellement envisagée est le gel successoral.Ceci est un mécanisme qui permet à l
’actionnaire
« retraitant » de geler sa valeurdans l
’entreprise pour fins successorales
et de transférer la valeur future à laprochaine génération. Ainsi tout impôt au décès ne sera calculé que par rapport àcette valeur et tout augmentation future de la valeur de l
’entreprise appartiendra à la
future génération et sera taxée en ses mains.
 
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Avis et réserve
: le présent document ne constitue qu
un aide-mémoire pour fins dediscussion entre les PME et leurs conseillers. Il ne constitue ni une opinion, un avis, ouun conseil juridique.
30.
 
Assurances-vie
 Autant que les conventions entre actionnaires et le gel successoral, l
’assur 
ance-vieconstitue un mode habituel de planification successorale dans un contexte de PME.Entre autres, elle permet d
assurer l
’actionnaire retraitant contre les impôts au décès
et offre aussi une source de capital pour les transactions d
achat-vente entreactionnaires (ou associés) au décès de l
’un d’eux.
 
31.
 
Remaniements corporatifs
 Avec le « vieillissement » de l
’entreprise,
nous voyons souvent l
’effet de l’âge de
celle-ci dans divers paliers de catégories d
’actions et par l’existence de multiples
filiales ou entités affiliées. La simplification de la structure corporative est unemesure souhaitable d
’assainissement.
 
32.
 
Actionnaires minoritaires
 La présence d
’actionnaire
s minoritaires dans une société pour s
’avérer une source
de problèmes autant pour les actionnaires majoritaires que pour les minoritaireseux-mêmes, lorsque ceux-ci se sentent lésés ou opprimés. Les lois corporativesapplicables prévoient des recours pour les actionnaires minoritaires qui s
’estiment
lésés ou abusés. Ces recours sont longs et dispendieux et sont en conséquence doncdes solutions de dernier ressort. Une solution de gré à gré entre actionnaires estévidemment préférable si possible.
33.
 
Nouvelle loi sur les compagnies du Québec
 La nouvelle loi sur les sociétés par actions du Québec est appelée à entrer envigueur en 2011. Les modifications apportées modifient les droits et obligations desactionnaires et administrateurs de la société et apportent des mesures decompétitivité aux sociétés du Québec comme la capacité de se proroger en vertud
’une autre loi sur les compagnies. Les PME régies par la Loi sur les compagnies
du Québec devraient prendre connaissance des nouvelles modifications législatives,s
’y préparer et en prendre avantage le cas éché
ant.
34.
 
Propositions aux créanciers
 Comme nous en avons déjà parlé, les lois sur l
’insolvabilité permettent
à unesociété insolvable de se prévaloir des mesures de protection contre les créanciers. Ilpeut toutefois être souhaitable pour une entreprise aux prises avec des recours decréanciers d
’éviter que
son état financier la conduise à ceci. Il s
’agit de faire face à
la réalité et d
’explorer ouvertement avec les créanciers si une solution contractuelle
hors la loi sur la faillite peut être conclue.

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