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integration News Volume 004

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09/29/2010

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 I
ntegration
 
 I
ntegration
Encore un africain tué á new york
 
No. 004 A VOTRE SERVICE GRATUIT
WAKA WAKA
GUINEE
page 4
June18- July 01, 2010
 
June18- July 01, 2010
L’EVENEMENT
GUINEE OYE !
C’est parti. Depuisle 11 juin dernier, l’Afriqueorganise, à domicile, sapremière coupe du mondede football, en d’autrestermes l’événement spor-tif le plus prestigieux dumonde. C’est chez NelsonMandela que ça se joue en-tre 32 équipes représentant,chacune, une nation dumonde. L’icône se serait-elleimplique dans la course pourgagner l’organisation de cetévénement, il y a quatre ans,s’il n’était sûr que tout seraréussite ? Le pays de NelsonMandela tient son pari. Maisqui s’était attendu à vivre,quelque part en Afrique, untel succès ?Oui. On connait le savoirfaire sud africain depuislongtemps en matièred’organisation de grands ren-dez-vous sportifs. La coupedu monde de rugby en 1994 ;la coupe d’Afrique des na-tions de football en 1996 ; les jeux africains en 1999 n’ontpas laissé les observateursindifférents. Plus que jamais,pour l’organisation de cettecoupe du monde, l’Afriquedu Sud n’a lésiné ni sur lesmoyens, ni sur l’ingéniosité.Les grands plats sont sortis.Et le président Jacob Zoumapeut se faire, à juste titre,le point d’honneur que sontpays vit un élan de joie etd’excitation qui n’ont dependant que ce 11 février1990, lorsque après 27 ansde prison sous le détest-able régime de l’Apartheid,Nelson Mandela revenait àla liberté. Ah Nelson Man-dela alias Madiba Magic !Pardi, c’est lui le véritablemaître d’œuvre de ce suc-cès planétaire.
« Madiba acontribué de façon inesti-mable à l’organisation enAfrique du Sud du plusgrand événement sportif de la planète. Pendant toutle processus de candida-ture, lors de l’annonce dupays organisateur à Zu-rich, durant la coupe desconfédérations et jusqu’àaujourd’hui même, Madi-ba a fait preuve d’un dé-vouement de chaque in-stant pour soutenir lesBafana Bafana. Il a suivide très près les efforts del’Afrique du Sud pour or-ganiser avec succès la coupedu monde de la FIFA »
, té-moigne le directeur du co-mité d’organisation, DannyJordan.
Mais, alors qu’il avait
déjà conrmé sa présence
a la cérémonie d’ouverturedu 11 juin, Madiba Mag-ic s’est trouvé obligé des’inscrire aux abonnés ab-sents pour porter le deuild’un membre de la familletué par un fou du volant. Avous de jouer Jacob Zou-ma. Mais pour savourertant de succès, le présidentsud africain n’a pas tenu áy aller tout seul. Il a doncinvité une vingtaine dedirigeants africains pourprendre part, à ses côtés, àla cérémonie d’ouverture.
« L’Afrique du sud ainvité chaque présidentafricain à la cérémonied’ouverture, pour mar-quer sa reconnaissanceet sa gratitude pour leursupport et pour mar-
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Après plus de cinquante ans de dictature éroce. Le pays prend les chemins de la démocratie. De la prospérité ? A l’ombre du plus prestigieux des rendez-vous sportis.
quer le caractère afric-ain de cet événement »
,selon Ayamde Ntsalubale directeur général dudépartement des relationsinternationales et de lacoopération.Pour autant, JacobZouma n’a donné aucunechance à des brebis gale-
uses de venir proter de
la tribune des festivitésde la coupe du monde defootball.
« L’Union Af-ricaine a déterminé queles leaders qui ont prit lepouvoir inconstitution-
nellement ne bénécient
pas des mêmes privilègesque les chefs d’Etats »
,précisera encore Ayamde
Ntsaluba. Sifés hors
 jeu ? Omar Al-Bashir duSoudan ; andry Rajoelinade Madagascar ; et le Gé-néral Sekouba Konate deGuinée. De tous ces mau-dits, le guinéen ne serait
pas si mal ché si la coupe
du monde 2010 s’était jouée un mois plus tard àla date initiale.Car la Guinée renaitde ses cendres. Loin deslumières et du boucan quifont la distraction en Af-rique du Sud, l’événementhistorique véritable en Af-rique cette année se jouesur les terres du FoutaDjalon. Apres un demi-siècle d’indépendance etde dictature, la Guinée, parla volonté de son peuple,s’ouvre à la démocratievéritable. Le premier vi-rage, et peut-être le pluspérilleux, de cette nouvelleaventure guinéenne sepointe le 27 juin prochain.La date d’élections prési-dentielles avec pas moinsde 24 candidats en lice.Mais détrompez-vous sivous croyez qu’il n’y a pasde brebis galeuses dans lelot.Oui, que font BoubacarBarry, Papa Kolie Kourou-mah et Bouna Keita parmiceux qui réclament le suf-frage de la guinée renais-sante ? Ces trois hommesfont partie de cette élitemilitaire qui a fait voir detoutes les couleurs au pe-uple guinéen. On les con-
nait très proches et deles
à l’éphémère dictateurDadis Camara, l’homme
 
June18- July 01, 2010
L’EVENEMENT
qui su prendre-au pro-
pre comme au guré- la
relève du sombre LansanaConte. Pour leur implica-tion dans les massacres dustade de Conakry, ils sonttous trois sous le poids dessanctions internationales.L’Union Européenne toutcomme l’Union Africaineont mis à prix leurs têtes.Mais la cours suprêmeguinéenne ne les recon-nait pas coupables. Pour lemoment ? Boubacar Barry,Papa Kolie Kouroumahet Bouna Keita peuventdonc concourir d’autantplus que dans la rue cer-tains semblent venir à leursecours en disant :
« laprésentation de ces can-didats comme associésavec le régime abusif estde mauvaise foi. Il n’y aaucun élément légal pourles empêcher de se pos-er comme candidats ».
 Quant à Diallo, un ancienemployé au chômage àConakry,
« ce n’est pasun problème à proposdes proches de Dadis Ca-mara, car ils ne peuventpas remporter même 2%dans l’élection »
C’est tout dire si lepeuple guinéen a décidéde n’accorder aucunechance à toute personnede venir troubler sa fête.
« La Guinée va devenirle Ghana de l’Afriquefrancophone »,
entend-onde la bouche de nombreuxguinéens rencontrés dansles rues de New York.Au fait, comment ne passaluer l’enthousiasme etl’implication de la diaspo-ra guinéenne en généraleet celle d’Amérique enparticulier dans cet élannationaliste qui honorel’Afrique. Dans la paix,l’ordre et la cordialité, lespartisans des différentsprésidentiables guinéensà New York comme àWashington et ailleursdans le pays battent cam-pagne, organisent de fundraising comme jamaisvu dans bon nombre decommunautés africaines.
« Le sentiment est àl’optimisme. Les genssont décidés à mettresur place une électionclaire »
, afrme Michael
Mc Govern, anthropolo-giste à Yale et spécialistede Guinée.Quand Dadis Camarasigne son coup d’Etat, laGuinée verse dans unespirale de violences. Alorsdes milliers de manifes-tants investissent le dé-sormais célèbre stade du28 septembre, pour crierleur ras le bol. Dadis Ca-mara lâche ses hommesqui tirent à bout portantsur cette masse de pro-démocrates. Le chiffre
ofciel de morts est de
156. Ajoutez-y un nombreincomptable de femmesviolées dans la rue. Hon-te. Une feuille pleine desang s’ajoute ainsi sur lelivre tragique et honteuxde l’Afrique. Et les ex-perts vous diront que le jeu vilain de Dadis est dugâteau à côté de ce dontSékou Touré d’abord, puisLansana Conté inscriv-irent dans l’anthologie des
« buveurs de sang »
del’Afrique.Et pendant que la dic-tature signe ses beaux jours en Guinée, le paysplonge dans les bas fondsde la pauvreté. Le paysest classé actuellementpar des experts comme257 dans l’ordre des paysen croissance. Sa popula-tion fait partie du lot desmoins scolarisés de la pla-nète et au moins 47% decette population viventsous le seuil de la pau-vreté. Tandis que 76% decette population se con-sacre à l’agriculture desubsistance. L’électricité,l’infrastructure routièresont quasi inexistants dansl’ensemble du pays. Par-dessus le marché, depuisle décès de Lanssana Con-te en décembre 2008, lesdonnateurs internationauxcomme le G8, la BanqueMondiale et le Fond Moné-taire International ontfermé leurs robinets pourprotester contre le coupd’Etat militaire de DadisCamara et des siens. Et lacorruption à la mode dansle pays n’encourage pasdes investisseurs privésde tenter l’aventure gui-néenne. Pire, le pays estdevenu un port de transi-tion des narcotiques enprovenance d’AmériqueLatine pour l’Europe etl’Asie. Avec pour chef degang, l’ancien comman-dant Ousmane Conte, le
ls de Lansane Conte lui-
même. Dans une lettrelivrée au Congres améric-ain le 1er Juin dernier, leprésident américain a,
sans oritures, désigné lels aîné de l’ancien dicta
-teur comme
« un baronde la drogue »
.Pourtant la Guinée n’apas sa place dans ce pelo-ton de nations mauditessi son potentiel minier,à tout le moins, était dû-ment exploité. Ce payspossède presque la moitiéde la réserve mondiale debauxite. Sans compter sesmines d’or, de diamant,de fer et de vastes terresarables. Alors Guinéequ’est-ce qui ne va pas ?La politique ? Le 27 juinprochain peut donc sonnercomme une note d’espoir.Avec la République deguinée qui se met debout,c’est l’Afrique qui gagne.A ceux qui quoique se fé-licitant de la réussite del’organisation de la coupedu monde 2010, pleurentpour le parcours honteuxdes représentants afric-ains, ouvrez les yeux. Unenation s’éveille en Af-rique. Elle sera prospère.Guinée Oyé !Celestin Ngoa Balla
No. 004Integration 03

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