Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Save to My Library
Look up keyword
Like this
7Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Maître Philippe De Lyon - Une Vie De Miracles - Guérisons Inexpliquées - Nexus 48

Maître Philippe De Lyon - Une Vie De Miracles - Guérisons Inexpliquées - Nexus 48

Ratings: (0)|Views: 1,696|Likes:
Published by frateraec

More info:

Published by: frateraec on Sep 01, 2010
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

05/24/2012

pdf

text

original

 
NEXUS n°48
 janvier-février 2007
43
GUÉRISONS INEXPLIQUÉES
Bernard Bonnamour © 2006
Êtes-vous capable de ne pas dire du mald’un absent pendant… une heure, unesemaine, un mois ? C’est l’une des choses queNizier Philippe, dit Maître Philippe de Lyon,demandait à ceux qui venaient chaque jourchez lui, entre 1882 et 1904, obtenir uneguérison que la médecine ne pouvait plusleur promettre. Ils ont ainsi été des milliers àrepartir sauvés et pour certains, à déposerleur témoignage devant notaire ou au bureaude police pour protéger celui que la médecinedésavouée ne cessait de harceler.Portrait d’un homme de foi hors du commun– prophète, saint, éveillé ? – dont la vieet les enseignements touchent en plein cœur.
Q
ui se souvient des évènements extraordinaires qui se sont déroulés de la fin du XIX
e
àl’aube du XX
e
siècle, à Lyon, au 35 rue de la Tête d’or ? Personne, ou presque… Et pourtantquel bruit à l’époque, quel tapage, quelle admiration et quel scandale autour d’un homme,d’un seul, dont la vie et les évènements sont tout simplement incroyables !Après sa mort en 1905, le nom de Nizier Anthelme Philippe, appelé Maître Philippede Lyon par ses amis, n’a plus été prononcé sauf dans quelques cercles intimes.Aujourd’hui, un siècle après sa disparition, son nom est à nouveau chuchoté. Deslivres paraissent, des conférences se tiennent, et maintenant, un film est réalisé.
Des dons précoces
Tout commence le 29 avril 1849, à Loisieux, petit village de Savoie. Nizier Anthel-me est le premier-né d’un couple de paysans pauvres, Marie et Joseph Philippe.Dès son enfance, il manifeste des dons particuliers qui étonnent son entourage.À l’école, par exemple, lorsqu’un de ses petits camarades a un mal de tête, il demande àaller s’asseoir à côté du jeune Philippe et la douleur disparaît rapidement.Un jour, alors qu’il garde des moutons, pour pouvoir aller jouer tranquille-ment, il prend un bâton et trace autour du troupeau un cercle invisible duquelles animaux ne peuvent s’échapper
1
.À l’âge de 14 ans, il vient vivre à Lyon, chez son oncle boucher dans le quartier de laCroix-Rousse. Tout en travaillant au magasin, il passe un diplôme de grammaire chezles pères Maristes (Ordre religieux catholique). Très tôt, il commence à recevoir desmalades, essentiellement des gens du peuple, très pauvres en ces années difficilesde la fin du XIX
e
siècle. Il s’agit souvent de cas désespérés pour lesquels la médecineofficielle ne peut plus rien.
MAÎTRE PHILIPPE DE LYON
Une viede
miracles
 
GUÉRISONS INEXPLIQUÉES
NEXUS n°48
 janvier-février 2007
44
Des guérisons spontanées
En 1870, alors âgé de 21 ans, « Monsieur Philippe »se rend au chevet d’un enfant de sept ans, JeanChapas, dont deux médecins viennent de consta-ter la mort. Jean-Baptiste Ravier
2
, l’ébéniste qui aconfectionné le petit cercueil, est témoin de lascène : au pied du jeune Chapas, et devant tou-te l’assistance, Monsieur Philippe dit : «Jean, jete rends ton âme ! ». Immédiatement, l’enfantreprend ses couleurs et lui sourit. Jean Chapas deviendra par la suite « le disciplepréféré » de Monsieur Philippe qui l’appellera « leCaporal ». Jean Chapas héritera des dons de sonMaître et continuera son œuvre jusqu’en 1926 en-viron, avec autant d’éclat
3
.Monsieur Philippe veut officialiser son activité. En1874, il s’inscrit aux cours de médecine de l’Hô-tel-Dieu, à Lyon où avait exercé Rabelais quelquessiècles plus tôt.Au sein de l’hôpital, voyant des malades souf-frir, il ne peut s’empêcher de gué-rir les plus désespérés en leur fai-sant promettre de ne rien dire. Maisrapidement, ses professeurs s’aper-çoivent que ces guérisons inexpli-quées ont toujours un dénominateurcommun: la présence de l’étudiant Phi-lippe. Il est renvoyé pour « médecineocculte
4
».Il doit donc renoncer à avoir un statutofficiel et légal. Vers la fin des années60, des patients déposeront devant no-taire des attestations de guérison pourl’aider lors des procès que des mé-decins lui intenteront pour exerciceillégal de la médecine.
Cent à cent cinquante personnes par jour
Peu de temps après, en 1877, Monsieur Philippeépouse Jeanne Julie Landar, issue d’une très richefamille de la région. À l’abri du besoin matériel, ilpeut désormais consacrer le reste de sa vie à soi-gner et à soulager bénévolement les malades.Au début des années 1880, Monsieur Philippe loueun hôtel particulier au 35 rue Tête d’Or, à Lyon. C’estdans ce lieu qui deviendra mythique qu’il exerceson art jusqu’à sa mort en 1905, soit vingt-deuxans de séances quotidiennes ! Cent, cent cinquantepersonnes, voir plus, par jour viennent assister auxséances
5
. Des témoins notent les évènements et lesparoles de Monsieur Philippe. Beaucoup de guéri-sons sont rapportées.Ces attestations nous apprennent qu’il soignegratuitement et qu’il ne touche pas ses malades
6
.Il peut également soigner à distance. Les guérisonssont instantanées.Des médecins honnêtes constatent des guérisons.Le docteur Gérard Encausse voit un membre atro-phié reprendre son volume normal en quelquesminutes, une méningite foudroyante soignée enquelques instants
7
.
Soigner sans toucher
L’aspect « guérisseur » de Monsieur Philippe ne re-présente qu’un des aspects du personnage. Il guérit,certes, et cela paraît indéniable au vu des multiples té-moignages et témoins ; mais il parle. En fait, MonsieurPhilippe n’impose jamais les mains, il parle de Dieu etdu Christ et les gens guérissent. Il ne soigne que par laprière et défend les valeurs chrétiennes et l’Évangile.Il demande à ses patients un effort au quotidiencomme abandonner un procès, ne pas dire du malde son prochain en son absence, essayer d’aimer sonprochain comme soi-même, etc. La prière, l’humilité
A
lfred Hael, rapporte dans son livre
8
: « J’ai assisté à la séance, 35 rue Tête d’Or, où le professeur Brouardel, de laFaculté de médecine de Paris, est venu se rendre compte de ce que faisait Monsieur Philippe. Il y avait dans la salleune malade haletante, marchant à grand-peine, fortement enflée du ventre et des jambes, qui attira l’attention duprofesseur. Monsieur Philippe pria ce dernier d’examiner la pauvre femme dans une pièce contiguë à la salle des séances,en présence de quelques élèves, dont moi-même, désignés par lui. En fin de séance, il nous rejoignit. “Eh bien ! dit-il auprofesseur, que pensez-vous de cette femme ?” Celui-ci expliqua que cette personne souffrait d’hydropisie généralisée
9
et qu’elle n’avait probablement que quelques jours à vivre. Lorsque la femme revint dans la salle, soutenue par les élèves,elle avançait avec la plus extrême difficulté ; sa respiration courte et oppressée faisait mal à entendre. “Marche !” lui ditMonsieur Philippe. “Mais je ne peux pas !” – “Marche plus vite !” Et voici qu’au bout d’un instant, sa marche hésitantee fit plus aisée, et elle s’écria joyeusement : “Et maintenant, je vais danser !”, tout en retenant ses vêtements devenussubitement beaucoup trop amples. L’enflure du ventre avait disparu comme aussi celle des jambes ; la joie de vivre étaitrevenue dans son corps que la Faculté avait condamné un instant auparavant. Et il n’y avait sur le plancher aucune traced’eau. Le professeur Brouardel s’avança vers Monsieur Philippe et je l’entendis lui dire : “Je m’incline, mais la sciencene peut comprendre ce qui vient de se passer”. Puis, saluant Monsieur Philippe et les témoins, il se retira. »
Extrait de
Vie et Paroles du Maître Philippe 
, d’Alfred Hael, ed. Dervy, p. 76.
« Je m’incline, mais la science ne peut comprendre ce qui vient de se passer »
 Jean Chapas, sauvé par MPà l’âge de sept ans, deviendrason « disciple préféré ».
 
NEXUS n°48
 janvier-février 2007
45
constituent son leitmotiv : « Je suis le plus petit detous et, si vous voulez que Dieu vous accorde ce quevous lui demandez, ne soyez pas orgueilleux, ne vouscroyez pas quelque chose, ne soyez rien
10
… »Des témoins proches de Monsieur Philippe rappor-tent des événements qui dépassent l’entendement.Alfred Hael, un industriel de Strasbourg, témoignequ’il était avec Monsieur Philippe en calèche lorsd’une journée de grand vent. Monsieur Philippecraqua une allumette et alluma sa pipe comme s’ilétait dans une chambre fermée alors qu’Alfred Haelse tenait le chapeau sur la tête tellement le ventétait violent
11
.
Des pouvoirs surnaturels
Le docteur Gérard Encausse témoigne qu’un jourqu’il était dans la cour du 35 de la rue Tête d’Or, letemps étant parfaitement clair, Monsieur Philippecommanda à la foudre de tomber à leurs pieds.Marie Lalande dira plus tard : « Je n’ai pas encoreoublié l’expression du Docteur Encausse lorsqu’ilme raconta ce fait
12
. »En rencontrant une personne pour la première fois,Monsieur Philippe peut lui rappeler des événe-ments qu’elle a vécus en secret. Nous avons le casd’un meurtrier que Monsieur Philippe démasqueen lui rappelant point par point les événements ducrime exécuté quelques années plus tôt
13
.« Si je vous ai dit un jour qu’à telle date (XVII
e
siè-cle), j’ai vu ceci ou cela, cela ne veut pas dire que jevivais alors en un tel pays de la vie matérielle, maisremarquez bien que d’ici je puis regarder la Suisseou Paris. Je pourrais regarder Pékin et plus loinencore. À ce moment-là je pouvais donc regardercette scène sans y être pour cela. »Alfred Hael
14
raconte: «Le soir à la veillée,Monsieur Philippe disait souvent des choses com-me : “Ton beau-frère lit en ce moment tel journal ;l’empereur d’Allemagne vient de dire ceci, etc.” Et,devant notre étonnement, il disait : “Savez-vouspourquoi mon esprit peut s’étendre ainsi simulta-nément partout? Simplement parce que je suis lechien du Berger et que j’ai le droit de me promenerdans toutes les terres du propriétaire”.Paul Sédir, le brillant intellectuel mystique du débutdu XX
e
siècle a pu dire de Monsieur Philippe aprèsl’avoir rencontré : “Cet homme, dépourvu de diplô-mes supérieurs, mettait en défaut les spécialistesde tous ordres. Je l’ai entendu, par exemple, rap-peler à des gens de loi tels arrêts oubliés, éclaircirun texte à des paléographes
15
, fournir un dispositif à des physiciens, indiquer à des botanistes le lieu
« Je suis le plus petit de touset, si vous voulez que Dieuvous accorde ce que vouslui demandez, ne soyezpas orgueilleux, ne vouscroyez pas quelque chose,ne soyez rien… »
M
aître Philippe partageait son temps entre les séances de guérisonsdans son hôtel de la rue de la Tête d’or, les cours dans son écolede Magnétisme, ses voyages en Europe, ses amis, sa famille…si bien qu’il ne dormait que 5 à 7 heures tous les quinze jours ! Il se livraità de nombreux travaux manuels et se passionnait pour les inventions.Quand un appareil n’existait pas, il le construisait lui-même. C’est ainsi qu’ilconstruisit dans son laboratoire, avant tout le monde, un phonographe, ungramophone, un téléphone*… Mais ce qui le passionnait le plus, c’était lachimie. Il mit au point quelques remèdes dont « La Philippine », indiqué pourles cheveux ; le « Produit Salomon », fluide bleu pour les cheveux, fluidejaune pour la peau, qu’il donna à Golfin, un ami intime ; un médicamentcontre la syphilis, l’« Héliosine » qu’il offrit au docteur Lalande, son gendre ;le « fois de Mars », tonique nerveux qu’il donna au docteur Encausse,et le « Guérit-Tout » qu’il remit à Chapas.À propos des médicaments, Maître Philippe expliqua lors d’une séance:« Rien n’est mort, tout est intelligent. C’est ce que ne savent pas les savantset ce qui les déroute. Ainsi un inventeur découvre les propriétés d’unmédicament. Il l’administre pendant cinq ou six mois et les malades surlesquels il expérimente sont guéris ; puis au bout de ce temps la vertu duremède s’éteint. Cela tient à ce que la nature aime la simplicité et détestel’orgueil. La vertu a disparu au fur et à mesure de l’apparition de la cupiditédu pharmacien ou du fabricant qui tirent sans permission du Ciel, pour leurpropre gloire ou leur propre satisfaction, un profit déraisonnable du remède.Une chose très simple, de l’eau même, fera du bien au malade, si l’intentionest de faire du bien. Un remède donné de façon philanthropique produiral’effet voulu sur une maladie, car il ne viendra alors aucun être pour luttercontre le remède ou la guérison de la maladie.»
Extrait des
Réponses de Maître Philippe 
, A. Jacquot et A. Philippe, ed.Mercure Dauphinois, pp.17, 18, 67.*
Monsieur Philippe de Lyon
, Philippe Colin, Le Mercure Dauphinois, p. 10.
5 à 7 heures de sommeil tous les quinze jours !

Activity (7)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 thousand reads
1 hundred reads
Martine Durand liked this
simkou1 liked this
popol26000 liked this
ripo341457 liked this

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->