SOURCE DES STATISTIQUES SOCIALES, INDICATEURS DE SUIVI ET OUTILS A CONCEVOIR
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INTRODUCTION
Dans le cadre du processus de formulation et de suivi d’une stratégie nationale de réductionde la pauvreté, la mise en place d’un observatoire de la pauvreté s’avère nécessaire. Compte tenudes nombreuses opérations de collecte opérées depuis ces dernières années à Madagascar, duredémarrage des activités liées à la statistique administrative, et du suivi indispensable de la mise enplace et de l’efficacité des projets de lutte contre la pauvreté, le rôle d’un tel observatoire est moinsde collecter que de coordonner, synthétiser et analyser l’information disponible, et aussi deconcevoir et de suggérer tout indicateur susceptible de rendre plus efficace la stratégie de lutte miseen place par les pouvoirs publics avec l’appui des bailleurs de fonds.On peut en effet distinguer deux types d’observatoires :
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les observatoires qui visent à pallier l’absence d’enquêtes représentatives (au niveaunational et régional) par des enquêtes ponctuelles, géographiquement ou sectoriellementlocalisées, appliquant éventuellement les méthodes des sondages probabilistes mais nevisant pas la représentativité complète de l’univers étudié : un exemple en est le systèmedes observatoires ruraux à Madagascar. Les quelque 16 observatoires ruraux neprétendent pas fournir une vision exhaustive et complète du monde rural malgache, nimême des provinces ou des préfectures où ils sont situés, mais cherchent plutôt à donnerune vue compréhensive et compréhensible des divers milieux et secteurs de production(vanille, riz, par exemple) qu’ils enquêtent. C’est la diversité des situations observées etleurs évolutions au cours du temps qui font l’objet de l’observation
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les observatoires qui ne visent pas à collecter directement l’information statistique, maisqui sur un domaine donné - économique ou social – s’efforcent de rassembler toutel’information disponible, collectée par les acteurs les plus divers, afin d’en faire untraitement systématique, rapide, comparatif et opérationnel, c’est-à-dire utile auxpouvoirs publics et aux bailleurs de fonds dans la perspective de prise de décision,d’évaluation des actions entreprises et de réorientation éventuelle de ces actions ou desfonds engagés.L’observatoire de la pauvreté qui est ici projeté pour Madagascar appartient à cette secondecatégorie. Il ne vise pas à collecter des informations supplémentaires, mais bien à
rassembler
cellesqui existent afin de les traiter de façon systématique et comparative, en continu, en vue de leuramélioration pour une plus grande efficacité et une meilleure utilisation par les acteurs dudéveloppement. Bien entendu, nombreux sont les acteurs qui, dans la période actuelle que traverseMadagascar, traitent la question de la pauvreté. Mais précisément, ce traitement s’opère à partird’une source privilégiée sans toujours en confronter les résultats avec les autres sources possibles.D’où la mission supplémentaire de
synthétiser
et de
coordonner
, non dans le but d’exercer unesuprématie quelconque, mais de comparer et de confronter afin d’éclairer des questions que lescollectes existantes peuvent avoir laissées dans l’ombre.Après un bref rappel des sources disponibles, des opérations de collecte réalisées ou prévueset des programmes en cours, on indiquera quels indicateurs serait chargés de suivre l’observatoirede la pauvreté, et quels outils doivent être mis au point à cet effet. Enfin, on précisera quelles sontles étapes envisageables pour la mise en place de l’observatoire.