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L'Afrique - Terre d'Investissement_Les Afriques

L'Afrique - Terre d'Investissement_Les Afriques

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Published by Olivier Lumenganeso
Le paysage du continent a significativement changé : une croissance économique forte et durable, un fort accroissement des investissements directs étrangers, une stabilité politique grandissante, et une amélioration des pratiques et de gouvernance des entreprises qui favorise un irrésistible environnement attractif aux investissements. Et ce n'est pas une surprise si certaines bonnes performances des marchés financiers s’observent en Afrique, surtout subsaharienne. Fonds en actions, obligations, hedge funds (fonds spéculatifs, alternatifs, ou de couverture), et private equity (ou capital investissement) se développent dorénavant à vitesse supérieure sur le continent africain...
Le paysage du continent a significativement changé : une croissance économique forte et durable, un fort accroissement des investissements directs étrangers, une stabilité politique grandissante, et une amélioration des pratiques et de gouvernance des entreprises qui favorise un irrésistible environnement attractif aux investissements. Et ce n'est pas une surprise si certaines bonnes performances des marchés financiers s’observent en Afrique, surtout subsaharienne. Fonds en actions, obligations, hedge funds (fonds spéculatifs, alternatifs, ou de couverture), et private equity (ou capital investissement) se développent dorénavant à vitesse supérieure sur le continent africain...

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Published by: Olivier Lumenganeso on Nov 17, 2010
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L’Afrique, terre d’investissements
 
L’Afriqu
Le paysage ddurable, un fograndissante,favorise un ir surprise si cesurtout subsa
 Olivier Lumenganeso
 
Economiste, analyste financier et stratéSpécialiste des marchés émergents
A l’égard de l’Afrique, les clichés sterre durablement pauvre
(près de
ravagée par la guerre, les maladies,n’est pas sans rapport avec la réalMais il ignore les bouleversementsles opportunités. Ainsi, le continentd’actifs, puisqu’il n’attire que 5% de4% du produit intérieur brut (PIB)commerce mondial des marchandisPourtant, depuis le début du millénain’est plus ce concentré de tous leseldorado pour le business. Un contiaccomplissements essentiels. Car premières, mais aussi d’énergies r éduqué, et dynamique. Il est vrai qumédian de 17 ans), l'émergencemilliards de dollars en 2008
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), une gpotentiel quasi inépuisable d'énergi40% du potentiel hydroélectriquegisement de pétrole, d'immenses r opportunités pour les investisseurs.moyenne depuis près de 10 ans, ququi devrait repartir dès cette annééconomies africaines subsahariennétrangers (IDE), des transferts de f un ralentissement du taux de croiss(publique et privée) a vu son tauxL'investissement brut a aussi vu saannuelle du PIB réel a ralenti à 2.1revenus, et -1.8% pour les pays
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Selon la Banque Mondiale, une nouvAfrique. Elle compte aujourd’hui une viqu’elles seront environ 43 millions. Pluleurs revenus augmentent ainsi substaplus, un niveau au dessus duquel ilsdépenses que l’alimentation.
 
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L’Afrique compte pour certains métau(40%). Au même moment, sa part dansbauxite, 25% pour l’or, 20% pour l’uraréserves utilisables d’uranium, 12 % de
e, Terre d’Investissements
continent a significativement changé : une croissanrt accroissement des investissements directs étranger et une amélioration des pratiques et de gouvernanrésistible environnement attractif aux investissementtaines bonnes performances des marchés financiersarienne.
iste global
ont nombreux et perdurent. Le continent est souven
45% de la population du continent vit avec moins
la famine, politiquement instable, et à l’écart de la mité d’une Afrique qui émerge péniblement de plusieà l’œuvre dans la région dont peu encore saisisse ademeure une zone d’investissement injustement oubliflux de capitaux destinés aux pays en développemeondial, 3% des exportations mondiales des services, et 1% des flux mondiaux des capitaux.ire, les fondamentaux du continent semblent fortemenmalheurs du monde mais bien un continent en mouvent avec certes des défis majeurs, mais aussi d’énor l’Afrique est riche. Un véritable trésor, fait non snouvelables, d’eau, de ressources agricoles, et d’u'avec près d'un milliard d'habitants (15% de la popula'une véritable classe moyenne (avec un pouvoir d’rande concentration (60%) des terres arables disponies renouvelables (9 % des ressources renouvelableondial), une richesse du sous-sol avec près de 10serves de gaz et autres matières premières
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, l'AfriA cela, il faut rajouter une croissance économique robi s'est maintenue à près de 2.6 % dans la récente ré. Comme partout ailleurs, en effet, 2009 a été unees. La baisse des exportations de la région, desnds des travailleurs à partir de l’étranger, et de l’aidance de la demande domestique réelle. La consommde croissance ralentir, de 6.75% sur la période 200roissance ralentir de 10% à 6% au cours de la même(3.9% pour les pays exportateurs de pétrole, 4.3%revenus moyens). Légèrement plus faible, ce tau
lle classe moyenne jouissant d’une “petite prospérité”, estgtaine de millions de personnes, contre 12.8 millions en 2s encore, de plus en plus d’africains ont aujourd’hui accèntiellement. En 2008, environ 85 millions de ménages onommencent à consacrer plus de la moitié de leurs revex à savoir : platine (89%), Chrome (81%), Manganèse (6la production mondiale est estimée par exemple à 50% ponium, 6 à 8% des réserves mondiales de charbon et deréserves mondiales de pétrole, et 8% des réserves de gaz
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ce économique forte ets, une stabilité politiquece des entreprises quis. Et ce n'est pas unes’observent en Afrique,
t présenté comme une
de 1 dollar par jour)
,ndialisation. Ce regardrs décennies perdues. jourd’hui la mesure, niiée dans les allocationsnt, et ne contribue qu’às commerciaux, 2% dus’améliorer et l’Afriqueement, voire un nouveles opportunités et deseulement de matièrescapital humain jeune,ion mondiale et un âgeachat de près de 860bles dans le monde, uns mondiales en eau etmilliards de barils deue dispose d'énormesuste de près de 5 % enc
 
ession mondiale, maisannée difficile pour lesinvestissement directsinternationale a causéation domestique totale4-2008 à 5% en 2009.période. La croissancepour les pays à faiblesx reste tout de même
en train de voir le jour en000. En 2030, elle estimes à des emplois urbains,t gagné 5’000 dollars ounus à d’autres postes de%), bauxite (30%) et l’or r le diamant, 15% pour lacuivre, près de 20% des.
 
 
L’Afrique, terre d’investissements
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supérieur à celui des pays de la zone euro (-4.9% de croissance l’année dernière). Pour 2010 (2011), lesprévisions du FMI indiquent une amélioration de la croissance avec des taux attendus à 5% (5.5 %,respectivement), faisant ainsi du continent la troisième zone de croissance au monde après l’Asie émergente, etle Moyen Orient. Le PIB africain par tête d’habitant s’accroît lui aussi à un rythme soutenu de près de 3% enmoyenne entre 1995 et 2008 (un taux identique à celui de l’Amérique latine contre 8% en Asie du Sud Est, sur lamême période).L’instabilité politique et les conflits civils violents ont été le lot des pays africains, depuis les indépendances de1960. Et les choix politiques y ont aussi joué un rôle non négligeable. En effet, la plupart des gouvernementsafricains de postindépendance ont choisi des systèmes politiques de partis uniques, nationalistes, souventmilitaires. Cependant, plusieurs pays ont depuis 20 ans arrêté leur structure unilatéralistes pour adopter dessystèmes plutôt multipartistes. Certes, certaines zones demeurent encore instables, mais la paix, bien queparfois fragile, est bien là. La démocratie, naissante aussi mais active, a conduit à l’élection d’une nouvelle élitequi met, tant bien que mal, en place des réformes institutionnelles importantes. Ainsi, depuis 1990, 42 des 48pays en Afrique subsaharienne ont tenu des élections pluripartites et de plus en plus d’africains ont aujourd'hui ledroit de choisir leurs leaders aux urnes. En 2010-2011, une dizaine de scrutins présidentiels sont programmés enAfrique sub-saharienne, au Burkina, Niger, Nigeria, en République démocratique du Congo mais aussi enGuinée, à Madagascar, et en Côte d'Ivoire, trois pays enfoncés dans de graves crises et où les élections ont étémaintes fois reportées. Ainsi, malgré des difficultés certaines et multiples, les élections sont devenues restent laformule la plus acceptable pour désigner des responsables politiques du continent dans la légalité.L’Afrique est donc en marche: elle a atteint un stade auquel elle peut espérer sortir de la longue période destagnation économique. Les dix dernières années ont, en effet, été marquées par la reprise de la croissance etl'amélioration de la gouvernance dans nombreux États africains, qui semblent dorénavant mieux placés pour saisir les opportunités offertes par une économie mondiale en rapide évolution. Certes, l’embellie de l’économiemondiale et le boom des matières premières ont joué un rôle primordial dans cette nouvelle dynamiqueéconomique. Mais pas seulement. Comme souligné précédemment, de vrais changements structurels ont étéconsentis avec l’aide des organisations internationales. Certains pays ont su, par exemple, réinvestir la mannefinancière des matières premières pour diversifier davantage leurs économies, évitant ainsi de dépendreuniquement des exportations. Plus intéressant encore, la décomposition de la croissance économique ducontinent montre que la part de la demande domestique
 
n’a cessé de prendre de l’ampleur, passant à près de150% du taux de croissance enregistré en 2007, alors même qu’elle ne pesait même pas plus de 20%(principalement les dépenses gouvernementales) en 2000. La consommation privée compte désormais pour prèsde 60% de la croissance économique contre une contribution négative à la fin des années 1990s. La formationbrute de capital fixe n’a contribué, elle, que pour moins de 25% à la croissance économique, une taille bien faiblepar rapport à l’Asie du Sud Est, par exemple. Une analyse plus détaillée de la distribution sectorielle de lacroissance économique du continent, dans la période 2002 à 2007, montre que les matières premières ontcontribué pour 24% de la croissance du PIB. Ajoutés aux 12% de l’agriculture, la contribution des ressourcesnaturelles à la croissance du PIB s’élève alors à 36%. Le reste provient des secteurs comme les dépensestotales gouvernementales
 
(14%), les transports et télécommunications (10%), le secteur manufacturier (9%), lesecteur financier (6%), le secteur des affaires (5%), l’immobilier (5%), le tourisme (2%).Symbole des fondamentaux et perspectives économiques solides retrouvés, l'éclosion de nombreuses boursesde valeurs mobilières africaines, preuve la plus éclatante des efforts du continent pour devenir un participant àpart entière dans l'économie mondiale. Et bien que la plupart des marchés financiers de la région soient encorepetits, ils ne cessent de croître. En fait, une vingtaine de bourses ont vu le jour en Afrique, au cours des deuxdernières décennies. La moitié des 54 pays africains possède une place boursière. Dans un effort de promouvoir la coopération régionale, les marchés financiers africains ont établi depuis 1993 une association regroupant 29bourses appartenant à 26 pays
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. Le nombre de sociétés inscrites dans les différents marchés boursiers est passéde 1'786 en 2005 à 2’110 aujourd’hui. La plupart des bourses de l'Afrique sont petites, comparées à celles dansles pays en voie de développement. L’Afrique du Sud possède près de la moitié des sociétés inscrites, suivie par l’Egypte (18%), et le Nigéria (10%). Le nombre moyen des titres inscrits est de 68.
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African Securities Exchange Association (ASEA: www.africansea.org).
 
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La capitalisation boursière est passée deprès de 250 milliards de dollar en 2002 à526 milliards fin 2007. Johannesburg est laplace financière la plus capitalisée ducontinent avec 805 milliards de dollars en2009, suivi par Le Caire (91 milliards),Casablanca (65 milliards), et Lagos (33milliards). En pourcentage du PIB, celareprésente 290% pour l’Afrique du Sud,71% pour le Maroc, 54% pour l’Ile Maurice,près de 50% pour l’Egypte. Seuls 7marchés bénéficient d’une réelle activité entermes de volume d’échanges (enpourcentage de la capitalisation boursière) :Afrique du Sud (171%), l’Egypte (113%), leNigéria (63%), le Maroc (54%), la Tunisie (25%) le Kenya (11%), et l’île Maurice (10%).Bien qu’encore immatures dans certains pays,les bourses financières africaines ont enregistrédes performances particulièrement saisissantes,avec une rentabilité moyenne composé de prèsde 11%, durant les dernières années. Sur lamême période, les marchés émergents, dansl’ensemble, ont surperformé avec près de11.5% de rentabilité. Rien qu’au premier trimestre de 2010, le Ghana a rapporté 32.5%, leNigéria 19%, le Kenya 18.3%, l’Afrique frontière14.5%. Historiquement, certains marchésafricains ont un meilleur rendement ajusté durisque (2.14) que ceux des pays industrialisés(1.18), du monde (1.27), voire de l’ensemble desmarchés émergents (2.00). Les betas sont aussitrès faibles sur la même période (0.19, enmoyenne), à l’exception de l’Afrique du Sud(0.91) et la Namibie (0.65) qui sont plus prochesdes marchés développés (hors ces deux pays, lebeta moyen est de 0.06). Aussi, les marchésafricains sont globalement peu corrélés, entreeux (à l’exception de l’Afrique du Sud et de la Namibie), aux marchés émergents, et surtout aux marchésdéveloppés. Cette faible corrélation des bourses africaines avec celles des économies développées offre, par ailleurs, des vraies opportunités de diversification dans un portefeuille d’actions globales.Cependant, l'Afrique n'apparaît toujours pas complètement sur l'écran radar des investisseurs internationaux,sauf pour les plus téméraires qui repoussent les frontières, à la recherche de la prochaine génération de paysémergents. Mais les choses changent. En effet, le rendement et la performance des actions des sociétés cotéessur les bourses africaines, l’évolution à la hausse des prix des matières premières, le rapide retour sur investissement, des fondamentaux macrofinanciers favorables et l’amélioration du climat des affaires incitenttoujours plus d’investisseurs internationaux à prendre des positions sur ce continent. Par exemple, lesinvestisseurs en actions émergentes se découvrent eux aussi un vif intérêt pour l’Afrique: les fondsd’investissements globaux y déploient jusqu’à 10% de leur portefeuille. Par ailleurs, l’éclosion de nombreux fondsde placement et d’investissement dédiés à l’Afrique en témoigne.

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