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Les Sectes

Les Sectes

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01/07/2014

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 1
La secte : le moyen de la déstabilisation mentale ou lanouvelle religion
Plus de neuf cents personnes ont commis le suicide collectif; un groupe
s’est
enfermé dansune caverne souterraine en attendant la fin du monde;
l’enfant est mort
parce que sa mère a interditaux médecins de transfuser le sang. Ces nouveautés choquantes apparaissent plus souventmaintenant dans plusieurs pays du monde et elles sont toujours associées à un phénomène concret
 –
les sectes. A
l’heure actuelle
, cette notion a obtenu le sens péjoratif dans beaucoup de pays, ycompris la France et la Russie. Elle est presque devenue le synonyme de la déstabilisation mentale,extrémisme, escroquerie et autres dangers
pour l’individu et la soci
été. C'est pourquoi la majorité tendd'oublier que la secte est, initialement et avant tout, une forme d'exprimer la foi. La secte estimbriquée avec la religion, mais ces deux notions ne sont pas égales. Ainsi, pour détruire les préjugéset évaluer, d'une manière adéquate, les risques de ce phénomène, il est nécessaire de l'examinerdans tous les manifastations: comme un type du culte et comme la cause des risques pour lapopulation.
I. La secte comme une nouvelle religion.
A cause du sens péjoratif doté à ce mot,
beaucoup d’
organisations, qui sont en effet lessectes,
essaient d’
éviter ce titre par référence d'elles-mêmes. Pourtant, il faut noter dès le début quece phénomène est totalement légal
a priori 
1
. Cette qualité se base sur la définition de cette notioncomme une association religieuse.
A. La définition de la notion «la secte».
Cette notion peut être définie des points de vue différents.La définition étymologique et linguistiqueLe mot «secte», qui a la même origine dans les plusieurs langues, y compris française etrusse, est rattaché à deux racines latines avec les sens «suivre» et «couper»
2
. Sur la base de cesdeux éléments du sens, on peut schématiquement distinguer les qualités particulières de cephénomène: la secte est une forme de la manifestation de la foi qui est séparée des religionstraditionnelles. Dans le dictionnaire, tout de même, on ne mentionne pas le deuxième élément dusens (la secte est « un groupe organisé de personnes qui ont une même doctrine au sein d'unereligion »
3
).La définition sociologiqueParmi les plusieurs définitions sociologiques, deux sont très intéressantes,
parce qu’elle
scomparent la secte avec la religion. La première est donnée par Max Weber: « l'Eglise est uneinstitution de salut qui privilégie l'extension de son influence, alors que la secte est un groupecontractuel qui met l'accent sur l'intensité de la vie de ses membres »
4
. La deuxième est celle de ErnstTroeltsh : « l'Eglise est prête, pour étendre son audience, à s'adapter à la société, à passer descompromis avec les Etats. La secte, au contraire, se situe en retrait par rapport à la société globale ettend à refuser tout lien avec elle, et même tout dialogue »
5
. Ainsi, l'approche sociologique souligne lavolonté des sectes de se séparer et de se concentrer sur la vie de ses membres.La définition juridiqueAu sens juridique ce phénomène est estimé différemment en France et en Russie. En France,son statut
 juridique est l’objet de l’examen
assez scrupuleux des années 80 où le premier Rapport dela commi
ssion d’enqu
ête sur les sectes a été publié. Par la suite, les deux autres rapports ont été écrità ce sujet en 1995 et 1999. Ces trois rapports peuvent être considérés comme la préparation de la Loisur les sectes de 12 juin 2001.En général, la loi français
e admet l’existe
nce de ce phénomène et leur nature différente decelle de la religion. Pourtant, on refuse de donner la définition concrète. Ce refus est expliqué par lemanque des critères pour la distinction objective. Certes, les juristes ont tenté de le faire. Parexemple, en 1967 J. Carbonier ont donné les critères suivants: le petit nombre des adeptes, lanouveauté et l'excentricité de la doctrine et des rites
6
. Ces critères peuvent être adéquates en sontemps, mais maintenant elles ne conforment pas à la réalité, bien que certains continuent de lesutiliser.
1
Gilles Lebreton
. Lebertés publiques et droit de l’homme
, Armand Colin, 1999. p. 393
2
 
Le rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur les sectes
, enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 22décembre 1995. http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r2468.asp 
3
 
Le Grand Robert de la langue française. http://gr.bvdep.com/  
4
 
Le rapport de 1995 
, opt. cit.
5
Ibid.
6
Caroline Leclerc.
Le statut d’association cultuelles et les sectes
. RFDA 2005 p.565
 
 2
Ce qui est reconnu par tous les juristes est la nature religieuse des sectes, car ellescontiennent deux éléments essentielles :
l’élé
ment subjectif
 –
la secte est une forme de la foi, et
l’élé
ment objectif
 –
pour exprimer sa foi les adeptes utilisent les rites particuliers
7
. Ainsi, comme toutesles organisations religieuses
, les sectes ont le droit d’
être proté
gé par l’é
tat.En Russie, on a venu à la même conclusion, mais par des raisons différentes. La loi russerefuse
d’ad
metre que ce phénomène existe juridiquement
8
. Le droit russe ne reconnaît que les deuxnotions suivantes : la religion (traditionnelles) et les associations religieuses. Pour avoir le droit
d'obtenir le titre de l’association religieuse
, un groupe de gens doit correspondre aux critèressuivants : ils doivent suivre une foi, manifester le culte et donner une formation spéciale à sesadeptes
9
.
Les sectes correspondent à cette description et, donc,
bien qu’elles n’existe
nt pas
de jure,de facto 
elles ont les certains droits dotés aux toutes les associations religieuses.
B. L’application de la liberté de la conscience à l’égard
des sectes.
L
’article
9 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertésfondamentales déclare que : «Toute personne a droit à la liberte de pensée, de conscience et dereligion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté demanifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par leculte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites »
10
. Le même idée est exprimée
dans l’article 28 de la C
onstitution de la Fédération de Russie (« A chacun est garanti la liberté deconscience, la liberté de croyance, y compris le droit de professer et pratiquer individuellement ouavec d'autres toute religion ou de n'en professer et pratiquer aucune, de choisir, d'avoir et de diffuserlibrement des convictions religieuses et autres ou d'agir conformément à celles-ci »)
11
 
et dans l’article
10 de la Declaration
des droits de l’homme et du citoyen
(« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions,
même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi
»)
12
.Cette liberté contient deux éléments principaux: la non-intervention dans les activités desdifférentes organisations relig
ieuses et l’admission par l’état de l’égalité de ses associations.
Pourmieux comprendre le caractère de ces notions en France et en Russie, il faut faire
appel à l’histoire
de la c
oopération de l’état et les
religions dans ces deux pays.En France, la liberté de la conscience est liée avec la séparation des églises et de l'état, aussibien que la notion de la laïcité
13
. En 1901, en anticipant la future séparation, on a lancé la loi de lalibe
rté d’associations
14
.
En 1905, la France a adopté la loi selon laquelle la religion est séparée de
l’état
15
.
Dès ce moment, la France est devenue laïque, et cette qualité est extrêmement importantepour ce pays
16
.En Russie,
l’histoire des relations entre l’état et les religions
est différente. Au début du XXsiècle on a séparé
la religion et l’état
, mais le résultat était contraire
 –
la prohibition complète de toutesorganisations religieuses. Juste avant la désagrégation de l'Union Soviétique, le gouvernement apermis la religion par la loi de 1988, mais elle a co
ncerné presque exclusivement l’é
glise orthodoxecomme la religion principale en Russie avant la révolution
17
. En 1991, le gouvernement de laFédération de la Russie a déclaré la liberté de la foi. Il faut noter que
c’était la pé
riode dudéveloppement des «nouvelles religions» qui étaien
t souvent de l’
origine étrangère. Enfin, en 1997 legouvernement russe a adopté la nouvelle loi qui a déclare la Russie comme un pays laïc, et quigarantit le droit de manifester les religions et convictions diverses.La non-intervention dans les activités des organisations religieusesSelon la loi de 1905 la République française ne reconnait aucun culte (art.2). Cetteexpression présuppose essentiellement que :
 –
 
il n’existe pas une
religion officielle ;
 –
L
’état n’a pas le droit de s’ingérer 
dans les activités des associations religieuses.
 –
 
L’é
tat doit réprimer toutes les tentatives des personnes physiques ou moral
es de s’ingérer 
 dans les activités de ces associations
18
.
 Dans l'ensemble La législation russe garantit les mêmes droits aux associations religieuses,mais il faut noter les spécificités suivantes. Dans la loi de 1997 il est souligné que les établissementséducatifs d'état donnent la formation laïque, mais les parents ont le pouvoir de choisir pour les enfants
7
 
Le rapport de 1995 
, opt.cit.
8
Arcadii Smoline.
Fédération de sectateurs 
9
La loi de la Fédération de la Russie de 26 septembre 1997 sur la liberté de la conscience et les associations. Art.6
10
la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11
la Constitution de la Fédération de Russie de 1993.
12
la Declaration
des droits de l’homme et du citoyen
de 1789.
13
Jacques Robert.
Droits de l’homme et libertés fondamentales
, Montchrestien. p. 514.
14
La loi de 1 juillet 1901 sur les associations.
15
La loi de séparation des Églises et de l'État de 9 décembre 1905.
16
La Constitution de la Vème république de 1958, art. 1.
17
M. Shahov, A. Hrapov.
La législation d’état su 
r la religion 
. Moscou, Réma, 2009. p.27.
18
 
Jacques Robert, opt. cit. p. 515.
 
 
 3
la formation religieuse de leur choix (art. 4 et 5);
de plus, l’état
donne aux toutes les organisationsreligieuses la possibilité de manufacturer et de diffuser les produits dont la destination est religieuse(art. 17). En France, au contraire, cette activité, plutôt commerciale, est interdite aux associationscultuelles qui ne doitvent q'exercer le culte (art. 19 de la loi de 1905).L
’égalité des religions.
 La liberté de la conscience présuppose aussi que les religions sont égales. Il est soulignédans la loi française de 1905: « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucunculte » (art.2). La loi russe de 1997 dit, en son lieu, que les citoyens russes ont la liberté de choisiraucune religion et les activités de toutes les religions sont contrôlées par cette loi (art. 2 et 3).L
’inégalité se relè
ve au moment
de l’obtentio
n de la nomination officielle par les associationsreligieuses.En France il existe la hiérarchie des organisations religieuses : les associations non-déclarées les associations déclarées, les associations cultuelles et les congrégations. Lesassociations non-déclaré
es sont celles qui n’ont
aucune capacité juridique ou contrôle spécifique. Cesont les simples réunions des gens. Mais elles sont légales selon la loi de 1901 qui proclame la liberté
d’association
19
.
 Les associations déclarées peuvent obtenir ce statut
à la condition qu’ils font une déclaration
à la préfecture de département en indiquant le titre de cette organisation, son siège et l'objet; lenombre, les professions, les domiciles et les nationalités de ceux qui sont chargés
de l’administration
de cette organisation. Elles o
nt le droit d’avoir le
patrimoine propre, de recevoir les dons manuels,retirer les attributions des services rendus
et d’ester en justice, mais il
s sont soumis au contrôleadministratif
20
. Il faut souligner, tout de même, que les associations déclarées ne sont pasexclusivement religieuses.Le cas contraire
est l’association cu
ltuelle.
Ce type d’
organisation a été créé pour
l’exercic
e duculte. Elles ont le droit de recevoir « outre le produit des quêtes et collectes pour les frais du culte etdes rétributions pour les cérémonies et services religieux, des libéralités testamentaires et entrevifs »
21
.
Le statut particulier et les privilèges font cette qualification très attirante pour les sectes, maispeu d'elles l'ont. Ce titre est doté aux organisations par l
'administration et pour l’obtenir,
il faut prouverle caractère cultuel
de l’association. En cas des doutes
 
que l’organisation
mènent les activitéscommerciales,
l’administration refuse de donner cette nomination. Dans les certains cas les sec
tes ont
été convaincu de s’auto
-qualification illégale comme une association cultuelle
22
. En ce qui concerne les congrégations, elles ne sont que les religions traditionnelles, mais
selon la loi, elles n’ont aucun
privilège spécifique.En Russie il existe
deux types d’associations
: les groupes religieux et les organisationsreligieuses. Les premières ont le même statut comme les associations non-déclarées en France. ils
n’ont pas de
capacité juridique et ne sont pas contrôlés par les autorités. Les organisations religieusesont tous les droits dotés aux associations religieuses par la loi de 1997, mais il est très difficiled'obtenir ce statut.Il est nécessaire de
s’adresser aux
administrations fédérales qui décide si une organisationest en conformité avec les critères essentielles des associations religieuses susmentionnés. Toutdépende de cette décision. Les juges peuvent même interdire les associations dont les autresbranches ont admises dans les autres régions
ou au niveau de l’état.
Néanmoins, les décisions de laCour européenne des droits
de l’homme
montre que ces actions ne sont pas toujours correctes. Parexemple, elle a réfuté la légalité des décision
s contre l’interdiction
des associations des Témoins deJéhovah et de la Scientologie à Moscou.
23
 
II. La secte comme un danger potentiel à
l’individu et
à la société.
A posteori,
tout de même, les sectes et les religions ont les qualités différentes. Une des plusgrandes distinctions est les risqu
es potentielles que les sectes peuvent poser sur l’individu et la
société. Evidemment
, on doit garder la liberté de la conscience et l’
approche non-discriminatoire, maisil est particulièrement dangereux de nier ces risques qui sont les mêmes dans tous les pays. Il faut lesétudier pour trouver les moyens efficaces de leur prévention.
19
 
Le rapport de 1995 
, opt.cit
20
Ibid.
21
Ibid.
22
CE, 6 juin 1986 , Association cultuelle «Troisième Eglise du Christ scientiste de Paris ».
23
CEDH, 10 june 2010,
Case of Jehovah’s Witnesses v. R
ussia.CEDH, 05 avril 2007, Eglise de Scientologie de Moscou c. Russie
 

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