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LE SOIR 9 SEPTEMBRE 2010

LE SOIR 9 SEPTEMBRE 2010

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08/09/10 23:31 -
LE_SOIR du 09/09/10 - p. 1
SCIENCESSANTÉ 26
      ©      J      O      H      N      R      A      O      U      X      /      A      P .
Un anticancer ciblésur certains patients
Le géfitinib, un médicamentqui combat le cancer dupoumon, n’est efficace que sur15 % des patients qui présen-tent une mutation génétique.Pour garantir l’efficacité de cemédicament, l’Inami demandequ’un test génétique soitsystématiquement réaliséavant le traitement.
C
’est l’histoire d’un vaccinquiscinde
defacto
laBelgi-que en deux. La prise encharge,parlaSécuritésociale,ducoût d’un traitement contre lecancerdu col de l’utérus – le vac-cin HPV – ne sera plus la mêmede part et d’autre de la frontièrelinguistique.Ilcoûtera60eurosàlacollecti- vité en Flandre contre 339 eurosen Wallonie et à Bruxelles. Com-ment expliquer cette différenceénorme ?Pourgénéraliserlavac-cination, le Nord a obtenu une baisse du tarif considérable(80 %parrapportauprixinitial) viaunappeld’offresauprèsdesla- bos pharmaceutiques.En Communaufrançaise,point question de ce type de pro-cédure. Du coup, l’Inami conti-nuera à rembourser le vaccin auprix fort.C’estle docteurDirk VanDup-pen, de l’organisation médicaleduPTB,quimetcesgrossesdiffé-rences en lumière. Pour lui, si ongénéralisait le « prix flamand » àtoute la Belgique, l’économie po-tentielle se monterait à 16,7 mil-lions par an et à 1,8 million pourles patients.
 
P.2&3
NOTRE DOSSIER
U
n sondage montrequ’il séduit vraimentpartout.YcomprisauNorddupays.L’échecvendre-di dernier de sa mission depréformation ne semble pasl’avoiraffaibli.Mêmelesnatio-nalistesflamandsBartDeWe- veretSiegfriedBrackeencen-sentlechefdefiledessocialis-tes francophones. Les raisonsde son succès ? Les politolo-guesVincentdeCoorebyteretPascal Delwit décodent pour« Le Soir ».
 
P.4
LE DÉCODAGE
CINÉMAS 19NÉCROLOGIE 27PETITESANNONCES 27THÉÂTRES 35LOTERIE 36JEUX& BD 37TÉLÉVISION 38–39PETITE GAZETTE & MÉTÉO 40
LE VACCINcontre le cancer du col de l’utérus coûtera à la collectivité339 euros en Communauté française contre 60 euros en Flandre.
P.13
La télé anglai-sejuge sévèrementson approche desfrancophones.
U
n petit groupe intégristechrétien (50 personnestout au plus) de Floridemené par le pasteur Terry Jonesa réaffirmé son intention de brû-ler quelque 200 exemplaires duCoran malgré les mises en garde venuesdumondeentier.L’initia-tive est censée glorifier le souve-nir des victimes des attentats du11-Septembre. Elle survient à unmomentsensible,lesmusulmanscélébrant autour du 10 septem- bre la fin du ramadan. Il n’existepasauxEtats-Unisdemoyenjuri-dique d’empêcher que quelqu’un brûle des exemplaires du Coranen public, le droit américainétantfondésurlalibertéd’expres-sion. Le pasteur affirme avoir re-çu une centaine de menaces demort. Il porte désormais un giletpare-balles depuis qu’il a annon-cé en juillet l’organisation d’une« Journée internationale de brû-lage du Coran ».
 
P.2
L’ÉDITO
P.10
NOS INFORMATIONS
L
ebanquierd’affairesGeor-ges Ugeux est devenu undesraresfinanciersàavoirgagné la confiance du public enexpliquant sans langue de boiscomment on en était arrivé là.Dans un ouvrage qui sort enfrançaiscejeudi,l’ex-directeurfi-nancier de la Générale de Belgi-que explique cette crise de con-fiancequisecouelasphèrefinan-cière après l’éclatement de la cri-se des subprimes.« Lafinance,en soiformidablelevier, a trahi », explique Geor-gesUgeux.Pourrestaurerlacon-fiance, le financier propose 12« leçons ». Cela va de la «
remiseà plat des systèmes de rémunéra-tion
» au renforcement des con-seilsd’administration,desautori-tés de contrôle, à la maîtrise desnouveaux produits financiers.Mais aussi à la gouvernance des banques.«
Les actionnaires vont devoir taper du poing sur la ta-ble. Regardez ce qui s’est passé avec Fortis, ils n’ont pas pu s’ex- primer sur la vente d’actifs im- portants. Sur ce sujet les Améri-cains sont plus avancés
. »
 
P.23
NOTRE ENTRETIEN
5 4 1 3 6 3 5 0 0 8 4 6 73 6
 
© THIERRY CHARLIER/AP.
Pour être célèbre,fumons caché
P.16 & 17
25 livres qui ontchangé le monde
P.14 & 15
Jean-François Kahn :
« Aujourd’hui,c’est fini »
 
P.13
 
c
P.14 & 15
Jean-Franço
« Aujourd’ c’es
P.13
notre nouveau cahier
 
Tête de Turc,Van Buyten ?
Big Dan se défendaussi... sur le Net
P.29
 
Comment la Jupilercartonne aux Pays-Bas
 
P.23
 
Georges Ugeux fait la leçon aux banques
      ©      B      E      N      O      I      T      D      O      P      P      A      G      N      E      /      B      E      L      G      A .
Un vaccin 5 fois plus cherau sud qu’au nord du pays
 Yves Letermeattaqué poursa gestionpar la BBC
Le pasteur Jones brûlera le Coran le 11 septembre
Di Rupopartoutsuperstarmême...en Flandre
JEUDI
9 septembre 2010 / Edition
Bruxelles
/ Quotidien / N
o
210 / EUR 1,10 / 02 225 5555
www.lesoir.be
4BX
 
08/09/10 22:31 -
LE_SOIR du 09/09/10 - p. 2
LeKroll
Ce journal est protégé par le droit d’auteur, tous droits réservés. © Rossel & C
ie
S.A. – Le Soir, Bruxelles,2010. Si vous souhaitez copier un article, une photo, une infographie, etc., en de nombreux exemplaires,les utiliser commercialement, les scanner, les stocker et/ou les diffuser électroniquement, veuillezcontacter Copiepresse au 02-558.97.80 ou via info@copiepresse.be. Plus d’infos :http://www.copiepresse.be.
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Jurek Kuczkiewicz
USA :L’INQUIÉTUDEEST DE RETOUR
Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus coû-tera 60 euros à la collectivité, en Flandre, contre...339 euros en Wallonie et à Bruxelles.
La Flandre a réussi à raboter les coûts en procé-dant à un appel d’offres « Kiwi ». Objet du marché :vacciner chaque année 35.000 jeunes filles.
Quelle fréquence ?
Le cancer du col de l’utérus re-présente actuellement 5 %des cancers invasifs chez lesfemmes. En 2006 (dernièrestatistique disponible), le Re-gistre national du cancer re-censait, dans le Royaume,604 nouveaux cas de cancerdu col (contre 9.489 cancersdu sein, 2.506 cancers du co-lon, 1.677 cancers du pou-mon…).
Quelles causes ?
Le cancer du col de l’utérusest provoqué par une infec-tion, par le papillomavirus hu-main (HPV, notre illustration,ci-dessus), dans le canal cervi-cal. La promiscuité, le tabagis-me, la classe sociale sont desfacteurs qui contribuent à l’ap-parition du cancer du col.
Quelle protection ?
Les deux vaccins disponiblesen Belgique, le Gardasil et leCervarix, protègent à courtterme les patientes non infec-tées (celles qui n’ont pas en-core eu de rapports sexuels)contre les principaux papillo-mavirus responsables des lé-sions précancéreuses, au ni-veau génital.
À quel prix ?
Le vaccin, disponible sous for-me de trois prises injectables,est quasi intégralement rem-boursé par l’assurance-mala-die : la patiente n’intervientque pour 10,80 euros par pri-se (sur un prix plein de124,16 euros par dose). EnFlandre, le vaccin, administrépar la médecine scolaire aux jeunes filles inscrites en pre-mière année du secondaire,sera gratuit.
Quelle cible ?
Le vaccin n’était initialementremboursé que pour les jeu-nes filles âgées d’au moins12 ans au moment de la pre-mière administration, maisn’ayant pas encore atteintl’âge de 16 ans… La limite aété portée à 19 ans, fin 2008.
Avec quelles limites ?
La vaccination ne protège pasintégralement ni indéfinimentd’un éventuel cancer du colde l’utérus. Il importe donc deprocéder au dépistage de cecancer, par frottis. Les recom-mandations européennes inci-tent toutes les femmes âgéesde 25 à 64 ans à effectuer unfrottis préventif, tous les troisans. En 2008, en Belgique, àpeine 59 % des femmes con-cernées respectaient cette re-commandation.
R. G.
L’édito
O
n savait déjà que le vac-cin contre le cancer ducoldel’utérusseraitgra-tuit en Flandre et resteraitpayant (32,40 euros) en Com-munauté française. On ap-prend, à présent, que la prise encharge, par la Sécurité sociale,du coût du traitement ne seraplus la même, de part et d’autrede la frontière linguistique… Le vaccin HPV coûtera 60 euros àla collectivité, au nord du pays,contre 339 euros, en Commu-nauté française.Explication : pour généraliserla vaccination, via la médecinescolaire,lacommunautéflaman-de a obtenu une baisse de tarif considérable en lançant un ap-pel d’offres aux producteurs desdeux spécialités disponibles : leGardasil (Sanofi-Pasteur-MSD)et le Cervarix (GSK).Enjeu : un marché de105.000 doses par an, pendantcinqans…Dequoivacciner,cha-que année, 35.000 élèves, enpremière année du secondaire.Lecontratamanifestementatti-sé l’intérêt des firmes. Au pointd’inciterlefabricantduGardasilà raboter son prix de plus de80 %.EnFlandre,levaccincoû-tera 60 euros, contre 339 eurosactuellement…Le coût sera conjointementprisenchargeparlacommunau-té flamande (20 euros), s’agis-santd’unecampagnedevaccina-tion, et par l’Inami, l’assurance-maladie fédérale (40 euros). Alorsqu’enWallonieetàBruxel-les, l’Inami continuera à rem- bourser le vaccin aux conditionsactuelles(339 euros).C’est le D
r
Dirk Van Duppen,de l’organisation médicale duPTB,quialevélelièvre…L’hom-me s’est fait connaître, en 2004,parlapublicationd’unessaiprô-nant la généralisation du modè-lenéo-zélandaisKiwi,quiconsis-te à ne faire bénéficier des rem- boursements de Sécurité socialequ’une spécialité pharmaceuti-que (la moins onéreuse), au ter-me d’un appel d’offres.
« Imaginez qu’on divise par cinq le prix du vaccin !… La fir-mese contente de60 euros, là oùelle percevait 315 euros, hors frais de distribution et honorai-resdupharmacien.Jen’osaises- pérer telle baisse, alors mêmequ’il s’agit d’un médicament in-novant ! Cela prouve bien quel’industrie pratique des prix quine reflètent pas les coûts réels derecherche et de production »
,commentele D
r
 Van Duppen.
Des millions d’économies
Ex-ministre fédéral de la San-té, Rudy Demotte (PS) avait biententédetransposerlemodè-le Kiwi en Belgique. Mais iln’avait finalement été appliquéquetrèspartiellement(leKiwili-ght), et sur un nombre restreintde molécules, sous la pressionde l’Open VLD et de l’industriepharmaceutique.Rien que pour le vaccin HPV,Dirk Van Duppen estime l’éco-nomiepotentielle(sileprix« fla-mand » est généralisé) à16,7 millions d’euros par anpour l’Inami et 1,8 million paran pour les patients.L’un des responsables d’unedes plus grandes mutualités dupays reste songeur :
« Nousavons toujours pensé qu’il fal-lait appliquer le modèle Kiwi de façon intégrale, comme la Flan-drevientdelefaire.Ildevientdif- ficile de continuer à contester l’opportunité du dispositif »
.
 
RICARDO GUTIÉRREZ
Q
uel sens peut-on tirer dela perspective qu’un pas-teur chrétien organise auxEtats-Unis un autodafé de co-rans ? La première tentativede compréhension de cetteinitiative butera sur le constatde l’insondable stupidité hu-maine, qui mène le prédica-teur d’une religion du Livre àbrûler physiquement le Livred’une religion sœur.Le cas du pasteur Terry Jonesa beau être un cas individuel,relevant plus de la psychiatrieque de la théologie : il émanede cette affaire un sens hélasbeaucoup plus large.C’est que Terry Jones n’estqu’une des dernières incarna-tions, avatar plus grimaçantque de nombreuses précéden-tes figures, d’un mouvementde fond qui semble regagnerla primauté aux Etats-Unis. Cemouvement xénophobe, con-servateur et souvent rétrogra-de, qui se définit plus par sesoppositions (au gouverne-ment, aux Noirs, à l’islam, auxidées progressistes, et doncau président Obama) que parses adhésions. Ce mouve-ment, qui se reconnaît lemieux dans son appellationde « Tea Party » – les « thés »d’après-midi auxquels se re-trouvaient ses premiers adhé-rents – est en train de recou-vrir les Etats-Unis de son man-teau. C’est une cape qui ris-que bien, au lendemain desprochaines élections législati-ves de mi-mandat, de priverBarack Obama de ses majori-tés parlementaires, en don-nant de nouvelles couleurs àl’Amérique. Des couleurs pastrès engageantes, vu de notrevieille Europe, où, comme par-tout ailleurs dans le monde,le « Yes we can » du premierprésident américain noiravait enflammé les espoirsd’un retour d’une Amériquegénéreuse et porteused’idéaux.Le personnage odieux du pas-teur Jones véhicule ce tristemessage : aux Etats-Unis, l’in-quiétude est de retour. C’estl’inquiétude d’un grand nom-bre d’Américains qui ne se re-trouvent (toujours) pas dansle monde complexe dont lesfrontières US ne les protè-gent plus. Et c’est notre in-quiétude à nous, de revoirl’ombre de l’obscurantisme re-couvrir ce pays qui avait susci-té il y a deux ans les plusgrands espoirs.On commen-cera donc à se demander, sic’était Barack Obama quiavait refermé une ère obscu-rantiste incarnée par GeorgeW. Bush. Ou si c’est Barack Obama qui constitue la paren-thèse…
E
Bruxelles,vousinterrogez- vous ? La vaccination gratui-te contre le cancer du col de l’uté-rus est proposée aux jeunes fillesfréquentant l’enseignement néer-landophone de la capitale (en cecompris,donc,desfrancophones). Autrement dit, les jeunes Bruxel-loises ne sont pas toutes soumisesaumêmerégime ;toutdépend,enfait, du système scolaire qu’ellesontchoisi.Est-ce à dire que, demain, si laFlandre obtient que l’on transfèrelessoinsdesantéauxentitésfédé-rées, les Bruxellois ne seront pluségauxdevantl’Inami ?C’estpréci-sément pour éviter d’en arriver làque les francophones exigent quelamoindreparcelledeSécuritéso-cialetransféréelesoitauxRégionset non pas aux Communautés. Ladifférence ?Sil’ontransfèrelesal-locationsfamilialesoulessoinsdesantéauxRégions,lescitoyensré-sidant sur un même territoire(Wallonie, Bruxelles ou Flandre)sont tous soumis au même régi-me.Onnecréedoncpasdejalouxau sein d’un même immeuble.Inacceptable, pour certains partisflamands (en tête desquels laN-VA), qui refusent de reconnaî-tre la Régionbruxelloise et n’ima-ginent donc pas lui transférer pa-reillescompétences !En revanche, si l’on transfèrecespansdeSécuauxCommunau-tés, cela ne change rien pour les Wallons (ni, d’ailleurs, pour lesFlamands) :ilssonttouslogélamême enseigne. Mais, en RégiondeBruxelles-Capitale,celachangetout.LesBruxelloisdevraientoffi-ciellement se déclarer francopho-ne ou néerlandophone ; ou, plusexactement, faire le choix d’adhé-rer au régime flamand ou franco-phone. Inacceptable pour les par-tis francophones :
« Deux fa-milles,vivantsurunmêmepalier,toucheraientdesallocationsfami-liales d’un montant différent. »
PS, Écolo, CDH (et le MR) refu-sent donc tout net ce système, quicréerait des « sous-nationalités »–onseraitBruxelloisfrancophoneouBruxellois néerlandophone. À ces arguments politiques fontéchodesélémentsjuridiques.Ain-si Hugues Dumont et Sébastien VanDrooghenbroeck,professeursauxFacultésSaint-Louisviennent-ils d’étudier cette question dessous-nationalités. Verdict ?
« Il  faudrait, pour introduire cela, àtoutlemoinsmodifierlaConstitu-tion »,
souligne Sébastien VanDrooghenbroeck.
Car l’interdic-tion des sous-nationalités a bienété posée clairement. »
Pour résu-mer une situation juridique émi-nemment complexe, il est pourl’heure impossible, aux Commu-nautés, d’imposer des droits oudes devoirs. Elles ne peuvent parexemplepasexercerdepouvoirfis-cal,nidécréterunjourférié« com-munautaire»(francophoneoufla-mand).
« À Bruxelles, le système préserve la liberté des personnes,
poursuivent les professeurs deSaint-Louis.
Elles peuvent choisir leur appartenance à une Commu-nautédemanièrelibre,nonexclu-sive et réversible. »
Ainsi, une fa-mille bruxelloise peut-elle libre-ment cotiser à l’assurance dépen-dance flamande, inscrire ses en-fants dans une école francophonemaisunclubdesportsnéerlando-phone.Sans quel’on puisse lui at-tribuerofficiellementuneidentité(sous-nationalité) francophoneounéerlandophone.
« Onallume-rait une série de feux clignotantsorange si l’on empruntait cettevoie
, souligne encore Sébastien VanDrooghenbroeck.Et même sion changeait la Constitution, iln’est pas sûr que cela passeraitcommeunelettreàlaposte.Ilyau-rait sans doute quelques frictionsavec les exigences en matière dedroitsdel’homme.Est-ce à dire que les négocia-tions sont vouées à l’échec sur lesallocations familiales et les soinsde santé ? Pas nécessairement…Une formule de compromis étaitsurlatable.Elleprévoyaitdetrans-férer les allocations familiales oulessoinsdesantéauxCommunau-tés.ÀBruxelles,onlesconfiailaCommissioncommunautairecom-mune–l’institutionquigère,dansla capitale, les matières commu-nautaires « bilingues » ; les Bru-xelloisnedevraientdoncpassedé-clarer francophone ou néerlando-phone. Une formule qui mettraittoutlemonded’accord :unecom-munautarisation,sanssous-natio-nalité !
 
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     ©     M     I     C     K     T     S     I     K     A     S     /     E     P     A .
l’actu
ENTRETIEN
aoulHedebouwestporte-paro-le du PTB, qui préconise, de-puis 2004, la généralisation des ap-pels d’offres publics, afin de faire baisser le prix des médicaments : lefameuxmodèleKiwi.
Vous préconisez, en somme, de fai-re jouer les règles du marché…
Oui, mais au profit de la collectivi-té ! Il s’agit bien de donner tout son poids au pouvoir d’achat collectif dontdisposentlescitoyens,àtraversla Sécurité sociale. C’est un moyende peser face aux multinationales pharmaceutiques.Maisaussidepré-server les moyens de la Sécurité so-ciale. Notreservice d’études a chiffré l’économie potentielle, sur le budget desmédicaments,à1,5milliardd’eu-ros. Juste en appliquant le modèle Kiwi aux principales classes de mé-dicaments.
Qu’est-ce qui empêche les déci-deurs de recourir plus largement àces procédures d’appel d’offres ?
 Le manque de courage politique. Il suffitdelevouloir,commeledémon-trel’initiativeduministreVandeur- zen, en Flandre. Ce qui se passe aunord du pays prouve qu’il est possi-bledemenerunepolitiquequiassu-re à la fois le bien-être de la popula-tionet préservele budgetde laSécu.
Vous contestez cependant le traite-ment différencié des patientes…
 La différence de traitement entre francophonesetnéerlandophonesdé-montre l’absurdité qu’il y a à scin-der des politiques de santé d’intérêt  général. Nous plaidons, nous, pour la refédéralisation de la prévention. Il n’y a pas de raison, en matière desanté, d’instaurer des inégalités detraitement entre citoyens, sur seulebase linguistique.
Chaque communauté aurait l’oppor-tunité de défendre ses priorités…
 Mais pas jusqu’à l’absurde ! La Flandre a choisi de vacciner contrele cancer du col de l’utérus alors quelaCommunautéfrançaiselanceunecampagnededépistageducancerducolon chez les personnes âgées de 50à 74 ans… Comme si les francopho-nesdeplus de50anscouraient plusderisquedecontracteruncancerducolon et les jeunes filles flamandesuncancerducoldel’utérus !Lecom-ble, c’est que ces programmes sont tousdeuxrecommandésparuneins-tance fédérale, le Centre d’expertisedes soins de santé. Ces experts n’ont  jamaisconcluàl’intérêtdefaireplu-tôt bénéficier telle communauté outelleautredetelprogrammedevacci-nation. Alors, pourquoi ne pas s’ac-corder pour en faire profiter tous lescitoyensdu pays ? 
 
Propos recueillis parR. G.
REPÈRES
Lessous-nationalitéssontinterdites
l’actu
On allumerait une série de feux cligno-tants orange si l’on empruntait la voiedes sous-nationalités. »
Sébastien Van Drooghenbroeck 
Santépublique
Le coût du vaccin : 60 euros au Nord, 339 au Sud
LA VACCINATION ne pro-tège pas intégralementni indéfiniment du can-cer du col de l’utérus. Ilimporte donc de procé-der au dépistage de cecancer, par frottis.
©EPA.
RAOUL HEDEBOUWfustige le traitementdifférencié des patients.
©MICHELTONNEAU.
L’ESSENTIEL
Hedebouw:«Scinderunepolitiqued’intérêtgénéralestabsurde»
HUGUES DUMONT, professeur aux Fa-cultés Saint-Louis, a étudié les sous-na-tionalités ; verdict : impossible.
©DR.
Le Soir
Jeudi 9 septembre 2010
Le Soir
Jeudi 9 septembre 2010
2 3
1NL
www.lesoir.be
 
08/09/10 22:37 -
LE_SOIR du 09/09/10 - p. 4
    ©     J     U     L     I     E     N     W     A     R     N     A     N     D     /     B     E     L     G     A .    ©     S     Y     L     V     A     I     N     P     I     R     A     U     X .
Un sondage montre qu’il séduit partout, en Wallonie, à Bru-xelles, en Flandre, et que l’échec, vendredi dernier, de sa mis-sion de préformation ne lui porte pas ombrage.
Même Bart De Wever et Siegfried Bracke, de la N-VA, en di-sent du bien.
Notre analyse, avec l’aide de deux politologues, Vincent deCorebyter et Pascal Delwit.
Les médiateurs consultentles ténors flamands
Les présidents de la Chambre et du Sé-nat, André Flahaut et Danny Pieters,ont poursuivi mercredi la mission demédiation dont ils ont été chargés parle Roi en vue de sortir de l’impasse lesnégociations entre les sept partis politi-ques pressentis pour soutenir une ré-forme de l’État : N-VA, CD&V, SP.A,Groen, Écolo, CDH, PS. Mercredi, ilsont reçu la présidente du SP.A Caroli-ne Gennez, puis le président du CD&VWouter Beke. Enfin, ils ont vu le prési-dent de la N-VA, Bart De Wever. L’ex-préformateur Elio Di Rupo, qui a re-trouvé sa casquette de président duPS, sera reçu jeudi.Aucune information n’a filtré. Il sem-ble que les deux présidents d’assem-blées ne soumettent pas de proposi-tions à leurs interlocuteurs. Ils se limi-teraient à entendre leurs positions envue d’examiner d’éventuelles margesde manœuvre. On dit également queFlahaut et Pieters pourraient, le caséchéant, organiser un deuxième tourde consultations à sept.Par ailleurs,
La Libre Belgique
publiaitmercredi un sondage effectué par De-dicated Research, par internet, entrele 3 et le 5 septembre, sur un échan-tillon de 1.905 personnes. Le PS rem-porte 39,5 % des suffrages en Wallo-nie et la N-VA, 32,3 % en Flandre. EnWallonie, le MR se maintient (22,6 %d’intentions de vote), tout comme Éco-lo (12,5 %). Le CDH baisse : 11,7 %. ÀBruxelles, le MR reste premier(28,8 %), talonné par le PS (28,1 %),devant Écolo (11 %), et le CDH :10,7 %.En Flandre, le CD&V dévisse (16,6 %),devant le VLD (13,7 %) et le SP.A(12,1 %). (b)
B
arack Obama, Tony Blair, NicolasSarkozy…, tous ces grands hom-mes malmenés dans les sondagesdoivent s’interroger face à la popularitéinsolente d’un Elio Di Rupo, présidentd’un parti au pouvoir depuis (très) long-temps(1989),empêtdansuneconjonc-ture politique inextricable et pénalisantea priori, maisgagnant malgré tout !L’hommeaupapillonvoledanslesson-dages,au-dessusdesnuages.Onn’exagè-re pas. Voir l’enquête (par internet, au-près de 1.900 personnes) réalisée entreles 3 et 5 septembre par Dedicated Re-search, et publiée mercredi par la
Libre Belgique
.Enrésumé :lesocialisteestcré-dité de 74 % d’opinions favorables en WallonieetàBruxelles,57 %enFlandre.Par comparaison, l’autre grand vain-queur des élections du 13 juin, Bart De Wever fait à peine mieux sur ses terres :63 % d’opinion favorables, alors queseuls8 %desWallonset13 %desBruxel-loiscroient en lui.Bref : Elio Di Rupo superstar. L’hom-me a été mis en échec vendredi dernierdanssamission de préformation dugou- vernement fédéral ? Ça le renforce ! Un« phénomène ». Comment l’expliquer ?
Une surexposition médiatique
Convoquons deux politologues, Vin-cent De Corebyter, directeur du Crisp, etPascal Delwit, professeur à l’ULB. Cha-cun d’eux pose d’abord un bémol. Pour Vincent de Coorebyter, «
la popularité croit avec l’exposition médiatique. Cen’est pas toujours le cas. Exemple : on abeaucoupparléduPartipopulaire,ilchu-te dans les sondages. Mais avec Elio Di Rupo, l’exposition médiatique maximalea, à elle seule, un effet positif. C’est une partie de l’explication
». L’autre bémol,par Pascal Delwit : «
N’oublions pas quel’onavotéiln’yapassilongtemps,quelescrutinavaitétéporteurpourlePSetElio Di Rupo, et il est rare que les opinionschangent radicalement en un laps detemps aussi court.
» Voilà pour les réser- vesd’usage. Réelles maispériphériques.Car, pour l’essentiel, Vincent De Core- byteracetteanalyse entroispoints :«
1 : La mission de préformation confiée à ElioDiRupoaétéperçuecommeunesor-tede“consécration“ »,elleluiadonnéunestature supplémentaire ; 2. En outre, cet-temissiondonnaitàvoirl’éventuellepha-se, ultérieure, de formation du gouverne-ment,et faisait d’ElioDi Rupo lepossible futurPremierministre,cequiluiadonné une aura particulière ; 3. Enfin, il y a eulamanièredemenersa mission :sespar-tenairesontsoulignésonefficacité,sadis-crétion,satrèsgrandecorrection,sonres- pectdel’interlocuteur,etc.Quandonaeudroit,àlafin, auxjoursdecrisepuisàsadémission, son image positive était for- gée,etonaconsidéréalorsqu’il“résistait“ à des exagérations flamandes ; même sil’on peut présumer qu’en périphérie bru- xelloise,uncertainnombredegensontestimerqu’onavaitpeut-êtreététroploindans les concessions durant les négocia-tions, mais cela, à ce stade, reste un élé-ment marginal ».
Pascal Delwit développe à son tour :«
Les gens considèrent qu’il a essayésansrelâche d’atteindre un accord sur des pointsprécis :BHV,letransfertdecompé-tences, Bruxelles. Qu’il a fait de gros ef- forts,qu’ilatoujoursopéréavecsesparte-naires. Les Flamands, en particulier, re-tiennent son “ouverture“ à leurs deman-des,parcontrasteavecleurimagenégati-ved’unOlivierMaingain,oula“fermetu-re“ prêtée à “Madame Non“, Joëlle Mil-quet.Quantauxfrancophones,ilssontsé-duitsparlastatured’hommed’État,avecle sentiment que Di Rupo a essayé d’arri-ver à un compromis acceptable pour tous
». Pascal Delwit ponctue : «
Atten-tion,malgrétout…Lasituationpolitiqueest périlleuse, Elio Di Rupo n’est pas àl’abri d’un ressac
».Enattendant,ilestblindé.Unélusocia-liste analyse : «
Les gens ont besoin d’êtrerassurés,c’est exactementce que faitElio,et il est le premier à faire ça depuis aumoins trois ans et les crises à répéti-tion avec Leterme : sa capacité à éviter que les discussions ne soient chaotiques,ne donnent lieu à des querelles… Réalisé après l’échec de la mission de préforma-tion,lesondagemontrequelesgensconti-nuentà vouloir un accord. J’y vois mêmeun signal populaire
». Un autre complè-te : «
Les gens jugent qu’Elio Di Rupo arecherchéuncompromissanscompromis-sion…Seulsleslibérauxdisentlecontrai-re. Mais leur discours ne passe pas
»…C’estlàunfacteurd’explication supplé-mentairedelapopularitédusocialiste :iln’y a personne en face. Tenu à l’écart desnégociationsetvouéàl’opposition,leMRn’a pas de communication univoque etresteenpannedeleadership,cequifacili-te la tâche du présidentdu PS.
Encensé par la N-VA
Qui apparaît comme le grand protago-niste non seulement dans la recherched’un compromis pour ussir le« plan A », mais encore dans l’hypothèseoùl’ondevraitfaireunecroixsurlaBelgi-que et passer à un « plan B »… Deux fois bingo ! Un tour de force ! Au moins aussi patent qu’un autre, onl’a dit : le socialiste-francophone-wallon(tout pour déplaire au nord…) séduit enFlandre. Bart de Wever a même choquécertainsdes membresde sonpartienfai-sant, lors d’un récent « partijbestuur »l’apologie de son alter ego : «
C’est unhomme séduisant, charmant et très affa-ble avec ses interlocuteurs
»…Siegried Bracke, ex-journaliste politi-que vedette et élu N-VA au Sénat avecplusde100.000voixdepréférence,avaitlui aussi encensé le chef de file des socia-listes francophones à la VRT :
« C’était ungrandmoment :ElioDiRupoestvenuexpliquer ses propositions devant notre groupe Stratego
(les proches conseillersde De Wever, composés de quelques ul-trascommunautaires,NDLR)
etsonplai-doyerfutéblouissant.Onpeutnepasêtred’accord avec ses idées mais il faut recon-naître qu’il a le talent et l’intelligence pour les vendre
. » Wouter Beke, président du CD&V,abonde : «
Ces dernières semaines, Elio Di Rupo a de plus en plus été perçu en Flandre comme un homme qui cherchedes solutions. Les Flamands apprécient. En2007àValDuchesse,lespartisfranco- phonesn’avaientcesséd’attaquerYvesLe-terme.Riendetelici.Depuisledébutdela préformation, Elio Di Rupo n’a jamaisétécritiquéparlespartisflamands.Ilyaeu un vrai respect mutuel 
».Porté par la vague de popularité et desympathie, Elio Di Rupo reste « Premierministrable »parexcellence.Étantenten-du que la situation politique est telle-ment précaire et périlleuse que même lesupermanaunœudpapillonpeuts’ybrû-lerles ailes.
 
DAVID COPPIDIRK VANOVERBEKE
En plus, il n’y a personne en face. Le MRn’a pas de communication univoque etreste en panne de leadership, ce quifacilite la tâche du président du PS
L
e président du FDF quichattesurlesitedu
 Mon-de
,voilàquin’estpascourant.Pas anodin, non plus, le thè-medujour :« Belgique,undi- vorce inéluctable ? » S’il a étépris à partie par certains libé-raux,lundienréuniondepar-ti, pour des propos jugés tropdurs ou inopportuns sur lesnégociations politiques, Oli- vier Maingain n’en garde pasmoins son franc-parler. Nedonnant guère aux Françaisl’impression de croire encore beaucoupenlasurviedupays.Nelance-t-ilpas :«
Aujour-d’hui, la Flandre ne veut pluscohabiter dans un cadre fédé-ral belge et donc la questionest de savoir si nous pouvons poursuivre une cohabitationavec la Flandre, aux condi-tionsquesespartislesplusna-tionalistes cherchent à nousimposer.
» Et il avertit : «
Le pireseraitdesacrifierlesinté-rêts essentiels des francopho-nes pour ne sauver qu’untemps les apparences d’uneunité belge que, de toute ma-nière, les partis flamands re-mettrontencause.
»Maisilse«
réjouit 
» de la «
prise deconscience rapide, chez les dé-cideurs politiques francopho-nes, pour évaluer la manièrede concevoir notre avenir, aubesoin sans la Flandre.
»
Tendance d’extrême droite
Lesinternautesfrançaisl’in-terrogent aussi sur le MR etl’éventuelle intention du FDFdelequitter.Dans
 LaLibre
,ildéclarait déjà ne pouvoir «
niadmettre, ni comprendre
» cequis’estpassélundi.Au
 Mon-de
, il ajoute : «
Personne ne peut prétendre à me réduireausilence
.
 Monpartiarejoint cetteallianceavecleslibéraux pour avoir une vision d’ave-nirpourl’ensembledesfranco- phones,WallonsetBruxellois. Si cet objectif ne nous était  plus commun, il est évident que nous en tirerions certai-nes conséquences. Mais au- jourd’hui, il y a trop de liensentre FDF et libéraux quinous permettent de poursui-vre cet objectif essentiel. »
Une autre tirade, sur le na-tionalismeflamand,risquedefairedubruit :«
Ilya,auseindu nationalisme flamand,une tendance démocratique,en soi respectable, mais aussiune tendance d’extrême droitetrèsdirectementhéritièredela période de collaboration avecle régime nazi, et c’est sansdoute en Flandre que ce cou-rantd’extrêmedroitedemeurele plus fort et le plus actif detoute l’Europe.
»
 
Ma.D.
lapolitique
« Notreavenir,au besoinsans la Flandre »
L’ESSENTIELLES FAITS DU JOUR
Lacrise
FDF
Elio Di Rupo, l’hyper-populaire
Le Soir
Jeudi 9 septembre 2010
4
1NL
www.lesoir.be

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