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Taylor

Taylor

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page wikipedia de Charles Taylor visitée le 28 août 2010
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Published by: Magloire Mpembi Nkosi on Aug 28, 2010
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08/28/2010

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Charles Ghankay Taylor1
Charles Ghankay Taylor
Charles Taylor
22
e
 
président de la République du Liberia
Mandat
2
 
août
 
1997 - 11
 
août
 
2003Élu(e) le
1
er
 
 juillet
 
1997
Parti politique
Parti national patriotique
Vice-président
Moses Blah
Prédécesseur
Ruth Perry
 
(présidente du Conseil d'État)
Successeur
Moses Blah
Biographie
Nom denaissance
Charles McArthur Taylor
Naissance
28
 
 janvier
 
1948
 
Arthington (Liberia)
Nationalité
libérienne
Enfant(s)
Charles McArther Emmanuel
Diplômé
Bentley College
Présidents de la République du Liberia
Charles Ghankay Taylor
, appelé le plus souvent
Charles Taylor
, (né le 28 janvier 1948 à Arthington, Liberia) estun ancien président de la République du Liberia. En fonction à la fin des années 1990, il est entre autres accusé
 
Charles Ghankay Taylor2d'avoir favorisé une guerre civile qui a duré plus de dix ans.Il est inculpé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Le Conseil de sécurité a demandé à tous lesgouvernements de geler ses avoirs, ainsi que ceux de sa famille. Il vivait en exil au Nigeria depuis plusieurs années.En mars 2006, alors qu'il tentait de s'enfuir au Cameroun, il a été arrêté et extradé en Sierra Leone.
Biographie
Contexte
Créé en 1816, le Libéria est un pays constitué par des esclaves libérés et rapatriés du continent américain. Lesdescendants d'esclaves représentent seulement 5 % de la population totale, mais ont pratiquement toujours été aupouvoir depuis l'indépendance du pays en 1847.
Formation
Taylor est né le 28 janvier 1948 d'un père américain et d'une mère américano-libérienne qui font partie de l'élite dupays. À 24 ans, Taylor quitte le Libéria pour travailler et étudier aux États-Unis et, en 1977, il est diplômé enéconomie du Bentley College dans le Massachusetts.Durant ses études, Taylor développe un intérêt pour la politique et décide de joindre l'Union of Liberian Associations(ULA) dont il devient président national. Ce groupe dénonce le régime du président libérien de l'époque, WilliamTolbert. Peu de temps après, ce dernier est assassiné, victime d'un coup d'État de Samuel Doe. Doe devient président,nomme Taylor conseiller et lui confie les services généraux du gouvernement. Après avoir détourné 900000 $ entrois ans, Taylor perd son poste et fuit aux États-Unis.
Présidence
Arrêté puis emprisonné, il réussit à s'enfuir et se réfugie en Afrique afin de préparer une rébellion contre SamuelDoe. Pour ce faire, il joint le National Patriotic Front of Liberia (NPFL) et en devient leader vers la fin des années1980. En 1989, le NPFL lance une attaque, c'est le début de la guerre civile.Rapidement, Taylor contrôle une grande partie du pays, mais un éclatement au sein du NPLF ralentit sa conquête. Defait, un de ses principaux lieutenants, Prince Johnson, se dissocie de son leader et fonde avec près de 1000 hommesl'INPLF (Independent National Patriotic Front of Liberia). Prince Johnson et ses troupes prennent le contrôle de lacapitale Monrovia, et assassinent Samuel Doe. Les troupes de Taylor et Johnson s'affrontent et la guerre civile prendtoute son ampleur pendant les sept années qui suivent. En juillet 1997, des élections sont tenues et Taylor est éluavec 75 % des voix. Le scrutin a été jugé juste par les observateurs internationaux, mais des doutes persistent quant àsa validité.Pendant son règne à la tête de l'État, Taylor continue de combattre tous ceux qui s'opposent à son pouvoir. Larépression contre l'opposition fera 150000 morts jusqu'en 1995 . Par ailleurs il suspend les libertés individuelles dansson pays et centralisera le pouvoir entre ses mains en instaurant un véritable régime autoritaire. Petit à petit, larésistance au règne de Taylor prend forme. Les troupes de Taylor subissent dans un premier temps les offensives dugroupe des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), mouvement soutenu par les États-Unis etpar le régime guinéen frontalier, puis par la suite, les offensives du Mouvement pour la démocratie au Libéria(MODEL), groupe constitué principalement de membres de la tribu de Samuel Doe, le prédécesseur de Taylor.Parallèlement, sur le plan international, Taylor est de plus en plus isolé, malgré la dépense d'au moins 2,6 millions dedollars afin de redorer son image aux Etats-Unis, via des lobbyers tels Lester Hyman
(en)
, qui a arrangé unrendez-vous entre sa femme et Hillary Clinton, ou le télévangéliste Pat Robertson, qui obtint en échange uneconcession sur une mine d'or, ou encore le général Robert Yerks
[1]
.
 
Charles Ghankay Taylor3Il s'est vu imposer des sanctions par le Conseil de sécurité des Nations unies tel un embargo sur les exportations dediamants de la guerre et de bois et l'interdiction de voyager pour lui et son équipe présidentielle. Taylor fait face àd'énormes pressions de toutes parts pour quitter le pays. Des responsables de la Communauté économique des Étatsde l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont même rendus au Liberia pour demander à Taylor de quitter afin de mettrefin au conflit.Poussé dans ses retranchements, Charles Taylor quitte le pouvoir en août 2003 pour un exil au Nigéria.
Conflit en Sierra Leone
Charles Taylor débute également un trafic d'armes avec le pays voisin, le Sierra Leone, qu'il échange contre desdiamants (voir Diamants de conflits).Charles Taylor a parrainé le Front révolutionnaire uni (RUF) sierra-léonais de Foday Sankoh et Sam Bockarie,mouvement rebelle qui fait preuve de violence extrême. À ce titre, il est accusé de crimes contre l'humanité pourextermination, assassinats, viols, esclavage sexuel, et conscription d'enfants soldats.
Crimes contre l'humanité
Charles Taylor est inculpé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et autres violations du droit internationalhumanitaire par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (ou CSSL Cour Spéciale pour la Sierra Leone).Il doit répondre de onze chefs d'inculpation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est accusé d'avoirsoutenu le Front révolutionnaire uni (RUF) et le Conseil des forces armées révolutionnaires (AFRC), deuxgroupes révolutionnaires sierra-léonais. Il est, selon l'accusation, la figure centrale des guerres civiles qui ontravagé le Liberia et la Sierra Leone entre 1989 et 2003 et fait près de 400 000 morts. Des milliers de personnesont été amputées, violées et réduites en esclavage sexuel durant ce conflit largement financé par le trafic des"diamants du sang" ("Blood diamonds").29 mars 2006 : Charles Taylor est arrêté au Nigéria et extradé vers le Sierra Leone pour y subir son procès par laCour spéciale pour la Sierra Leone (CSSL). Pour des raisons de sécurité, la CSSL a demandé, le 31 mars 2006, ledépaysement du procès à La Haye, capitale de la justice internationale. L'arrestation de Charles Taylor a étérendue possible grâce à l'élection d'Ellen Johnson Sirleaf à Monrovia et à l'espoir de stabilisation du pays. Lespuissances occidentales et les dirigeants d'Afrique de l'Ouest ont finalement lâché celui qu'ils avaient exilé auNigeria après lui avoir promis l'impunité en échange de son départ de la présidence et de sa non-intervention dansles affaires libériennes.7 avril 2006 : Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies se sont mis d'accord sur un transfert à LaHaye, Pays-Bas, du procès de Charles Taylor qui comparaît devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone(TSSL).4 juin 2007 : Ouverture du procès de Charles Taylor à La Haye, Pays-Bas. Le procès se tient dans une chambre duTribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) délocalisée de Freetown à La Haye, dans les bâtiments de la Courpénale internationale (CPI), à la demande des autorités libériennes, qui ont invoqué des raisons de sécurité. Il adécidé de plaider non coupable mais refuse de comparaître
[2]
.Dans une lettre lue par son avocat Karim Khan, Charles Taylor écrit qu'il en est « arrivé à la conclusion que je nebénéficierai pas de procès équitable devant le Tribunal spécial » et qu'il refuse donc de comparaître à ce qu'il nommeune comédie « injuste pour le peuple du Liberia et pour le peuple de Sierra Leone »
[3]
. L'Union européenne apromulgué plusieurs règlements sanctionnant des proches de Taylor, en accord avec la décision du Comité dessanctions du Conseil de sécurité de l'ONU imposant le gel des avoirs de certaines personnes
[4]
.

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