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Les Paroles de La Sainte Vierge Dom Baudin

Les Paroles de La Sainte Vierge Dom Baudin

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Quel intérêt il doit y avoir pour la piété chrétienne à contempler la merveilleuse fidélité avec laquelle la sainte Mère de Dieu a tenu, le long des ages, la promesse faite par Elle aux Apôtres lorsque, se montrant à eux trois jours après son bienheureux trépas, toute rayonnante de lumière et de gloire, Elle leur redit, pour eux et pour leurs successeurs, la parole de Jesus : Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècle. Quel profit pour tous à méditer ces enseignements, que notre divine Mère a tirés de son cœur avec le désir, sans doute (comme Elle 1'a déclaré en ces derniers temps aux enfants de la Salette), de faire parvenir jusqu'au dernier des siens les échos de sa parole, en vue de les fortifier et de les réjouir ! Votre parole est comme un vin exquis, a dit l'Esprit-Saint de l'Epouse des des Cantiques : c'est un breuvage digne de mon bien-aimé et qui mérite d’être savouré à loisir1. Ce que Denis le Chartreux explique ainsi : « Cette bienheureuse Vierge a toujours dispensé à propos ses instructions à ceux qui ont cherché auprès d'EIle des lumières plus abondantes ; et ses enseignements ont été un vin exquis, spirituellement enivrant, digne d’être servi en breuvage à son divin Fils et à ses membres2. »
– Or ce fruit précieux à retirer des paroles de Marie n'est pas contenu seulement dans celles qu'Elle a proférées pendant qu'Elle cheminait encore dans nos ombres. Maintenant qu'Elle est Reine dans la région de la lumière et en plein exercice de sa mission de Médiatrice de la grâce, cette mère de toute bonté ne doit-elle pas, plus que jamais, surabonder en miséricordieuses effusions toutes pénétrées des senteurs du Paradis ?
1 Guttur tuum sicut vinum optimum, dignum dilecto meo ad potandum, labiisque et dentibus illius ad ruminandum. (Cant. VIII, 9)
2 haec ipsa (virgo) opportune docuit alios ad ipsam pro pleniori informatione confugientes : quae informatio fuit optimum vinum, spiritueliter inebriativum, dignum Filio suo ejusque membris ad acceptandum atque potandum. (Enarr. In Cant. Art. XXIII)
Quel intérêt il doit y avoir pour la piété chrétienne à contempler la merveilleuse fidélité avec laquelle la sainte Mère de Dieu a tenu, le long des ages, la promesse faite par Elle aux Apôtres lorsque, se montrant à eux trois jours après son bienheureux trépas, toute rayonnante de lumière et de gloire, Elle leur redit, pour eux et pour leurs successeurs, la parole de Jesus : Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècle. Quel profit pour tous à méditer ces enseignements, que notre divine Mère a tirés de son cœur avec le désir, sans doute (comme Elle 1'a déclaré en ces derniers temps aux enfants de la Salette), de faire parvenir jusqu'au dernier des siens les échos de sa parole, en vue de les fortifier et de les réjouir ! Votre parole est comme un vin exquis, a dit l'Esprit-Saint de l'Epouse des des Cantiques : c'est un breuvage digne de mon bien-aimé et qui mérite d’être savouré à loisir1. Ce que Denis le Chartreux explique ainsi : « Cette bienheureuse Vierge a toujours dispensé à propos ses instructions à ceux qui ont cherché auprès d'EIle des lumières plus abondantes ; et ses enseignements ont été un vin exquis, spirituellement enivrant, digne d’être servi en breuvage à son divin Fils et à ses membres2. »
– Or ce fruit précieux à retirer des paroles de Marie n'est pas contenu seulement dans celles qu'Elle a proférées pendant qu'Elle cheminait encore dans nos ombres. Maintenant qu'Elle est Reine dans la région de la lumière et en plein exercice de sa mission de Médiatrice de la grâce, cette mère de toute bonté ne doit-elle pas, plus que jamais, surabonder en miséricordieuses effusions toutes pénétrées des senteurs du Paradis ?
1 Guttur tuum sicut vinum optimum, dignum dilecto meo ad potandum, labiisque et dentibus illius ad ruminandum. (Cant. VIII, 9)
2 haec ipsa (virgo) opportune docuit alios ad ipsam pro pleniori informatione confugientes : quae informatio fuit optimum vinum, spiritueliter inebriativum, dignum Filio suo ejusque membris ad acceptandum atque potandum. (Enarr. In Cant. Art. XXIII)

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des
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Sonet vox tua in auribus meis : vox enim tua dulcis
(Cant. II, 14)Que votre voix se fasse entendre à mes oreilles, car votre voix est douce.
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OME
I
Maison Alfred Mame et FilsTours et Paris1921Édition numérique :salettensis@gmail.com
1
 
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ÉCLARATION
 
DE
 
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UTEUR 
 Nous nous faisons un devoir de déclarer qu'ici, dans cet ouvrage, vous employons les mots de saints, bienheureux, et si nous exposons des faits présentant un caractère surnaturel, nous n'entendons nullementexprimer sur les personnes et les choses un jugement qui relève de la sainte Église seule.Imprimatur Turonibus, die 30 junii 1920A. Bongendre. v. g.U
 N
 
MOT
 
AU
L
ECTEUR 
L'ouvrage que je présente au public a été composé par un religieux contemplatif, dont les
 prêtres deMarie Reine des cœurs
connaissent les articles substantiels que fait paraitre tous les mois la revue de leur association
1
. Après avoir beaucoup lu et beaucoup retenu, 1'auteur a agencé, dans un ordre très harmonieux,les diverses révélations faites par la sainte Vierge à ses amis. Son œuvre a donc une haute valeur, et sansaucun doute elle trouvera de nombreux lecteurs, avides de savourer une suave doctrine que leur enseigne le plus aimable des prédicateurs après Jesus, c'est-a-dire la Reine du ciel. Le lecteur remarquera que la
Cité mystique
de Marie d'Agreda a été mise largement à contribution. Ce livre s'est vu souvent attaqué depuis sonapparition, mais il a eu aussi l'honneur de trouver de nobles défenseurs. Des papes, des cardinaux, desévêques, des ordres religieux, des Universités, s'en sont faits les champions et se sont proclamés sesadmirateurs. Nous sommes donc en bonne compagnie, en recevant avec respect les écrits de la pieusefranciscaine.Daigne Marie Reine des cœurs bénir ces pages, qu’elle-même a inspirées, et parler aux cœurs de sesenfants, pour les gagner à Jesus son fils bien-aimé !Saint-Laurent-sur-Sevre (Vendée),le 18 septembre 1910,en la fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs.J.-M. Texier.Précision desalettensis@gmail.comL'ouvrage sans nom d'auteur est de Dom Louis-Marie Baudin, dont on trouvera une brève présentation àhttp://www.scribd.com/doc/38193255/Dom-Louis-Marie-Baudin-Biographie-Et-BibliographieSeule la
Préface
est ici donnée : l'ouvrage se propos d'organiser les enseignements de révélationsmariales, et pour édifiante que soit cette colligation et malgré l'importance qu'a eu ce travail qui aaccompagné Dom Baudin pendant presque toute sa vie, nous n'avons pas jugé que ce que nécessiteraitd'effort la numérisation et relecture des trois tomes se justifiait dans un premier temps.L'inclusion de la table des matières donnera une idée plus précise du contenu de l'ouvrage, nous la publierons dans une mise à jour ultérieure.Édition numérique :salettensis@gmail.comdisponible àhttp://www.scribd.com/doc/39319505/Les-Paroles-de-La-Sainte-Vierge-Dom-Baudin
1L' association des ptres de Marie Reine des cœurs a été fondée en 1907. Elle a pour but de sanctifier la vie privée et leministère de ses membres par la pratique et la propagation de la parfaite dévotion à la sainte Vierge, prêchée par le bienheureuxLouis-Marie Grignion de Montfort : Pie X l'a approuvée et bénie. Les prêtres de Marie jouissent du privilège de l'autel quatre fois par semaine et peuvent gagner un bon nombre d'indulgences plénières et partielles, accordées a leur œuvre.Cette association a son organe :
la Revue des prêtres de Marie Reine des cœurs
, 3 fr. par an, 4 fr. pour l’étranger, S'adresser à M. l’abbé Texier, Saint-Laurent-sur-Sevre (Vendée).
2
 
P
RÉFACE
 
DE
 
LA
 
PREMIÈRE
É
DITION
Il y a une vingtaine d’années, paraissait le
 Livre des divines Paroles
, par le Père Saudreau, des FrèresPrêcheurs. – Le Messager du Sacré-Cœur, par la plume du Révérend Père Ramière, appréciait ainsi ce recueildes révélations faites par le Seigneur à ses intimes dans le cours des siècles Chrétiens : « Voici un livre qui a pour auteur Notre-Seigneur lui-même... C'est une mine précieuse où se trouvent des trésors pour tous : prêtres, religieuses, simples fidèles. »« C'est chose commune en l'histoire de l'Eglise, disait de son côté l'
Univers
, que ces révélationsadmirables, qui font participer les saints aux secrets mystères de la Divinité, et dont le Seigneur se sert pour diriger lui-même « ses intimes » dans la voie de la perfection. Mais, sur ce sujet, un travail restait à faire :c’était de rechercher dans la vie des saints, une à une comme autant de perles précieuses, ces divines parolesétincelantes de vérité et pleines de l'Esprit de Dieu ; de les réunir dans un même ouvrage et d'en former uncorps de doctrine ; de présenter aux fidèles ces mystérieux colloques comme le prolongement des prédications du Divin Maitre à travers les siècles et le commentaire autorisé de ses doctrines. »Or, la lacune si heureusement comblée par le P. Saudreau, en ce qui concerne les. Révélations de Notre-Seigneur, ne s'est-elle pas fait sentir péniblement jusqu'ici, pour les dévots de Marie, touchant lesinstructions célestes données par la Vierge Immaculée à ses privilégiés ? Quel intérêt il doit y avoir pour la piété chrétienne à contempler la merveilleuse fidélité avec laquelle la sainte Mère de Dieu a tenu, le long desages, la promesse faite par Elle aux Apôtres lorsque, se montrant à eux trois jours après son bienheureuxtrépas, toute rayonnante de lumière et de gloire, Elle leur redit, pour eux et pour leurs successeurs, la parolede Jesus :
 Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècle.
Quel profit pour tous à méditer cesenseignements, que notre divine Mère a tirés de son cœur avec le désir, sans doute (comme Elle 1'a déclaréen ces derniers temps aux enfants de la Salette), de faire parvenir jusqu'au dernier des siens les échos de sa parole, en vue de les fortifier et de les réjouir !
Votre parole est comme un vin exquis
, a dit l'Esprit-Saint del'Epouse des des Cantiques :
c'est un breuvage digne de mon bien-aimé et qui mérite d’être savouré à loisir 
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.Ce que Denis le Chartreux explique ainsi : « Cette bienheureuse Vierge a toujours dispensé à propos sesinstructions à ceux qui ont cherché auprès d'EIle des lumières plus abondantes ; et ses enseignements ont étéun vin exquis, spirituellement enivrant, digne d’être servi en breuvage à son divin Fils et à ses membres
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. » – Or ce fruit précieux à retirer des paroles de Marie n'est pas contenu seulement dans celles qu'Elle a proférées pendant qu'Elle cheminait encore dans nos ombres. Maintenant qu'Elle est Reine dans la région dela lumière et en plein exercice de sa mission de Médiatrice de la grâce, cette mère de toute bonté ne doit-elle pas, plus que jamais, surabonder en miséricordieuses effusions toutes pénétrées des senteurs du Paradis ?« Mes paroles, dit-Elle un jour à sainte Brigitte, sont comme de belles et bonnes fleurs : elle sont aux sages plus douces que le miel, plus perçantes et plus aiguës que les flèches, et puissantes pour aider l'homme à parvenir à 1'éternelle récompense. »Une gracieuse légende de la vie de sainte Zite nous montre en un tableau vivant la merveilleuseefficacité des paroles de Marie. A la suite d'un pèlerinage qu'elle avait accompli à jeun, malgré la longueur etla difficulté de la route, Zite, après avoir communié, était repartie, refusant les divers abris qui lui avaient étéofferts pour la nuit. Cependant, épuisée par le jeûne et la marche, elle sentit enfin ses forces défaillir et, versl'heure du chant du coq, disent ses biographes, elle s'assit an bord d'une fontaine. Là, elle puisait de l'eau et la portait à ses lèvres, quand elle sentit une main se poser doucement sur son épaule ; et, en même temps, unevoix harmonieuse lui disait : « Voulez-vous venir avec moi à Lucques ? » – Sur-le-champ Zite se trouvadivinement fortifiée. La faim, la soif, la lassitude, elle avait tout oublié ; et elle se mit joyeusement enmarche. Il fallait traverser un fort, appelé Pontello ; les portes en étaient fermées ; mais, à 1'approche desdeux femmes, elles s'ouvrirent d’elles-mêmes pour les laisser passer. Arrivée devant la demeure de sonmaitre, Zite tendit la main à sa mystérieuse compagne, la priant de venir prendre auprès d'elle il peu derepos ; mais la toute clémente auxiliatrice des humbles avait disparu
4
. – Ô Marie, parlez-nous souvent, parlez à ceux qui tombent parfois d’épuisement durant le long pèlerinage de cette vie. L'eau de la terre ne suffit pas à les ranimer ; donnez-nous l'eau de la divineSagesse qui jaillit jusqu'à la vie éternelle.Il semble que nous touchons à cette époque fortunée, entrevue et annoncée par le BienheureuxGrignion de Montfort, où Marie doit être plus connue et plus aimée, où son règne doit s'affermir et se dilater dans les âmes et dans les nations. Jamais on n'a vu un zèle aussi actif, un accord aussi unanime à promouvoir 
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Guttur tuum sicut vinum optimum, dignum dilecto meo ad potandum, labiisque et dentibus illius ad ruminandum
. (Cant. VIII, 9)3
haec ipsa (virgo) opportune docuit alios ad ipsam pro pleniori informatione confugientes : quae informatio fuit optimum vinum, spiritueliter inebriativum, dignum Filio suo ejusque membris ad acceptandum atque potandum.
(Enarr. In Cant. Art. XXIII)4 Grand Bolland. t. Ill, avril 669.
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