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question

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question et consigne , quelle différence?
question et consigne , quelle différence?

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Published by: Elyacoubi Abdelmalek on Aug 02, 2008
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11/08/2012

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Le questionnement comme stratégie d'enseignement et d'apprentissage
Louise LangevinArticle paru dans
Pédagogie collégiale
 vol.4, no 1, p.12-13, septembre 1990.
 
En tant que professeur consciencieux, vous demandez sans doute régulièrement à vos élèves s'ils ontcompris votre exposé et s'ils ont des questions à poser. Puis vous tentez de répondre le plus clairementpossible aux quelques questions formulées et vous déduisez que l'absence de questions signifie quel'ensemble du groupe a saisi la matière et que plusieurs, ayant perdu toute curiosité, ne posent aucunequestion par désintérêt plus que parce qu'ils ont tout compris. Mais vous vous dites qu'on ne peut«réchapper» tout le monde, et que la matière doit être vue dans son entier d'ici à la fin de la session. Etvous passez au point suivant...Ces réflexions me sont venues à la suite de la lecture du septième postulat présenté par Michel St-Onge dans
Pédagogie collégiale
, où la preuve est faite qu'il est faux de prétendre que
les élèves sontassez sûrs d'eux-mêmes pour le dire lorsqu'ils ne comprennent pas
. Je me suis rappelée monécole secondaire où je ne comprenais tellement pas les mathématiques que je n'avais aucune question,mais vraiment aucune ! Et j'ai revu les visages neutres de plusieurs de mes élèves qui, non plus, «n'ontpas de questions». Ont-ils tout compris ? Il est évident que ce n'est pas en le leur demandant que je vaisle savoir !Actuellement, j'expérimente la méthode du
 Learning to Learn
(LTL) dont le questionnementconstitue le principe de base à partir duquel il est possible de rendre l'élève actif intellectuellement et dedévelopper ce que les Américains appellent les «critical thinking skills», c'est-à-dire les habiletés depensée critique. Le LTL enseigne aux élèves à aborder toute la matière qu'ils doivent noter lors desexposés ou lire dans les manuels comme une série de réponses à des questions. Le truc consiste àretrouver ces questions pour retrouver la structure de fond de l'exposé ou du texte afin d'en saisir lalogique et d'en retenir les points importants.Dans son article de février 1990, Michel St-Onge écrit: «L'introduction de son propre questionnementdans ses exposés est un premier élément pour éveiller la curiosité. Un deuxième est d'amenerprogressivement les élèves à formuler leurs questions afin qu'ils découvrent que les cours servent àrépondre à des questions qu'ils se posent»1. En conclusion il note: «Donner aux élèves la possibilité deposer des questions ne suffit pas à assurer leur engagement dans l'apprentissage. Pour ce faire, ilsdoivent percevoir que leur activité est responsable du progrès qu'ils peuvent vérifier»2. Ici deux
 
problèmes se posent: comment amener les élèves à questionner ? Et comment valoriser cequestionnement en le mettant en lien avec l'apprentissage ? La méthode du LTL fait clairement ladémonstration des solutions possibles à ces problèmes grâce à la formation donnée aux élèves (s'ils fontle transfert de cet apprentissage), mais dans le cas de ceux qui ne la reçoivent pas, c'est au professeurde le leur apprendre.
Le questionnement comme activité d'apprentissage
Il est possible d'intégrer le questionnement systématique à l'intérieur des cours, entre deux séquencesdistinctes. A la suite d'un bloc de 3 ou de 6 heures d'enseignement, quand un objectif du cours a étécouvert par quelques exposés magistraux et des notes de cours prises en classe ou photocopiées, il fautprévoir une période de cours pour faire la révision au moyen du questionnement. Les élèves peuventtravailler seul ou à deux ou trois, avec pour consigne de revoir la matière présentée en imaginant qu'ilssont le professeur et doivent préparer un examen. A mesure qu'ils avancent dans la lecture des notes,ils doivent écrire des questions dans la marge, le plus de questions possibles avec les formulations lesplus diverses. Après trente minutes de travail par exemple, on peut leur demander de formuler quelquesquestions à développement qui couvrent de grandes parties de la matière. Ensuite on fait l'échange desquestions avec toute la classe afin que chacun complète sa liste. Enfin on annonce que ces questionsserviront certainement au prochain examen...et qu'ils viennent de faire une magnifique révision de leursnotes ! S'il reste du temps, on peut demander de trouver les réponses sous forme de mots clés...maislimitons-nous aux questions, c'est déjà beaucoup.
Avantages du questionnement systématique
 Quels avantages peut présenter une telle façon de procéder? Le fait de poser des questions sur lesnotes de cours oblige l'élève à relire ces notes, à comprendre minimalement (sinon, impossible d'avoirune question), à déceler les parties de la matière qui ne sont pas claires ou qui manquent, à découper lamatière en petites parties et, grâce aux questions à développement, à refaire la structure logique del'exposé (qui n'est pas évident pour beaucoup d'élèves !). Le questionnement à deux développe lacoopération entre élèves, et la mise en commun en classe bonifie l'ambiance car tous se retrouvent dansun objectif commun. Fondamentalement, le questionnement éveille l'intérêt de l'élève et active sesfacultés de raisonnement, puisqu'il établit forcément des liens entre des parties de la matière. De plus,le questionnement lui fait toucher du doigt les points qu'il connaît et ceux qu'il n'a pas compris et l'amènepar la suite à chercher des réponses à ses questions.
Difficultés à prévoir
 
 
La première difficulté va consister à se faire à l'idée que ce n'est pas seulement le contenu qui importedans la matière enseignée mais aussi et surtout la compréhension que les élèves peuvent en avoir et leshabiletés qu'ils peuvent développer à travers le cours. Car, il faut voir les choses en face: très vite, lecontenu sera oublié en grande partie et il ne restera que des dispositions, des attitudes et quelquesconnaissances. Pourquoi se leurrer et mettre toute l'importance sur le contenu à «passer»? De bonneshabitudes intellectuelles et une curiosité en éveil vont demeurer (si on les a suscitées !), alors que laplus grande partie des contenus sera évaporée dans les limbes de l'oubli. Dans cette perspective, lepremier défi du professeur consiste à épurer la matière des connaissances secondaires pour mettrel'accent sur la compréhension des dimensions vraiment importantes.La deuxième difficulté réside chez l'élève qui ne sait pas très bien comment formuler des questions oubien qui va toujours formuler le même niveau de question (de type définition). C'est au professeur à luiapprendre les divers niveaux de questions qui correspondent en gros aux niveaux cognitifs de lataxonomie de Bloom. Questions d'information: connaissances, descriptions, liste de, reconnaître.Questions de compréhension: discriminer, retrouver l'idée principale, résumer, dire dans ses mots,distinguer. Questions de réflexion (analyse, généralisation): comparer, analyser, relier entre eux,interpréter, expliquer, organiser, déduire, établir les relations, tirer des conclusions. Questionsd'évaluation: porter un jugement, critiquer, prendre une décision, argumenter. Questions divergentes(créativité: redéfinition, voir d'une autre façon, trouver le plus grand nombre d'idées possibles, faire deshypothèses.3La troisième difficulté provient de l'incompréhension par l'élève du rôle des questions. Il s'agit alorspour le professeur de faire la preuve de l'efficacité de cette méthode en utilisant certaines questions lorsde l'examen suivant ou encore de garder la dernière heure du cours pour les élèves qui n'ont pascompris certaines questions ou certaines réponses. C'est une façon de procéder qui, bien que ne seréclamant pas de la pédagogie de la maîtrise, entraîne cependant une plus grande maîtrise de la matière!
Conclusion
Quand donc serons-nous convaincus de l'importance primordiale des structures mentales et desattitudes de nos élèves pour leur succès scolaire ? Sans abandonner le contenu, il faut cependantapprendre à le relativiser; souvenons-nous de tout ce qu'on a oublié ...et de ce qui est resté. Il en estresté juste assez pour pouvoir se poser des questions et c'est ce qui importe. Montrons donc à nos

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