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Cours Droit des sociétés, Licence AES

Cours Droit des sociétés, Licence AES

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06/26/2013

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 Droit des Sociétés L3 AES
Page | 1
 A.Closse
Droit des sociétés
 Examen : 3 heures, rédiger une dissertation ou un cas pratique ou un commentaire d'arrêt 
Bibliographie :
 
Code civil, articles 1832 et suivants
 
code de commerce
 
Chaput, Droit des sociétés : règles universitaires de France, collection droitfondamental
 
Cozian et Viandier, Droit des sociétés, édition Liteck 
 
Chartier, Droit des affaires : les sociétés, presse universitaire de france dans lacollection tennis
 
Le Cannu, Droit des sociétés, collection domat mon chrétien
 
Vidal, Droit des sociétés, édition LGDJ
 
dictionnaire jolie société
 
dictionnaire permanent des sociétés
 
 juris classeur société
 
lami société
 
répertoire Dalloz société
 
bulletin jolie
 
revue droit des sociétés
 
revue des sociétés
 
cahier bleu Dalloz
 
Lami droit des affaires
 
revue trimestrielle de droit commercial
 
 Droit des Sociétés L3 AES
Page | 2
 A.Closse
Introduction
Il existe deux types de sujet de droit, deux types de personne dotées d'une personnalité juridique (aptitude de droit et d'obligations et doté d'un patrimoine). Il y a les personnesphysiques et les personnes morales (les groupements dotés de la personnalité juridique). Cesont des groupements considérés comme des sujets de droit à part entière, sujets autonomesdistincts des membres qui les composent.Ce cours est consacré à l'étude d'un type de personne morale : la société. En France, onrecense environ deux millions et demi de sociétés. Il y a plus d'un million de sociétés civiles(sociétés immobilières de gestion, sociétés civiles professionnelles...), il y a près d'un millionde SARL (environ 10 % du total des sociétés), et des petites sociétés.
I-
 
Définition de la société
La définition est donnée par le législateur àl'article 1832 alinéa 1er du code civilque disposeque «la société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contratd'affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéficeou de profiter de l'économie qui pourra en résulter». L'alinéa 2 dispose : « elle peut êtreinstituée dans les cas prévus par la loi par l'acte de volonté d'une seule personne ». L'alinéa 3précise : «les associés s'engagent à contribuer aux pertes».Il existe deux types de sociétés. Les sociétés pluripersonnelles et les sociétés unipersonnelles.Historiquement la société a été pluripersonnelle. Aujourd'hui la société pluripersonnelle restele modèle de droit commun et c'est la forme la plus fréquente de société. Ce n'estqu'exceptionnellement, dans les cas prévus par la loi que la société peut être unipersonnelle.C'est laloi du 11 juillet 1985qui a institué l'EURL. Aujourd'hui la SAS peut aussi être unesociété unipersonnelle, on parle alors de la société par action simplifié unipersonnelle (SASU)depuisla loi du 12 juillet 1988.Leséléments caractéristiquesde la société sont desapports, la mise en commun et la participation au résultat (bénéfices et pertes). Seulement, l'une des caractéristiques essentiellede la société n'est pas formellement exigée parl'article 1832 du code civil, c'est ce qu'onappellel'affectio societatis, c'est l'intention de s'associer. Le code n'y fait pas expressémentréférence mais il ne fait aucun doute qu'en l'absence d'affectio societatis il n'y a pas de société.Ces éléments permettent de distinguer ce type de contrat des autres notions voisines.Ces éléments permettent de distinguer la société de l'association. L'association est bien ungroupement institué parla loi du 1er juillet 1901mais c'est un groupement à but non lucratif.L'article 1er de la loi du 1er juillet 1901 défini l'association comme une convention parlaquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d'une façon permanente leursconnaissances ou leur activité dans un but autre que de partager les bénéfices. En réalité il estdifficile de distinguer l'association de la société. Les associations peuvent en toute légalitéréaliser des opérations lucratives. Seulement, ces opérations n'ont pas la nature d'acte decommerce. On considère qu'elles sont liées à la mission de l'association et il s'agit d'opérationsaccessoires à l'activité de l'association. La distinction associations
 – 
sociétés n'est pas facilitépar le fait que l'association dispose d'un budget qu'elle doit gérer comme une société, unbudget qui peut présenter un excédant comme la société mais les excédants accumulés ne sont
 
 Droit des Sociétés L3 AES
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 A.Closse
pas distribuables aux sociétaires et ils seront attribués à une association suivant un butanalogue le cas échéant. Certaines associations entrent aussi en concurrence avec des sociétés.Une clinique, un club de sport ou même une maison de retraite peuvent être exploités aussibien par une société que par une association. Cela pose un certain nombre de problèmes. On
 peut se demander s’il ne faut pas leur reconnaît
re la qualité de commerçant, on peut sedemander s'il ne faudrait pas les assujettir aux impôts. Pour la jurisprudence une associationpeut légitimement accomplir des actes de commerces sans devenir commerçant, uneassociation ne peut pas invoquer la qualité de commerçant et une association ne peut pasdemander son immatriculation au registre de commerce et des sociétés. En ce qui concerne lesimpôts commerciaux, l'association y échappe lorsque deux conditions cumulatives sontréunies : sa gestion doit être désintéressée et elle ne doit pas concurrencer un secteurcommercial.L'affectio societatis permet également de distinguer le contrat société et le contrat de travailou le contrat de prêt.
Si un employé est rémunéré par des apports en bénéfices, on peut qualifier ce contrat de société mais aussi de travail
. L'affectio societatis impliquenécessairement l'égalité entre les associés. En conséquence cela exclut toute subordination.Lorsque la subordination est caractérisée, il est nécessairement qualifié de contrat de travail et
s’il
n'y en a pas c'est un contrat de société. Autre exemple :
un banquier consent une avance àl'un de ses clients et en conte partie il reçoit une quote part des bénéfices.
On peut sedemander s'il s'agit d'un contrat de prêt ou d'un contrat de société ? Là encore c'est l'affectiosocietatis qui permet de répondre. Si le banquier se contente d'éclairer son client, s'il demandeun contrôle des collaborateurs de la société, on ne peut pas parler de société. En revanche, lasituation est différente si les juges constatent un droit d'intervention dans la vie de l'entreprise.Si le banquier s'immisce dans les affaires de la société en donnant des directives il pourra yavoir requalification.Enfin, il est possible de confondre l'indivision conventionnelle et la société. L'indivisionconventionnelle est celle qui fait l'objet d'une convention dans laquelle les règles del'indivision seront précisées. L'indivision est perçue comme un régime temporaire, ça permetd'attendre la répartition des biens. Mais en réalité l'indivision peut durer longtemps commeune société. L'indivision conventionnelle peut comporter la volonté des indivisaires departiciper à une entreprise commune. Compte tenu de ces éléments il peut y avoir aussi unedifficulté pour distinguer l'indivision conventionnelle et la société.
II-
 
Les intérêts du recours à la forme sociétale
Pourquoi créer une société ? La décision de créer une société peut être motivée par une ouplusieurs raisons qui peuvent se cumuler.
1-
 
Des intérêts financiers
Pour un entrepreneur cela permet de lever des fonds, augmenter sa surface financière pourcréer son entreprise. Ils vont s'associer et apporter à la société des biens, de l'argent quiconstitueront le capital social. C'est vrai pour les petites et les grandes entreprises. La sociétépermet de trouver ces capitaux de façon pratique. Les grandes entreprises peuvent avoirrecours à une société par action (société anonyme) pour lancer un appel public à l'épargne,pour obtenir des fonds. L'entreprise peut aussi inviter les actionnaires existant ou même lestiers à souscrire à une augmentation de capital ou solliciter les épargnants pour qu'ils luiprêtent de l'argent dans le cadre d'un emprunt obligataire contre un intérêt versé.L'autre intérêt financier concerne les sociétés par action. Cette forme permet d'assurer

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