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S
ALAIRES
2007
plus grand nombre jamais atteint depuisque L’Economiste réalise cette enquête.De nouveaux postes sont apparus, commeles directeurs pédagogiques, les designers,les responsable de clientèle, les traders,les auditeurs externes seniors et juniors…Leur présence en nombre suffisant pour constituer une catégorie montre une cer-taine diversification du tissu économique.Leur arrivée en tant que catégorie à partentière ne s’accompagne pas toujours desalaires revalorisés par rapport à 2005.Dans le paysage, deux fonctions ont prisune importance réellement stratégique: lesachats et le recouvrement. On les voyaitmonter en puissance dans les enquêtes précédentes. Les voici promues avecdes salaires renforcés, accompagnéesd’avantages et de primes, pour garantir la loyauté et la fidélité. Cette enquête estdonc un vrai portrait du Maroc à traversson encadrement, et aussi le portrait deses échecs et de ses ambitions.
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Nadia SALAH
d’autres comme celui des juges, des pro-fesseurs universitaires… n’arriveraient pas, eux aussi, à bouger? Du côté, du privé proprement dit ou des entreprises publiques assimilables au privé, les don-nées recueillies par Sunergia ont porté sur 1.328 postes différents de cadres, soit le
Des salaires… plus un portrait du Maroc
Enquête L’Economiste
L y a six ans, 85% des responsablescommerciaux au Maroc étaient des hom-mes. Leur salaire mensuelmoyen était de 26.000 DH.Aujourd’hui, alors que lesfemmes représentent 38%de ces cadres, ils ne ga-gnent plus que 23.000 par mois, en moyenne.En l’an 2000, le pour-centage de femmes parmil’ensemble du personneld’encadrement marocainétait d’environ 15%. Cechiffre a aujourd’hui atteintles 26%, toujours dans lesentreprises privées et assi-milables. Selon le dernier recensement (2004), lesfemmes représentent 28,4% de la popu-lation active.En jetant un coup d’oeil aux amphi-théâtres universitaires, on voit immédia-tement la prédominance des jeunes fillessur les bancs d’école. La situation risquedonc de changer d’ici les dix prochainesannées.Les hommes se retrouveront peut-êtreen situation de minorité dans des postesqui leur étaient, jusque-là, exclusivementréservés. C’est surtout dans les fonctionsde «responsable», c’est-à-dire le posteen dessous du directeur de département,que la percée des femmes se remarque. Notamment dans les secteurs de la tréso-rerie, du commercial, des ventes, du mar-keting, de la qualité et de la production.Hésitons-nous à leur confier les tâches dedirection? Est-ce que le plafond de verreserait en place? On serait tenté de répon-dre par l’affirmative à ces deux questions.
Femmes promues, maissalaires allégés!
20%Femmes264.000 DHSalairemoyen
AuditeurDirecteur des ventesResponsable production
38%Femmes0%Femmes219.220 DHSalairemoyen
Année 2000 Année 2000 Année 2000 Année 2006 Année 2006 Année 2006
548.000 DHSalairemoyen61%Femmes288.800 DHSalairemoyen8%Femmes276.000 DHSalairemoyen216.625 DHSalairemoyen22%Femmes
Par rapport à 2000, on compte seulement4% plus de femmes à la direction desressources humaines et àla tête des systèmes d’in-formations.Selon notre échan-tillon, deux postes seraientcarrément demeurés inac-cessibles pour elles depuisles six dernières années:directeur technique et di-recteur de production.L’unique poste où lesfemmes sont toujoursdemeurées majoritairesest... l’assistance à la di-rection!Mais qu’en est-il dela rémunération des fem-mes? Est-elle équitable comparativementà celles que reçoivent leurs mâles col-lègues? Il semblerait malheureusementque non.En comparant les études des années passées, on remarque que le salaire d’un poste a tendance à diminuer lorsque lenombre de femmes qui l’occupent aug-mente...
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Mari-Hélène GIGUERE
L’effet globalisation…déjà!
A
U départ de nos investiga-tions, nous avions jugé intéressant demaintenir la différenciation entre en-treprises multinationales et nationa-les, ou mixtes, comme nous l’avionsfait durant toutes nos enquêtes.Au cours du déroulement des tra-vaux de Sunergia, il est apparu qu’iln’était pas toujours facile d’effectuer ce classement. Où, en effet, classer laLydec, Amendis, Accor, la Samir?En fait, nous avions affaire autantà un phénomène d’image qu’à uneréalité managériale. Aussi, les en-quêteurs de Sunergia ont-ils décidé,après nous avoir consultés pour fixer des critères, de ne classer que les en-treprises qui indubitablement avaientun management marocain ou unmanagement multinational. Ceci ex- plique que pour beaucoup de postes,aucune différence n’est faite.Il y a derrière cette difficulté declassement, une réalité nouvelle: ladifférence s’efface sous les coups dela globalisation, comme s’estompeaussi la différence de rémunérationque nous observions dans nos pre-mières enquêtes, dans les années90.
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(Suite de la page 2)
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Jamais contents
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L est bien rare qu’une enquêtesur le salaire des cadres fasse plaisir.Le cadre trouvera toujours que lessalaires ainsi révélés sont «très endessous de la normale». La «nor-male» étant bien entendu le niveaude rémunération qu’il espère obtenir pour sa prochaine augmentation.Inversement, l’employeur, que cesoit le DG, le PDG ou le RH chargéde poser les critères, trouvera que leniveau des rémunérations de cetteenquête est anormalement élevé.Le bon niveau étant naturellementcelui auquel il espère maintenir sonencadrement le plus longtemps pos-sible.
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