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L'Esclave Magique par S. de Guaita

L'Esclave Magique par S. de Guaita

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03/03/2014

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(S
ECTION
12)
Le Pendu
(douze)
Sacrifice volontaire - Interférences de plans.
(L'Esclavage Magique)
ל
 
C
HAPITRE
VL'ESCLAVAGE MAGIQUE
 
 
T
OURNONS
un feuillet du Livre des Arcanes. C'est une déconcertante et bizarreénigme que nous propose sa douzième clef. La légende, au bas de l'emblème,naïve et brutale, ne nous apprendra rien : LE PENDU.Mais quel étrange pendu!Sur un tertre s'élève le gibet improvisé, en forme de Thau hébraïque. Il se réduit àune traverse horizontale, que maintiennent à hauteur voulue deux supportsverticaux, fichés en terre. Ce sont de jeunes troncs d'arbre, encore munis de leur écorce et grossièrement ébranchés : six rameaux, abattus d'un coup de hache àleur naissance, forment autant de nœuds artificiels sur chaque support. En tout, celafait douze nœuds, le nombre du feuillet.A la poutre transversale, un homme, la tête en bas, et suspendu par le piedgauche. La jambe droite repliée forme la croix avec l'autre jambe. Deux sacsd'argent pendent de chaque côté, sous l'aisselle; il s'en échappe des écus. Les brasdu patient semblent liés derrière son dos, en sorte que les coudes dessinent, avec lechef renversé, un triangle la pointe en bas, triangle que la croix des jambessurmonte... Au premier coup d'œil, s'impose, l'hiéroglyphe bien connu desalchimistes
1
. Il s'encadre ainsi dans le carré que forme le gibet avec la ligne du sol :La douzième clef du Tarot nous initie aux gloires et aux misères de l'Esclavagemagique.C'est qu'il y a, en magie, deux sortes d'esclavages, le bon et le mauvais, celui del'Esprit et celui de la Matière: — l'esclavage du devoir, de l'altruisme et dudévouement; l'esclavage des passions, de l'égoïsme et de la routine.L'adepte de la haute science est ce supplicié symbolique. Retenu entre ciel etterre par les exigences de la mission qu'il s'est choisie, il reste exilé du. Ciel à causedu corps périssable qui le soumet à l'attraction physique; et ses pieds ne foulerontplus, les avenues de l'Illusion terrestre, dont les doux mirages lui sont interditsdésormais: car la disci
pline qu'il pratique a dessillé ses yeux. Il ne peut plusde bonne foi s'enivrer aux caresses de la charmeuse Maïa, siéblouissante dans l'éclat de sa parure mensongère, et si désirable aux:hommes dans l'imposture de sa souriante beauté!C'est l'adepte parfait que nous peignons lu, l'être surhumain qui,parvenu au sommet du triangle de sapience, n'a plus rien à recevoir de la terre, mais peut avoir encore beaucoup à lui donner: ce quefigurent les pièces d'argent, tombant en pluie sur le sol. Ses bras, liéspour le mal, sont encore libres pour la bienfaisance et l'amour.Si rare est le mage véritable, surtout à notre époque d'initiésspéculatifs ou incomplets et de médiums douteux, que celteinterprétation marque plutôt un idéal à poursuivre, qu'une réalité fré-
 
1 Nous pourrions, à ce propos, dire quelque chose du Grand-Œuvre; mais le chapitre vii du présent tome,Magie des transmutations, nous a paru mieux qualifié pour des notes de ce genre. La Clef de la Magie noire sefermera sur quelques données très précises (L'Alchimie proprement dite)
 
 
quente à inscrire au livre d'or des fils
 
de la Science et de la Volonté.L'esclave de la matière pullule, en revanche.Pour ce qui le touche, les détails du pentacle XII se commententd'eux-mêmes, Si nos Lecteurs sont curieux néanmoins d'undéchiffrement analytique, nous laisserons cette fois leur ingéniositésatisfaire à cet exercice, en appliquant la loi bien connue de l'analogiedes contraires. Et puis, le chapitre entier va paraphraser copieusementl'interprétation désastreuse, bien plutôt que le sens faste et glorieux del'emblème.Deux remarques semblent pourtant essentielles à mettre en valeur.
On sait que le Thau
ת
 ,
dernière lettre de l'alphabet sacré, signale toute périodeconsommée, toute opération accomplie, et aussi chaque tour successivementrévolu d'une spirale sans fin. Le Thau s'inscrit ici dans la forme de la potence quisignifie la mort et la régénération, mystiques; il marque la
 
clôture du cycleduodénaire, premier que de reparaître pour symboliser, dix lames plus loin, larévolution intégrale des XXII hiéroglyphes claviculaires du Tarot. Notez que cettefigure du Thau se retrouve, invariablement, au chiffre de clôture de tous les cyclesmineurs: elle s'esquisse dans la forme, du
chariot,
à l'arcane septénaire; dans lesupport de la
Roue de Fortune,
à l’arcane dénaire. Cela est caractéristique.Notez enfin qu'à l'examen de la carte qui nous occupe, si nous complétons lecarré, en supposant droite (et non sinueuse) la ligne du sol qui ferme le thau par labase, nous obtiendrons le symbole des quatre éléments, encadrant la figurehumaine, circonscrite dans la geôle de l'existence élémentaire.Sans revenir sur ce que nous avons notifié
au Seuil du Mystère
 2
, il semble à proposde souligner, en conséquence, que l'arcane XII concerne exclusivement l'hommedescendu dans la déchéance de la chair.En effet, lorsqu'on songe aux destinées de l'homme universel avant sa chute, oumême au sort de l'homme individuel dans les libres espaces de la vie éthérée,l'incarnation terrestre apparaît la mise en captivité préludant au plus dur esclavage.« Du haut du Ciel profond, vers le monde agité S'abaissent les regards desâmes éternelles: Elles sentent monter de la terre vers elles L'ivresse de la vie etde la volupté;Les effluves d'en bas leur dessèchent les ailes,Et, tombant de l'éther et du cercle lacté,Elles boivent, avec l'oubli du Ciel quitté,Le poison du désir, dans des coupes mortelles
3
... »La flamme vivante, descendue en voltigeant vers un mirage embaumé de fleursmerveilleuses, a roulé, brusquement captive, dans la boue: sa lumière paraît s'y
2 Pages 137 et suiv. de la 5e édition.3 Louis Ménard, Rêveries d'un païen mystique, Paris. 3e édition, page 30.Qui donc a dit que le verbe poétique répugnait la renonciation de l'austère Doctrine? Il parait impossible d'enmieux formuler l'enseignement sur ce point, en moins de mots, et plus sobrement expressifs.

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